‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 146 sur 181 · SUR LA MORT DU DUC DE GUISE · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DU DUC DE GUISE

KT DU CJUIDINAL DE LORIUINB A BLOIS.

Sur le chant :

Escoutexmoy, 6 débile jeunesse, etc.

1 0 cruauté! falloit-il que la Fratice Goustast encor* tes traicts trop inhumains? Faut-ilf hélas ! que je sois en souffrance Par toy, cruel, qui souille au sang tes mains? Tu prens plaisir à occir mes enfans, Dont j'ay au ccrar mille souspirs cuisans.

3 Las! falloit-il ma caduque viellesse Combler de pleurs au lieu de reconfort ? Par toy, Henry, qui me mets en détresse, Ayant occis de France le support ;

Si la perte n'estoit qu^à mon endroit Avec le temps le mal se passeroit.

5 Mais souz ta foy tu as sarprins au piège Mes deux enfans, qui à mal ne pensoient, Et as osé commettre sacrilège

Par trahison aux saincts prestres sacrez O quelle foy ! d'un tyran apostat, Qui faisoit tant le doux et papelart !

4 Tu as couvert ta trahison mauditte

D'un fein semblant, convoquant des Estats, Disant vouloir mettre au pays police Et mettre fin aux guerres et débats, Mais, 6 cruel! tu y as bien ouvert Monstrant ton cœur de cruauté couvert.

ti Je ne peux mieux acomparer ta vie Qu'à celle-là de ce cruel Néron.

Semblable à toy, il esioit plein d'envie, De cruauté, rancune et trahison.

Il feit mourir sa mère sans mercy, Et toy, tyraUi tu en veux faire ainsi a

6 Tu veux occir nostre mère l'Eglise, Faisant mourir son soustien et appuy, Afin qu'après Thérétique maistrise, C'est ton dessein, on le void aujourd'huy. Aux Huguenots tu fais plus de faveurs Qu'aux gens de bien, du grand Dieu serviteurs.

7 Dedans Rouen, pour palier ta rage, Feis un édkt trèa-calholique et aainet.

Donnant ta foy au aaiiU clergé pour gage, Semblant tctn eœur environné et ceint D*un bon rouioir bumain et oocdial ; Mais on le void cruel et dealoyal.

g Si meaeiiboe t'avoient commia tfenee Ou an paya bit faute ou trahison.

N'y a il pas des nareachaux en Franoa, Et du conseil poor en faire raison?

N'y a il pas des cours de pairlement Pour à chacun donner vray jugement?

9 Tu dis pour tout qu'ila vouioicnt la ceoranne. Et le pays par leur force usurper; Hélas ! cruel, c'est ce que te blaaoïine Un d'Espernon, ton diable CMBÛUir, Car on sçait bien que leur bien fis ont sda» N*espargiiaiit rien, deffimdaiit ten ptys.

10 Sans eux, cruel, tu n'eusse la eouronne Dessus le chef, elle fust à Testranger. Ils t'ool esté quérir jusqu'en Ponlongne^ Te conduisant à Rheims poUr te saenr ; Tu as tué celay qui t'a sacré, Est-ce pas là une grande cruamté ?

H t^our mettre Un à ma dure coo^plaiaU^, A jointea mains je prie le ToutrPuîsêant Que tes sujets, d'une ré?olle sainote, Soient eoBtre toy jour et nuit eombatant, Pour recevoir la trjbulaiion De tes grands maux et de ta trahison.

IS Je prie à Dieo aydêf ïïùx caCholiqties

Qui sont aux ctiaoïps poar ? enger toit férfaît, Chasser aussi dehors tous politiques Qui t'ont soiii approarant ton souhait, Afin qu'en paix nous poissions Dieu lener. Et son sainet nom par toat glorifier.

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