‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 123 sur 181 · DE VIVE LE ROY · texte numérisé non relu

DE VIVE LE ROY

Vive le roy, le conseil et la reyne (Catherine), Vive le bon cardinal de Lorraine, Vive Hugonis, Marcel et ses suppôts ; Vive Calvin, pourveu qu'ayons repos.

Vive le roy, le conseil et la reyne, Vive le bon cardinal de Lorraine.

COMPLAINCTE

. DE MADAMB LÀ PEINGBSSE DB CONDÉ

CONTRB LE» HUGUENOTS.

Sut U chant du Soldat de Poitiers.

1 Dames, dames, je vous prie à mains jointes Avecques moy de plorer mes complainctes, Car les regrets que j'ay dedans mon cœur Me causeront toute ma vie douleur.

S Tout mon attente est maintenant perdue ; Hélas ! faut-il que je perde la veue D*un que du tout mon cœur a tant aymé ! Et maintenant les vers Pont consommé.

S Las ! j^ai perdu la vrai fleur de noblesse ; Jamais mon cœur de larmoyer ne cesse , Car j*ai perdu la veue de mon seigneur Qui me portoit amitié et honneur.

4 O fanlce mort, cruelle et redoutable, Tu as frappé mon seigneur amiable ; De ton faux dard qui est tant venimeux A mis à mort le prince valeureux.

5 O Admirai, c*est à toy que je crie ; Par trop te croire il a perdu la vie, Et au besoing tu Tas abandonné :

Tousjonrs , sans cesse, tu en seras blâmé.

6 Toy, Dandelot, tu faisob bonne mine , Tu luy disoys : Nous mettrons en ruine Tous ces papaux qui nous font tant de maux ; Gomme les autres tu as gaigné le hault.

7 Monfgommery, trop tost tu prins la fuite. Tu Tas fort mal secondé de ta suitte.

Las! ce n*est pas ce qu'il a faict pour toy. De te sauver quand tu tuas le roy.

8 Rochefoucault, tu Ten fuis grand erre ; Pour te venger passa en Angleterre, Pensant en France ammener les Anglois.

Leur promettant des villes à leurs choix.

9 Casaques blanches qui faites la piaffe , Après sa mort faites une épitaphe :

Que tous les frères ont très mal seconde! Mon vray époux le prince de Gondé.

10 Dieu permettra que j'aurai la vengeance De ces méchans qui ruinent la France.

Las ! ilz sont causes de mon très grand malheur, Et que mon corps consommera en pleurs.

il Or le grand vice de ceste loi nouvelle Contre son roy Tavoit mis en querelle , Luy promettant fousjours le maintenir, Mais à la charge vous prinste à fùyr.

12 Et vous, ministres, avec vos faces pâles, Vous estes cause de malheurs et diffames. Vous luy disiez : Monseigneur, sans esmoy Nous mourrons tous , ou nous vous ferons roy.

13 Monseigneur frère, monsieur de Longueville, Prenez pitié de toute sa famille ;

Priez le roy qu'il nous pardonne à tous, Et fléchirons devant luy les genoux.

14 Las! je conclus que tousjours nos ancêtres Ont recogneu le roy pour leur vray maitre ; Ceux qui seront au contraire obstinez Seront vaincus et du tout ruinez.

15 Je feray fin à mes pleurs lamentables, Criant à Dieu miséricorde et grâce, Donnant au roy la force et la vertu

De vaincre ceux qui Tont tant mesconnu,

CHANSON

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