‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 164 sur 181 · ET TRAHISONS DESCOUVERTES EN LA VILLE DE LYON · texte numérisé non relu

ET TRAHISONS DESCOUVERTES EN LA VILLE DE LYON

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O peuple de Coiadriea , n'es^tu pas bien beareux , etc«

i Le dix-huiet septembre dernièrement pas.sé, Dans Lyon, bonne ville, se sont barricadé Contre ces Savoy ars qui ne sont que canailles, Et maudits Espagnols qui ne valent pas mailles.

2 La noblesse françoise a mandé à Lyon

Qu'on se donnast de garde d'une grand trahison^ Que ce traistre Nemours faisoit sur nostre ville Pour puis nous saccager et nous mettre en ruine.

3 Les Messieurs de la ville se sont tous assemblez Dans la maison de ville où ils ont accordé Que de ce Savoyard n>n falloit Irulr compte, Le falloit laisser là pour luy monstrer son boute.

4 O prince savoyard, tu eslois trop heureux D'avoir en gouvernance un peuple si piteux ; Tu estois trop heureux d*avoir en gouvernance Un peuple si bening« le plus doux de la France.

H 11 fait venir ses troupes autour de Lyon, Des maudicts Espagnols , Bourguignons et Gaccons, C'estoit pour nous ruiner et sacciger en somme. Mais nousavons monstre que vraisFraiiçois nous sommes.

6 Et celuy que Ton nomme vicomte de Chamois, Gouverneur de Toissey, fort bien s'achemiuoit^ Pensant avoir Phonneur de ceste entreprinse ; Mais il demeura court aussi bien que sou prince.

7 Et ce brave Marquis, qu'on dit de Fortuna, Qui se mit à pleurer lorsque Ton Temmena Chez monsieur de Lyon pour entendre Taffaire Touchant la trahison qui luy fut fort contraire.

8 II commença dès lors à bien se souvenir

Des meurtres et larcins qu'en France il a commis, Er, se désespérant, un poignard il demande , AGn de se tuer avant que Pon le pende.

9 Ce gascon Montespan, avccques d'Arbigny, Estoyent desjà tout prests , pensant de s'enrichir, Mais on leur a monstre qu'on ne les craignoit guère», Leur ayant faict sentir qu'ils sont trop téméraires.

0 Ce monsieur Du Chelas, apostat renié, Avccques beau ngard il les ralloit nié El leur faire sentir le mal qu'ils vouloient faire; Mais on n'en a rien faict, n'estant point sanguiuaiie.

il Donat sçait bien comment tout raffdire passoit Avec La Bretonnière, qui partout escrivoit A ces braves voleurs qu'ils vinssent en diligence S'aider ù saccager une des clefs de France.

12 Et ce machiaveliste sorcier de Ferrarois,

Qui vouloit mettre en ruine les pauvres Lyonois Par ces maudits conseils qu'il donnoit à sou prince^ Le pensant faire roy de toute la province.

15 Qu'en veut-on faire là qu'on ne le fait mourir, Aussi bien en ce monde il ne fait que languir, Estant estroupiat des gouttes qui le mange, Qui luy puisse tenir et luy vingne le cancre.

14 Le Marquis de Violence est psrly de Rion Avccques cent chevaux pour venir à Lyon ; Ccsloit pour violer les femmes elles tilles, Piller et saccager et nous mettre en ruine.

13 O Marquis, ce n'est pas nous rendre le gucrdon Des biens que t'.tvons faict, estant devant Lyon, T'avons uourry petit en ayant espérance

Que tu serois en tout le soûlas de la France.

16 Tu dois bien louer Dieu, 6 peuple Lyonnois, De l'avoir fait la grâce d'eslre encore François ; Mais ce n'est rien de fait si tu ne persévères, Rompant la teste à ceux qui voudroyent le contraire.

17 Qui a fait la chanson, c'est un vrai Lyonois, El encore davantage un naturel François, Combattant pour la foy aussi pour ?a patrie, Jusqu au dernier soupir y exposant sa vie.

CHANSON NOUVELLE

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