OBTENUES CONTRE LES HUGUENOTS , R^ISTRES , ALLEM\N5 ET SUISSES
Sur le ckMtt : Laisses la vorde cottlsur. 1587,
1 Seigneur Dieu, pous te louons, Et chacun de nous confesse.
Que par toutes nations Tu seigneuries sans cesse.
2 Tu es le Père éternel, Qu'adore toute la lerre, Et te doit dresser lutel Tout paré d'or et de lyerre.
5 A toy tous les anges saints, Tons les cicux et les puissances, Chérubins et séraphins, Incorporelles substances,
4 Proelament à haute voix, Incessable et continue,
Saint, saint, sainct, cent mille fois.
Dont la yerta est cogneae.
5 Cogneues tes vertus sont,
' O Seigneur Dieu ! es batailles, Les histoires foy en font, Et Philistins que tu tailles.
6 Les Huguenots Âlemans, Les Réistres et Suysses, Qui estoient Luthériens, En vont ainsi qu*écrevice.
7 Tu les as épouventez
Et chassez hors de la France, Dont nous sommes exemptez Par toy de mainte souffrance.
8 Noz harnois, noz morions.
Ne nous ont donné victoire, Mais tes bénédictions
Et assistance notoire.
9 Car les foibles tu rends fort Et les forts tu rends débiles, Et contre tous les efforts Des malins nous fais agilles.
10 Les deux et terre sont plains Des majestés de ta gloire.
Les astres et les humains^ En laissent partout mémoire.
il Des apoâtres glorieux, Le cœur et la mélodie, L^exalte sur tous les deux, O vray principe de vie !
12 Des prophètes quand et quand, Te loue un nombre honorable, Et des saints martyrs le rang.
Triomphant et admirable.
15 Par le monde universel Te confesse sainte église, Père immense et immortel, De majesté infinie.
14 Et ton adorable fils, Co-éternel et unique, Par lequel de rien tu feis, Tout est nature angélique.
15 O que ton esprit saint est Consolatif et amiable, Et d'illuminer tout prest L^homme en ténèbres palpable.
16 Tu es, ô seigneur Jésus!
Le roy de gloire éternelle; Et nul ne sera confus.
Qui te portera bon zèle.
17 Mais tous confonduz seront, Huguenots et Calvinistes, Et à néant deviendront Leurs enlreprinses maiidi(e«i.
18 Seigneur Jésus-Chrwt| vray Dieu, Tu n>U8 horreur de la Vierge. Au sacré ventre avoit lieu
Pour estre de toy concierge.
19 El après avoir vaincu L'aiguillon de mort sanglante, As ouvert par ta vertu
Les cieux à Tâoie croyante.
90 Tu es à la dextre assis
De Dieu tout-puissant tOQ pèrCt
Près laquelle tu as mis
En âme et en corps ta mèr«.
fil En gloire y est à tousjoQri»
Et de là juger le monde.
Viendras au dernier des joocif Lorsqu'iniquité abonde.
fifi Parquoy nous te supplionSf Donne secours favorable De tes serfs au milion Par ton sang ostez au diable.
fi5 Et nous fais estre enroulez Avec tes sainçts en ta gloire Que ne soyons dévalez D'enfer à Tablme noire.
â4 Seigneur, sauve, aussi béois Ton peuple et ton héritage Et à jamais les r<^gi»
Et ex toile d*aagc en aage.
25 Tous les jours te bénissons Donnans & ton nom louange, De siècle en siècle et chantons Ta bonté qui ne se change.
26 Seigneur, te plaise aujourd'hui, Nous garder te faire faute, Sois nous bouclier et appuy Contre tentation caute.
27 O Seigneur ! ayes pitié De nous et miséricorde Et que ta grande bonté Ores sur nous se desborde.
28 Ta clémence dessus nous Gracieuse soit roonstrée, Comme nous avons espéré tous Te priant jour et nuictée.
29 Seigneur, en toy j'espéreray Tu as été mon attente, Dont honteux onc ne seray Devant tout âme vivante.
30 Or grâces nous te rendons Pour tous tes grands bénéfices.
Te priant nous faire dons
De t'offrir dignes services.
51 Dieu doint bonne vie au roy Et à sa gendarmerie, Qui ont mis en désarroy Toute la force ennemie.
CHANSON NOUVELLE
DE LA RENCONTRE DERNIÈRE DéPAIGTS DES RtoTRES
PAR MONBEIOKSOR LE DUC 01 OUYSS.
Sur U ekaiu ; Panvre Yerdua, etc.
1 G paissant duc de Guise, G excellent floron, Llionnenr et gloire acquise De ta noble maison Redouble tous les jours, Car par ta vaillantise
Ton bras tu fais sentir Aux haineux de Téglise.
2 Comme duc magnanime, Ainsi que tes ayeux,
Tu clos de gloire insigne Tes œuvres en tous lieux ; Tu n'épargnes ton corps Pour faire au Roy service.
Chacun en est recors Qui suit ton exercice.
5 La noblesse de France T'ayroe de tout son cœur; Pour ta grande vaillance Chacun te fait honneur.
Les grands et les petits, Tout chacun te révère, Et ont intention De suivre ta banière.
4 Quand tu as scen qu*en France Yenoyent les Allemands,
Et qu'à grande puissance Reistres entroient dedans, Tu Tes mis sur les rangs Pour leur couper passage, Employant tous les moyens Pour leur livrer bataille.
5 Sachant que leurs cornettes , Près d'Auneao de renom, Pensoyent faire retraite Logez à TabbandoD,
Ce prince valeureux
Leur fit rompre leur chance
Et la dévotion
De revenir en France.
6 II despécha à Theure Deux mille hommes valllans Pour aller sans demeure Trouver ces Allemands, Qui ont donné dedans, Faisant telle deffaicte Qu*on deffeit à Tinstant Bien vingt-cinq cornette;).
7 Chariots et bagages, .lumens et bons chevaux, Furent en proie et pillage Alix bons soldats joyaux,
Qui d*iin coeur valleareux Combattirent ces Re igirfs, Qui venoient courageux Entrer dans noz lijniles.
8 Leurs comettas par pièce Furent jettez à bas Tant qu^il ne resta pièce De ces Reiatres eoiiarts.
Bien heureux ae tanoient Ceux qui par la fuîtle Pensoient éviter la mort En gaignant la gucritte.
9 Ils accouroienl en Fnnoe, Pensant leur remplumer Et nous mettre en outrance Comme le temps passé.
Dieu les engardera,
Car le rey et les princes Les feront retirer Jusques à leur proTinoe.
10 La noblesse françoise Et gens de tous esUU, A la gent Genevoise Feront sentir leur bras.
Leur tranchant coutelas Feront rougir et teindre Au sang de ces pillards, S'ils le peuvent atteindre.
11 Là on voit les enseignes Marcher de toutes paris, Pavillons et courtines, Et force bons soldats.
Gentils hommes et seigneurs, Qiit de Tolonté bonne Vont hardis courageux Deffendre la couronne.
la Dieu doint au roi victoire Contre ses ennerays, Pour «errir d'exemplaire, Tant qu'ils soyent à mort mis, Aux princes et seigneurs, Deffenseors de Téglise, Accompagnez de cœur Le noble sang de Guise.