‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 87 sur 181 · HO · texte numérisé non relu

HO

GUERRE DE PICARDIE £T SIÈGE DE PÊEONlfE

PAR LES IMPliRlAUX.

1 Nansot à grand'puissance De Guyse est parti,

Par grandVéjouissance.

Chevauchant jour et nuict (bis) Pour retourner en France, Mais pas ne Tavoient dict Dampmartin et Florenge.

2 Quant Nansot veit Péronne, Demanda à ses gens :

Yray Dieu ! quelz capitaines Tronverons-nous dedans ?

Ne m*en chauU pas d'nng blauc D'homme qui soit en France, Mais qui ne soient dedans Dampmartin et Florenge !

3 Péronne la jolye.

Ville de grand renom.

Las ! tu es bien gardée De gentilz compagnons.

Les capitaines y sont

Qui font honneur en France, Lercus cl Saiiiscva), Diim^martin (t Floieiige.

4 O nobles capitaines !

Nous vous remercions De nous avoir gardée

De ces fautx Bourgiûgnoiis ; De leur gendarmerie, Ces maulditz Allemands, Tous violeurs d'église.

5 S'ilz eussent prins Péronne, Comme avoient entrepris, Ils eussent faict merveilles Pour venir à Paris,

Pour faire des vendanges; Mais pas ne Tavoient dict Dampmarttn et Florenge.

6 Où est rartillerie

Qui fut prinse à Cambray ; Qui a battu Péronne Par si grand dessarroy :

Péronne la jolye Rompit son bastillon De son artillerie.

7 Qui fist ta chansonnette ?

Ung noble adventurier, Qu'au partir de Péronne N'avoit pas ung denier (bis) Pour revenir en France, Mais avoit bon crédit Parmy la noble France.

TRIOLLET

POIR LA PÉRONELLE,

Le blanc et noir t'a bien gardée De déshonneur, gente pucelle.

De toutes parts battue, lardée, Le blanc et noir t'a bien gardée.

Le vieil Nassau t'eust desbardée ; Aux dieux en doibs grâce immortelle.

Le blanc et noir l'a bien gardée De déshonneur gente puceile.

Sm LA MAÎTRESSE DE FRANÇOIS, DAIPHIN,

• FIL8 DK FRANÇOIS l",

M(*rl empoitonné le 12 août 1S86.

Tome I des Capitaines et hommes illustres ( France de Brantôme, page 259, on lit :

« J'ay ouy dire aux dames de ce temps là, qu'il » estoit fort respectueux et les servoit avec grand

» neur et inéme sa maistressc, dont fut faicte ceste chanu son : bruneUe tuy s, jamais ne teray bianchd; c'es- » toit une fille de la royne de la maison de Maumont, » très bonne et ancienne du Haut Limosin. — Elle estoit » ma cousine germaine, fille de ma tante, sœur de mon » père. Cestoit une très sage et vertueuse fille ; car les » grands volontiers se font des maistresse< pour la gen- » tillesse et pour les vertus qu'elles ont autant que pour » autre chose. »

Tome II, page 6S, du même ouvrage, Brantôme donne de nouveaux détails sur la maîtresse du dauphin et cite plusieurs vers de la complainte populaire :

« C*estoit une fille de la court, belle et honneste et de » bonne maison, comme j*ay dict ailleurs, que je ne nom- » merai point ; encor qu'il n'y ait point de danger, car » il ne Faymoit qu'en honneur. La chanson le porte » ainsy :

» Brunelte suys, jamais ne seray blanche.

» Monsieur le dauphin malade en sa chambre, » Sa mye le va voir bien triste et dolente : » Si vous mdurez, monsieur, à qui doibs-je me rendre ? w — Mon escuyer Brissac, je la vous recommande. •*

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CHANSON

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