‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 138 sur 181 · COMPOSÉE PAR UN SEIGNEUR QUI SSTOIT AU SIEGE ST PRIN9B D*ICSLLE · texte numérisé non relu

COMPOSÉE PAR UN SEIGNEUR QUI SSTOIT AU SIEGE ST PRIN9B D*ICSLLE

Et se chante sur le chant de la Ligne.

i Rendez-vous, rendez, messieurs de La Mure, Ne nous faictes plus coucher sur la dure, Sans estre si endurcis, Rendez- vous tous aux mercis De notre prince très doux.

Qui vous pardonnera tous.

2 Pauvres incensez, vous faictes la guerre A celuy qui tient le frein du lonnère, Et puis sans foy et sans loy Vous irritez vostre Roy.

Si vous ne vous avisez, Vous serez tous massacrez.

5 Desja vous voyez (ô pauvre canaille) Nos soldats logez sur vostre muraille.

Fayies fuir le? corbeaux, Ils feront de vous morceaux ; Après que serez morts.

Ils se paislront de vos corps,

4 Vos murs, vos rampars et voz forteresses, Ne nous garderont de faire des bresches,

Et cognoisU'cz à l'assaut La valeur ue Livaraut; Sacremor et ses soldats Forceront tous voz remparts.

5 f.a noblesse aussi ira de furie.

Pour mieux soustenir nostre infanterie, Monsieur de Tavanes, prompt, Sautera dans l'esperon.

Et redoublant son elFoit, Mettra voz soldats à mort.

6 Alors vous verrez grands sacrifices,

Puis en descendant aux champs Platoniques

Vous sentirez le tourment,

Du vautour, du chien gourmand,

Vous sentirez les douleurs

Des infernales fureurs.

— 39ft —

7 Asprcmont, premier sortez de la ville, Vous qui commandez, venez à la file,

Lesdiguières vous promet Blorges, Blascon, Gouvernet, De bientost vous secourir :

Mais BOUS le ferons mentir.

8 N'ayez plus recours à la citadelle, Mais vous résolvez de sortir dHcelle.

Dix huit doubles canons Vous battront vos espérons, Et de quatre cents pionniers Nous ferons de banx (etTiers.

9 N'espérez jamais que Thiver nous chasse; Nous sommes armez contre la glace,

Nous avons de bons manteaux Qui s'opposeront aux eaux :

La mort plustot vous viendra, Que i'hivert ne nous prendra.

10 Car le Dieu du ciel qui nous donne force Mettra dans noz cœurs une vive amorce.

Il nous encouragera, Et de vous nous gardera, Et par nos glaives tranchaus Il vaincra tous les meschants.

il Sus donc, 6 soldats, ne craignez la peine. N'abandonnez pas nostre duc du Maine, Suivez toujours valeureux Mandelot le généreux, Qui serviteur de son roy, Combat pour la sainte foy.

12 Montrez-vous François remplis d'hardiesse, Prenez vos harnois et fendez la presse. Terrassons tous ces mutins Qui sont charg<^â de butins Du paysan viilager, Qui sont allé forrager.

15 Teignons dans leur sang nos armes tranchantes Et coupons le fil de vies meschantes Dont ils ont le corps remplis, Et chassons tous leurs esprits Dans les enfers ténébreux, Dont rhuys est ouvert pour eux.

14 Et puis nous serons nobles par les armes : Prisez d'un chacun, carressez des dames, ' Un chacun nous bénira, Et nous bénissant dira :

Voilà ce fier bataillant Qui s'est montré fort vaillant.

LES VAILLiNTISES

RT CHEVALEURErx FAICTS D'aRMES fVI FAIT MONSISUR LE DUC AU PAYS DE FLAWDRBi.

Sur U chant de Sommière.

1 Noble François, prince illustre de France , Vaillant guerrier sur tous, ton excellence Nous promet, jà par tes faicts valeureux, • Que tu seras un jour un duc heureux.

Tu as le cœur rempli de hardiesse.

Pour désormais faire mainte proesae.

a Ce noble duc, Flamans jà le redoutent, N'y a celuy qui n'en soit en grand doute, L'un à Pautre, disans comme paoureux :

Voicy un duc puissant et valeureux.

Délibérons sagement notre affaire Ou par son camp nous fera tous déffaire.

