‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 108 sur 181 · nfi · texte numérisé non relu

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1 En moïi tri-ïe et rioux chant, D'un tujï fort lamenfalile.

Jr; jette ini deuil tranchant De perle Incomparable - Et f [) soupira euUan^'i Pasf^e mes meil leurs nns.

^ Fut-U ntr tel nïalheur De dure destinée^ >'y si triste dctuknr De dEunc fortunée.

Qui maiï t^œur et mon tpil Voit eu Uiere cl cerf'UeiL

5 Qui, eu mou âcmn printemps Et flt^ur de ma jeune^^f^e, Touie*i l(*iî peines sens D'une e\tr^'me tristff^^î*», Kl eu rien n'ay plaisir Uu en rejirel et désir*

4 Ce qai m'estoit plaisant Ores m^est peine dure, Le joar le plus luisant BTest nuit noire et obscure.

Et n'ai rien al exquU

Qui de moy soit requis.

5 J'ay au cueur et i Toeil Ung portrait et image Qui figure mon deinl En mon pasie visage, De viollettes taiqct,

Qui est Tamoureux teinct.

6 Pour mon mal estranger Je ne m*arreatfi en plaoe ; Mais j'ay e« beau changer Si ma douleur j*efface, Car mon pis et mon miewi Sont les plus déserts lieux.

7 Si en quelque séjour, Soit en bois ou en pré«t Soit sur Taube du jour On soit sur la vespréet Sans cesse n^pq cmur mW Le regret d'an 4l>»eK|t.

8 Si par fpis vers pes Mw^ Viens à dresser m<i ¥epe, Le doux traict de sqs yeux Je vois en une nue \ Soudain je vois en Peau Comme dans un tombeau.

9 Si je suis en repos, Sommeillant sur ma couche, J'oy qu'il me tient propos, Je le sens qdll me ttouclfc.

fin labeur, en recoy, Tousjours est près de moy.

10 Je ne vois autre objet, Po«r beaa qnll te présente, A qui que soit subjet, Oncqoes mon cœur eonswie, Exempt de perfection,

A oette affection.

11 Mets, chanson, ici fin, A si triste complainte Dont sera le refrain :

Amour vraie et non feinte Pouf la séparation N*dura diminution.

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