‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 165 sur 181 · DE LA PBINSB DU VISCONTB DE CHAMOIS · texte numérisé non relu

DE LA PBINSB DU VISCONTB DE CHAMOIS

Smr U tkamt :

Slwilosl pnnltr, pali pèm i* mèft hoBAot», «te.

i L^Espagnol sot cherche toujoui*s querelle, Comme cruel et roeschant, de&loyal.

Qui n'est à Dieu ui aux hommes loyal, N*exceptant duI tant luy soît-il fidèle.

â Les loix i! rompt divines et humaines, Ne croit en Dieu ni à sa mère aussi (Ne ce qui est partout ce monde icy), Ne redoutant sa ?ertu et son hayne.

5 Partout il va et il revient sans cesse Pour renverser de Dieu Tintention, Mais il fera que leur abusion Les mattera par leur même finesse.

4 Ib ne peuvent rassasier leur courage Du noble sang du François redoublé, Et Jusques là sont si fort dehonté, Que du malheur rassasient leur rage.

5 Mais nous voyons Dieu, lequel nous hïci craindre, Nous fait gaguer le dessus ]â pei'du,

Eu uostre lieu les voyons «sperdus

En consumant du grf nd jusques au moindre.

6 Nous le tenons le grand vacher d(5 Dombn, Qui ne taschoit qu*à puiser nos maisonS) Nous menaçott d'estre sa fenaison,

Mais Dieu nous a osté de ses encombres»

7 Nous le tenons de Chamois le Tisfohte, Qui en Satoy alloit pour nous ruyner,

£t pensoit rendre le chasteau le plus cher Qui fust en tout le bon païs de Dombe.

8 Mais nostre Dieu cognoissant leui^ courage, Caut et meschant plein de toute rigueur,

A destoumé loing de nous te malheur, Les faisant vivre en continue rage.

9 Ils s'en iront tous les meschans en friche, Que nous Touloyent à tort faire mourir Pour de nos biens traistres se resjouir : Adieu donc ceux de la maison d'Austriehe.

10 Adieu ceux-là d'Espagne partie, Adieu aussi adherens aux Ligueurs; Plus ne verront vos corrompues mcanrs, Pour les Bourbons faut faire despartie.

li Adieu, Lorrains, la Savoy et TËspaigne; Vous nous avez tenu en grand langueur, Tout le passé qu'aussi Taage futur.

Ores est temps que sortiez de campaigne.

12 Si les meschans voyent leur destinée Pour quelque temps en ce monde mortel, Eucor qu'on voit trembler perpétuel :

Sachons qu'iceux ne sont |>as de durée.

13 \oiis le devons bien donc remercier De nous avoir délivrez de Tcnnuy Qui nous eusl faict mourir en grand ennuy. Pour de noz biens grands thresors amasser.

44 Et reposant en un sommeil paisible, >'ous eussions eu la mort dedans le cerar. Ainsi qu'eussions senty nostre malheur, Qui eust esté à nos enfans nuisibles.

15 Ils se vantoyent par leurs langues perverses D'estre baignez dans le sang Lyonnois, Avant que voir tous leurs derniers abbots, Et que fussions tous renversez par terre.

16 Puis devant nous vouloyent violer nos femmes Pour nous combler de toutes malheurtez,

Et jusques là estoyent si hébétez,

Qu'il ressembloyent des boucs par trop infâmes.

17 De grands Bourdeanx vouloyent remplirnos temples Pour assouvir leurs désirs malheureux,

Ne recordant qu'un nom luxurieux

Pour nous souiller par leurs roeschans exemples.

18 Mais nostre Dieu qui voyoit leur courage, A bien veillé alors que nous dormions.

Qu'en nos maisons en joie nous couchions, Ne redoutant leur fureur ne leur rage.

19 Or, rendez-vous dessous Tobéissance De nostre roy auquel sont les vertus, Qui onc(|ues furent à nos rois cy dessus, En redoutant sa très-juste vengeance,

20 Loué soit DîeUj nostre Dieu aimable

Qui nous faict voir sn puissance et pouvoir, Nostre ctier roy fleurir nous faisant voir, Mettant à fin la Ligue abominable.

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