5 Depuis qu'il a mis le pied sur nos terres, Tl nous a fait une cruelle guerre, Tant par surprises, escarmouches et assaut, Il a conquis m lints canons et chasteaux, En nous montrant que c'est hiy qui veust estre Le successeur de ses vaillans ancestres.

4 Par tous cantons où passe sa personne^

De veoir son camp un chasqu'uu s'en estonne ,

Et les Flamans disent en leur jargon :

Ne pensons pas contre luy tenir bon ;

Il vaudrait mieux nous rendre d'allégresse

Que par ses gens nous faire mettre en pièce.

5 Monsieur le duc, pour ta première entrée» Ta majesté est desja redoutée,

Comme un César ou un Sanson le fort, On n'y verra nul qui te fasse effort.

Brave Va! lois, vive ta noble race, Du roy Fi auçois tu en suis bien la trace.

6 Tu monstres bien, brave Duc d'excellence, Qu'un fort pillier tu seras pour la France, Quand je te voy desjà si fièrement Flamans braver à ton commencement.

Si rudement que semblez sur leur terre Toy et ton camp un foudroyant tonnerre.

7 Car où ce Duc de royale lignée

A de ses gens quelques petites campées, Vous le verriez incontinent venir A son vouloir, pour tost luy obéir, Si concluray les voyant ainsi rendre Qu'en bref sera le vray comte de Frandre.

8 Par tous les lieux, ou soit bourgade ou ville, Où les Flamiuis tiennent par force ville,

Et en pensant contre luy faire effort.

Dieu luy permet d'estre encores plus fort Et tellement leur montre sa puissance .. Que maiîgré eux rendent obéissance.

9 Braves soldate, toute la fleur de France, Monstres qu*avez un cœur plein de Taillance, £n poursuivant ce qn'avez commencé, Chaqu*un de vous sera récompensé :

Car vous avez un chef très-charitable; Il est bénin, vaillant et amiable.

iO Pour ce bon duc, prions le roy de gloire, Sur Tennemi luy donner la victoire, Et un bonheur à ses braves soldats, Qui de bon cœur suivent ses estendars.

A leur retour louez leur prouesse, £t à chacun une bonne mastresse.

CHANSON NOUVELLE d'anvebs.

Sur le chant : La Parque li terrible , etc. 1Ô83.

i Si j'avois la faconde De sçavoir raconter, Et dire à tout le monde La grand nécessité Qui est en ccste fois Sur nous pauvres François.

2 II y a eo ceste armée Tant de braves soldats Qu'endurent et pâtissent Pour Messieurs des Estats^ Ne n'oseront chanter Leur grand nécessité, (bis)

3 L'un veut vendre ses chausses Et Tautre son pourpoint, L'autre son arquebouze, Pour un morceau de pain ; Vont chez le vivandier

Et s'en vont sans payer, (bis)

4 Le vivandier se fâche

A monsieur de Beaupuy, Luy demandant justice Au prevost et à luy :

Torment, tu cognois bien Que les soldats n'ont rien, {biê)

5 Du temps que nostre prince Ëstoit dedans Anvers, Nous faisions bonne chère Dedans les cabarets; >ous avions des moyens,

Mais nous n'avons plus rien. {bi$)

6 Nous avions de la bière ; De fromage et de pain, Nous faisions bonne chère

{bis)

7 La chance est bien tournée, Le temps est bien changé ; Nous n'avons plus de bière Ne de pain à manger.

Mon Dieu le grand toarment Quand on a point d'argent. (b%$)

8 Depuis que nostre mattre S'est de nous exempté, Nous n'avons que misère En grand calamité.

Bien heureux est celuy Qui est auprès de luy. {his)

9 Vous faictes ici guerre Pour des gens inconstans Qui sont autant amiables Comme la pluye au vent; Le petit veut avoir

Sur le grand le pouvoir, (bis)

10 Monsieur le mareschal Lieutenant général ,

Ne faictes plus la guerre Pour ses gens inconstants ; Amenez nos souldats, Car nous mourons de faim, [bis)

11 Monsieur de La Val Il y est esveillé, Qu'avez toute puissance Sur tous les chevaliers, Pouvez-vons bien souffrir Nous voir ain«i languir, {bis)

la Monsieur de La Moverie, La gard de GlaTeson, Priez toas, je vous prie, Monseigneur le baron Qu'il ne permette point Que nous souffrions de faim. {hi$)

13 Mais si jamais peux être En France, en ma maison, Ne feray jamais guerre Pour ce TiUain Cryon :

Combattray pour mon roy.

