COQ A L'ASNE
VOBT JOtBtJX ET fciCRÉATir SUH LE TEMPS QUI COtJRT.
Sur le chant : En revenant de Genève , etc.
IW7.
1 Tremblez, tremblez, hérétique» mainleiiant.
Car vous n'avez plus le tcropë,
Yoz ministre» sont brouys ; Mais qu« dU-on au pays de Lymosin ?
Je crois qu'il» ont le crédit
Qu'il» sont bien esbahis.
Vive les François, car il» ont à ccste foi»
Les Allemans mis en fuite, bi le duc de Lorrain les attrape une autre foitf,
Payront les voires cassez.
9 Mais que dict-on de U déffaite d'Autieau;^
Je croys qu'à ce renouveau
Il faudra passer la mer.
Je fis hier en dormant sur un châlit
Un rouleau où est escript
Le procès de Jean Luther.
Où sont-ils allé, & propos du Pont allez?
On le voit près Saint-Euslace; Tous ces retournez seront très tous gens de bien.
De peur de perdre leur bien.
5 Dedans Paris on dict que les AlJemands
Fuyent vers soleil levant,
Et si n'ont soulier en pied.
Si ces regnards fussent venus à leur fin,
Tous les pauvres maillotins
Eussent peu gaigner au pied.
On dict à Gien que ceux qui n'ont point d'argent
Sont taillez d'avoir souffrette ; A Rouen, on dit que ceux qui ont des escas
Feront beaucoup de quocus.
4 Mais à propos, j'entendis un Allemand
Qui s'en alloit gringottant
Une piteuse chanson.
Dame Bietriz a esté faire cela ,
Bien on le sçait ; mais voila ,
Tout va bien en la maison.
S'il estoit du vin pour déjeuner au maii|i,
Les enfans de plalte bource V
Iroient volontiers reveiller le tavernier.
Faute d'argent faut jeûner.
5 Le demeurant de ces Reistres fricassez
Pensoien bien esire eschappez,
Retournai» à leur pays ; Mais en passant le Rhin et les grosses eaux,
lis ont laissé les bouseauz :
Car les gens du plat pays Les ont attrapez ; ils ont vomy les pastez
Dont ils avoient fait grand chère.
Adieu à tousjours, Reistres; si vous revenez,
Vous serez ainsi payez.
6 Peuple françois, il nous faut tous resjouir
De voir le bon temps venir
Et la France vivre en paix.
Or, Dieu mercy, les usuriers sont brouys;
Ils ont eus nos beaux logis
Pour un bien petit de bleds.
Que dict-on alen du bon homme Jean d*Aulun? Jo croy qu*il a la vérolle, ce mal est commun ;
Car plusieurs soubs leurs manteaux
Sont verts comme papegaulx.
7 Si on estoit passé au pays anglois,
On réformeroit les loix
De Luther et de Calvin.
Le jour de TAn, j*entendis un petit mot,
Dieu pardonne a Dasticot,
Jamais n'étois saoul de vin.
Les soldats françois voudroient bien à ceste fois,
Voir le pays d'Angleterre ; Ils se chargeroient de nobles et d*angelots
Pour bouter à leurs thrésors.
S Or pleut à Dieu que le grand Turc Soliman Fust devenu bon chrestieu, Et qu'il tint de Dieu la loy.
On m'a conte que la grande roync d'Alger
— iU —
S'est faict ces jours baptizer
Et prins Dostre saincte foy.
Pour conclusion de la petite chanson,
Prenez tous garde à vos bources; Gardez bien aussi qu'on n*y boute de Targeat,
Sus, acheptez vistement.
CHANSON
SIR LA MORT OE NOtNSBIG.fEUA AB lOYSt'SE,
INVITANT TOUS BOMS CATUOLIQfW
A LAMISTER LS TUSPAS D'UNS SI EXCBLLBNTI