‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 50 sur 181 · DES NEUF PAYS PU DUC DE BOURGOGNE · texte numérisé non relu

DES NEUF PAYS PU DUC DE BOURGOGNE

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PMUppe de Valois , duc de Boorgogoe et de Bra-i bant^ eorote de Flandre, d'Artois, de Hoinaut, de Hollande , de Zêlandc et de Bourgogne (Franche- Comté), etc., etc., mourut le lundi i9 juin i467, à Tâge de 7i ans. 11 avait été le prine« le plus tow|^« tueux de son temps, le seigneur le plus aimé de ses sujets. Le surnom de Bon , qui lui fut décerné peu*' dant sa vie j lui restera éternellement dans Thisloire. Il fut regretté de tout le monde , et surtout des peintres , musiciens , littérateurs et autres gens de condition libérale pour lesquels il avait toujours eu 1

la plus grande estime. De là les rimes sans nombre qui ont été consacrées à la mémoire du bon duc.

Entre autres dicts ou pièces d'apparat composées en cette circonstance, on peut remarquer l'œuvre rVnn fsei^nenr de la cour de Bonrîrogne , appelé do

fton nom et de son fief, Jehan Dehaynin, sire de Louvignies. C'est une complainte dans laquelle sont transformés en panégyristes du défunt , les duchés et comtés de la domination bourguignonne. Chacun de ces personnages prend la parole à son tour ei expose sa doléaiice en un langage tout infecté d< prononciation flamande , sentant les lieux que fréquentait l'auteur. Du reste , comme si Tinvention de celle allégorie était trop peu pour le génie du sin de Dehaynin , il a voulu rendre sa tâche bien plw difficile en s'astreignanl à commencer tous les sen de chacun de ses couplets par une même lettre , d< telle façon que les initiales des neuf couplets formassent un acrostiche dont le mot est Phitippus Si ce n'est pas là ce que le poêle appelle pleuret acec art , ou ne peut disconvenir que cette façoi d'exprimer sa douleur ne soit tout à fait originale L'auteur de ce tour de force , sans doute biet ndmiré dansrnnricn temps, était d'ailleurs un bravi chevalier, quicombairit vaillamment pour son sei gneur, toutes les fois que Toccasion s'en présenta et qui nous a laissé des mémoires instructifs sur le guerres de son temps. C'est dans ces mémoires qui se trouve insérée la complainte des neuf pays d( Bourgogne (i).

(1) Voyez Laserna Santader, Mémoire hUtorique sur l Bibliothèque de Bruxelles. Bruxelles, 1809, in-8«, p. 137.

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