Pour Monsieur et sa loy. (biê)

U Prions tous, je vous prie, Le Seigneur tout-puissant, Qu'il nous donne la grâce De sortir de Brabant; Et nous donne la paix, Qui dure à tous jamais, (biê)

18 Qui a fait la chansonnette, C'est un brave soldat Estant en sentinelle Près de Bergues sur Joo, Qui n'en souffroit la faim Et n'avoit point de pain. (hi$)

CHANSON

SDH LK SIP«« 01 SAftiAT,

en BOTembre 1687,

ATTAQUÉ PAR LE VICOMTE DE TUREKJCE, ET DÉPENDU PAR LE BARON DE 8ALUGVAÇ.

Iâ87.

Turaine, tu n^entreras.

Mais plustot ta ereveraa.

1 Turaine pensant ranger Soas ce de Pérignpd Lialay Voulut la genlille ville Sarlat ces yi/tm aasteger.

Turaine, etc.

a Couant et lui et tay, Beynac^ Et le bravache Porsoles £t milles personnes folles Soubs Taveugle Saligniac,

Turaine, etc.

5 Salignac dedans Sarlat , Endepté jusqu'aux oreilles, Faisoit accroire à merveilles, A tous par son caquet fat.

Turaine, etc.

4 Monseigneur, il» sont à tout, Disoit-il, ce sont canaille»

Car ceste foible muraille Ne soutiendra pas dix ooufM*

Turaine, etc.

5 Nous irons tous assiéger A notre tour ton yillagei Toy qui pensoit du pillage De Sarlat, Sarlat payer»

Tnraine, etc.

6 Nous envoirons au sabat L'ideuse et vieille soureièrei Qui d^une colère fière T'envoya contre Sarlat.

Turaine, etc.

7 Turaine et ses compagnons Guident mètre tout en poodrei £n un moment y par la foudre De leurs six ou sept canons.

Turaine, etc.

8 Par Tespace de vingt jours Tu n'as rien gagné que peine De ta gloire trop hautëne»

Rien n'ont pu les subtils tours.

Turaine, etc.

9 Taraine fort dépité Jure Dieu, cent fois blMteme, Prins d'aoe colère eitréme Déteste notre cité.

Taraine, etc.

10 Maudit, dit-il, soit Tauteur Du siège tant inutile,

Et qui d^aasieger la ville Fut le premier inventear.

Turaine, etc.

11 Tu as par punition

De cette gloire hantène Afamé ta brave année Et perdu ta munition.

Turaine, etc.

IS Nous mangeons les gras chappons.

Les poulies tendres et moles; Et les soldais les virolles, Les porcs et les ognons.

Turaine, etc.

15 Que ne viens-tu à Tassaut Avec tes rix cents gendarmes?

Refroidies sont tes armes, Turaine, le cœur te faut.

l'uraine, etc.

14 Les tiens te font donc horreur Qui dans nos fessez font garde.

Ton œil de loin le regarde, Ton cœur est gelé de peur.

Turaine, etc.

15 Turaine, compte tes gens Qui vinrent pour faire guerre»

Engressée est notre terre Pour le moins de quatre cens.

Turaine, etc.

16 Limeil jura son cousin Que par sa ruse subtile 11 entreroit dans la Tille, Mais il n*a été prou fin.

Turaine, etc.

17 Il faut

Que je fasse rassemblée Des chefs, puis d'une voulée Vous ferez donner Tassault.

Turaine, etc.

18 Mais, Fénélon connoissant Geste trahison félonne, La brèche point n'abandonne, Repoussant le fort puissant.

Turaine, etc.

19 Fénélon, par sa verta, A des tonnantes bombardes, Des picques, des halebardes, Le fort pouvoir abatu.

Turaine, etc.

20 Fénélon et La Forets, Par leur valiance animée, Ont à l*Huguenaud armée.

Or le mur donné Tarets.

Turaine; etc.

81 Tant que Fénélon sera Et La Forets aura dame, Venir Phuguenaud infâme Contre Sarlat n'osera.

Turaine, etc.

