AVEC CELLE DU DUC DU MAYENNE
Sur le chant ; Pontoise, afin que l'advenir, etc.
i Le troisiesme jour de mars Se sont trouvez par hazards Le roy et le duc du Mayne Dans une campagne pleine.
2 Pour dire la vérité, Monsieur du Mayne a faict assez ; Mais ceux du roy de Navarre Les ont renversé par terre.
5 Se voyant les eonenis En bataille se sont mis :
Pour ce jour là d'iiae gloire Perpétuer la mémoire.
À Mats Dieu, qui est favory A ve pubsant roy Henry, A bien voulu la ruyne De ceste Ligue mutine.
5 Quand par ses faits glorieux A rendu victorieux
Ce preux Henry debonaire Roy de France et de Navare.
6 Le Roy vint fort en bon point, L'e?pée royale au poings Fraper d'une grand' furie Dessus la cavallerie.
7 Et monsieur de Montpen&ier Qui s'en vint d'un cœur bien fier Frapper d'nn brave courage Dessus ces Ligueurs volages.
8 Et le mareschal d'Aumont, Le sieur Givry et Byron, El la noblesse de France, Leur ont passé sur la panse.
9 Lors le comte d'Aiguomont, Escrioit à ces Vallons :
Pour Dieu, sauvez mn cornette, Qu'elle ne soit point desfaitte.
10 Se voyant bas estendu :
Las, dict-il, je suis perdu, Voila la fin de ma guerre, Yray Dieu, le pauvre salaire !
11 Les Suysses et Lansquenets, Cooàme aussy les Âlbanors.
Crioyent les genoux en terre :
Vive le roy de Navarre !
12 Les François Ligueurs vaincue, Vers ce bon roy sont venus Demander miséricorde;
Ce grand roy la leur accorde.
13 Quant à ces Ligueurs mutins, Larrons, meurtriers, inhumains :
Le Seigneur par sa puissance.
Les a mis en grand souffrance.
14 Nostre Roy très débonnaire, Voyant ses haineux par terre, Alors il At sa prière
Que Dieu ne mit en arrière.
15 Prions donc Dieu à recoy QuUl fasse florir le roy, Aflu que bien nous régisse Et la paix sous luy florisse.
16 Prés de Dreux cela fut Tiict, Les Ligueurs furent defaicts :
Près de Dreux celle journée, La bataille fut livrée.