Recueil de contes populaires grecs
iiSf EPUis une dijaine d'années, les Grecs, %^S ^ui avaient d'abord laissé ce soin à des étrangers, se sont mis eux-mSmes, avec une sorte d'acharntment, à recueillir les productions, aussi nombreuses que variées, de leur littérature populaire. Les collections de contes, de chansons, d'énigmes, de traditions, de proverbes, se sont multipliées d'une façon extraordinaire. Beaucoup d'entre elles se ressentent de la précipitation que l'on a mise à les former, et, dans la plupart, on désirerait trouver plus de méthode et de critique.
Le recueil donné par M. Atkanase Sakellarios, dans le troisième volume de ses Cypriaques, doit être rangé parmi les mtil-
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leurs. Judicieusement composé, il offre à ceux gui voudraient marcher sur les traces du savant professeur un modèle par/ait à imiter; études grammaticales et philologiques, éclair' cissements, notes, glossaire, rien n'y manque de ce que l'on est en droit d'exiger d'un éditeur, en pareille matière.
Les Analectes néo-heliéniques, /"uWiVj par la société littéraire le Parnasse d'Athènes, et qui ont malheureusement cessé de paraître, ont aussi fourni un contingent précieux à ta littérature populaire; mais on y désirerait plus d'unité, surtout dans l'orthographe -encore mal fixée de la langue vulgaire. Nous ne savons si cette publication sera jamais reprise, mais nous ayons la conviction que si elle t'est quelque jour, MM. Nicolas Potitis et Spyridion Lambros, qui font partie de la commission et qui ont, l'\in et l'autre, récemment conquis le grade de docteur ès-lettres dans les premières universités allemandes, sauront imprimer à ce recueil une direction nouvelle et lui donner un caractère rigoureusement scientifique. M. Politis qui, tout jeune encore, a déjà tant fait pour la littérature et la mythologie populaires de son pays, nous semble tout particulièrement doué pour rem-