28 Mais pour en faire la fin, Turaine airois ton courage En novembre, ce doumage T*est causé par un destin.

Turaine, etc.

85 Tu receus sur ton beau front, Devant Belvès Tauti^ année, Par semblable destinée, S'il t'en souvient, même «front.

CHANSON NOUVELLE

DE LA VICTOIRE OBTEIfUB PAR MOlifSBfGKElTR LR DUC DE GUTSE

A L*EVCONTRE DES R^IBTRES AVEC LE NOMBRE DSI MORT*.

Sur le chant : Lasl que dkt-oo es Ffantt.

1 Las ! que dict on en France Du camp de Tennemy, Qui par outrecuidance Nous pensoit faire ennuy !

Mais le bon Dieu de gloire Donnera la victoire

Au noble roy chrestien, Lequel a prins les armes Et s'est mis en campagne Contre les Calviniens.

2 Le noble roy Henry, Lui estant adverty

Que les Reistres rebelles Ne prenoient son party, Maudit monsieur de Guyse Qu'il vint sans nule faintize Au secours vistement, Se mettant sur les aisles De tous les infidèles Et maudicts AUemans.

3 Le bon duc de Lorraiue, Noble prince cbrestien, Maodit monsieur du Mayne^ Lequel print son chemin Avec le duc d*AumalIe, Qui a chargé leur malle De terrible façon; Puis le bon duc du Mayne, Qui cbargit la cnysine Au sieur de Chastillon.

À Quand ces Réistres in6delies Se virent avancez»

Se voyant sur les aîsles De nos gens bien armez, Monsieur le duc de Guyse Il promet sans faintize Y demeurer plustost Comme prince doit faire.

Ayant tousjours mémoire A nostre Dieu très hault.

5 Sitost qu'ils furent en France, On les vint à charger A grands coups de noz lances, Dont cuydèrent enrager.

A monseigneur de Guyse Voulurent sans faintize Le jour parlementer.

Et luy savoir à dire Qu'ils vouloient sans mot dire Tretous leur en aller.

6 Alors monsiear de Guyse, Hardi comme un César, Fit Fennemy poarsaivre Tant d^amont «pie d'aval, Lequel fist grant deflbicte, Sans aucune retraicte, Auprès de Montargis; Seize cents mis par terre En faict de bonne guerre Pe ces Reiatres maudits.

7 Les braves gentils-hommes^ Capitaines et soldats, D'ane grâce fort bonne Marchant de toutes parts, Avec le duc de Guyse Qui vint sans nule faintiie Pour charger Tennemy, Et leur livrer bataille A tout ceste canaille Qui viennent en ce pays.

8 Le Jour vingt deuxiesme De novembre dernier, Le duc, chose certaine.

Les envoie attaquer Par monseigneur de Vince ; Afin qu'il les atteinse, Lequel fit son devoir, Mettant des embuscades, Lesquels firent bravades, Tascliant à les avoir.

9 Alors moDMMH* de Vineè M^avoiCque cens cbeTaux»

Leur disant qui se tinseiit Auprès du pont d*Auneao.

Dont sortirent sans bonté Lieutenant et deui conplea Les vint à poursoivir; Mais monsieur de La Cbastre Ayant i'heur de combattre, Neuf vingts ila ont OGds.

10 Lors monseigneur de Goyse Ne fut pas endormy, £t sans longue devise Poursuivre lennemy.

Et pour bonne enseigne Veille sainete Catherine, Vintenlatourd'Auneau, Et va de grand furie Avec rinfanterie Et monsieur de Sainct-PaoL

11 Quand monsieur de Sainet-Paul Vint à donner dedans.

Par le pont du chasteau Où entrèrent nos gens, Il sortit sept Cornettes Dont cinq furent deffaictei, Trois cents de prisonniera.

Leur chef fut mis paf terre, En faict d'homme de guerre Deux mille cinq cens tuez.

12 Ces Reistres inQdelles, Chargez d'apointemeni, Lors se délibérèrent De fuyr vistement; Se mestant tout ea roule.

Ne pouvant en leur troupe Avoir pain à manger ; Puisqu'ils sont en la France, Leur faut fendre la pance Et les faire crever.

