XIV
Vaux-de-vire publié par H. Trayen , p. 2 19.
Cuydoyent toujonra Toider nos vefrfS, Mectre en chartre nos eompaignons , Tendre sur nos huys des sidones , Et contaminer ees tattons.
Cuydoyent tonjoiirs dessus nos trrrcâ S'esbattre en joye et grant soûlas ; Pour resconfort embler nos verres , Et se gaudir de nos repas.
Ne benvant qu'eau , tous nos couraiges Estoyent la vigne sans raizin.
Rougissoyent encor nos visaiges ; Ainçois de sildre, ne de vin.
S*embesoignant de nos Tutailles Dieu a féru ces enraigiés , Et la dernière des batailles Par leurs trépas nous a vengiés.
Bcuvons tous ! des jours de destresse Jectons le record dans ce vin.
Ores ne me chault que lyesse :
Beuvons tous du vcspre au matin.
— SM
Ifanue. 4t la MbHotli. àe Grenoble, f* ex, t*.
Comment voy-je les Anglote es])abis J Re8Joys-i/>y^ frsioc royaume de France.
On appe^çoU que de Die^ sont haïs , Puisqu'ils n'oi^t plu3 couraige ne pufssai^c^. Bien pensoient par leur oultre-cuida^qiice , Toy surmonter et tenir en servaige ; Et ont tenu à tort ton heritaige :
Mais à présent Dieu pour toy se combat: Et se monstre du tout de ta partie; Leur grant orgueil entièrement abat .
Et t'a rendu Guienne et Normandie.
Quant les Anglois as pieçà envaîs , Riens n'y valloit, ton sens ne ta vaillance ; Lors estoies, ainsi que fut Taîs Pécheresse, qui pour faire penance Enclouse fut par divine ordonnance.
Ainsi as-tu esté en reclusaige De desconfort et doleur de couraige ; Et les Anglois menoient leur sabat En grant pompe , baubaus et tirannie.
Or a tourné Dieu ton deuil en esbat ; £t t'a rendu Guienne et Normandie.
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N*ont pas Anglois souvent leurs roys trahis? Certes oyl : tous en ont congnoissance ; Et encore le Roy de leur pays Est maintenant en doubteuse balance.
D'en parler mal chascun Anglois s'avance : Assez monstrent par leur mauvais langaige. Que voulentiers lui feroient oultraige.
Qui sera roy entr'eulx est grand desbat : Pour ce, France que veulx-tu que te die? De sa verge Dieu les pugnist et bat , Et t'a rendu Guienne et Normandie.
Roy des François y gangné as Tavantaige. Parfaiz ton jeu , comme vaillant et saige : Maintenant l'as plus belle qu*au rabat.
De ton boneur, France, Dieu remercie.
Fortune en bien avecques toy s'embat , Et t'a rendu Guienne et Normandie.
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(XY« ftlèCLE.)