15 Huguenots pleins de rage, Vous estes bien faschez , Plus n'avez de courage; Vos Reistres sont cassez.

Ils voudroient d'assurance Ëstre boTB de la France Ou en pays lointain ; Ou bien à La Rochelle, Avec les infidelles Disciples de Calvin.

14 ils pensoient bien nous mestre En tribulation; Mais Jésus nostre maistre A ed compassion De l'armée catholique.

Celle des Reistres unique A faict son testament ; Dont le pays de Beauce Leur a s^rvi de fosse, Jamais n y en eu( tant.

15 Par toutes les églises Te Ikwn fut cluiDté, Pour monseigneur de Gaise, Prince bien redouté.

Pour l*heureu8e victoire Obtinse dont mémoire Sera à tout jamais.

Dont la loy ancienne Et l*église cbrestienne Vivra mieux désormais.

CHANSON NOUVELLE

SUE LE TB8TAMBNT DBS RÉUTAKS OT HÉAinQUESy

LA ou tUB ONT BST^ REtTRAPPIZ SN LA BSAOCS.

Sur U eKanl ; ynt-etlc pu Jolie m'amle.

i Sus, sus, cbantons tous catholiques En despit de tous hérétiques, Qui nous pensoyent endommager.

Mais ilz ont cuidé enrager, Ces gueux et hypocrites; Hognenolz, voilé le testament Des Reistres et Hérétiques.

3 Ht estoyent accouniz en France Afin de remplir leur pance, En leur pensant bien remplumer; Mais on les a tous desplumé, Ces Keislres et hérétiques.

Voila la fin et testament De tons les maudicts Reistres.

3 Hz ont laissé à La Rochelle Une potance et une échelle Pour les pendre et estrangler, Afin qu'il ne puisse prescher La ioy des Calvinistes.

Voila la fin et testament

De tous les maudicts Reistres.

4 Ils ont laissé dedans Genève Un fouet pour bien estriller Beze Et tous les autres predicans;

Ils leur ont donné des lians Pour les pendre à la Reistre« Voyla la fin et testament De tous les maudictz Reistres.

5 Ils ont laissé, je vous afie,

A ceux de Sainct-Jean une sic Pour les fendre par la moitié, Comme appostatz^ moine renié, Qui n'ont quitté leurs pratiques.

Huguenots, voyla le testament Des Reistres et hérétiques.

6 A ceux de Mont-Àulian il donne Quatre chariots et une tonne ;

C'est pour les traîner dedaus Teau Comme roiniatres et hugueMoU»

Vrais gueux et hypocrites.

Yoyia la fin el testament De tous les calvinistes.

7 Hz ont laissé à tous les Reistres Du bois poor chauffer lears feaees, Les donoe tous à Lucifer,

Qui est le premier prince d*enfer, Chef des diaboliques.

Huguenots, foyia le testament Des Reistres et des hérétiques.

8 Us ont donné à TAngleterre Cinq ou six navires de pierre, Afin de tous les assommer Sans qM*il en puisse relever Pas un de ces belistres.

Yoyla la fin et teslamenl

De tous les mandiels Reittres.

9 II faut prier Dieu sans nul doute De ce qu'ils se sont mis en roule, Dont ils ne sçavent où aller,

Le diable les poisse emporter 1 Eux et toute leur conduite.

Voyla la fin et testament De tous les maudicts Reistres.

10 Huguenots^ vous voyla bien tristes D^avoir ainsi perdu vos Reistres, Lesquels estoient vostre secours ; Mais vous n^avee plus de reoeurs, Vous estes bien belistres ,

Voyla la fin et testament De tous les mandicts Reistres.

11 Ils sont noirs comme petit diable, Cest une chose véritable.

Ils ressemblent à dei cdrbeaaxi Que maudicts soient les hugaenoU Et pervers hérétiques!

Huguenots, voyla le testament Des Reistres et hérétiques.

12 Jamais ne reviendront en France Pour remplir leur grosse pance.

Ils pensoient avoir de Targent ; On les a frottés seulement Dans le pays de Beauce,

Qui les à ce coup servy A leur faire des fosses.

Voyla la fin du testament De tous les Calvinistes.

15 Celuy qui fit la chansonnette.

C'est un soldat homme honneste.

Lequel est toujours serviteur Au bon duc de bon cœur, N'aymant les hérétiques.

Voyla la fin et testament De tous les maudicts Reistres.

CHANSON NOUVELLE

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