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petits détails de ceux de ses discours qui peuvent devenir utiles, et, si on ose le dire, classiques.
Nous avons principalement compulsé les journaux de Debrett et de Woodfall, ainsi que tous les autres rapports publics relatifs aux débats du Parlement.
Mais afin d'arriver à un résultat aussi parfait que possible , nous avons été assez heureux pour obtenir des renseignemens encore plus certains et plus précieux : M. Pitt lui-même a revu et corrigé quelques-uns des discours les plus importans; d'autres ont été soumis à ceux de ses honorables collègues qui , ayant eu le bonheur de l'entendre si souvent, ont été plus à même que qui que ce fût d'en faire ressortir les beautés, et de rétablir les omissions. C'est en faisant ce travail, long, minutieux et pénible, que nous sommes parvenus à pouvoir certifier l'authenticité de ces discours. Nous éprouvons une bien véritable satisfaction à donner au public cette assurance positive , et nous trouverons amplement la récompense de notre travail dans l'utilité qu'offrira cette collection de discours.
Cependant nous n'avons pu nous dissimuler
xiij que notre désir de conserver tout ce qui appartient à un orateur si célèbre, à un ministre aussi distingué , devait être soumis à des exceptions. Il est des discours de M. Pitt qui n'ont été prononcés que pour éclairer la discussion, d'autres pour l'établir; et toutes les fois que l'objet de ces débats a été traité avec succès par tel ou tel orateur distingué du Parlement, nous avons cru ne devoir pas abuser de la patience du public , en retraçant les idées du ministre qui ont amené à des discussions profondément traitées par M. Fox ou autres.
Quelquefois aussi, nous sommes fâchés de le dire, des discours que nous aurions eu tant d'empressement à reproduire, en raison de l'intérêt politique qu'ils présentent , n'ont pas été assez bien recueillis pour les représenter. Nos soins, bien souvent, n'ont pu nous mettre à même de rassembler , parmi des documens épars, une assez longue suite d'idées pour en composer un discours ; et le désir de ne pas altérer la vérité nous a souvent portés à ne point présenter un discours dont nous n'avions pas exactement toute la teneur.
C'est à regret que nous nous sommes vus
forcés, dans ces circonstances, dépasser sous silence des portions de discours où se trouvent éparses les idées les plus dignes d'attention. Fidèles au plan que nous nous sommes tracé, et ne voulant , en aucune manière , donner prise à de justes critiques, nous avons donc préféré avouer franchement notre insuffisance, espérant que la portion éclairée du public qui recherchera ces discours , nous saura quelque gré de nos Scrupules et de notre réserve.
En mettant en ordre ces discours, nous avons considéré, avant tout, l'importance de la matière ; les finances ont surtout attiré notre attention , et tous nos soins se sont portés à conserver l'ordre de ces lumineuses discussions.
Le développement des budgets nous a paru surtout mériter une attention particulière. Les discours qui en traitent ne sont pas peut-être supérieurs en talent à ceux qui se rapportent à d'autres questions; on peut même concevoir aisément que la matière , étant plus aride , ne donne lieu à aucun de ces grands mouvemens oratoires dont M. Pitt était tellement maître, et qui l'ont fait si souvent admirer : mais comme utilité publique , comme leçon pour l'avenir,
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nous avons cru devoir préférer cet objet, qui a tant de rapport avec le rôle important que ce grand homme a joué pendant plus de vingtcinq années.
Sans doute les questions de haute politique, de gouvernement et de principes constitutionnels n'offrent pas moins d'intérêt : mais ayant à représenter la manière dont M. Fox répond aux idées du ministre à ce sujet, et cet orateur, non moins célèbre par son talent, par ses vues patriotiques, et par sa constante opposition, faisant connaître les principes qu'on a établis, en les réfutant par des principes également frappans , nous avons imaginé qu'il était préférable de s'attacher uniquement à l'objet qui concerne plus particulièrement le chancelier de l'échiquier.
Toutefois avons-nous abusé le moins qu'il nous a été possible , des ressources qu'offre , pour un éditeur, l'usage des notes explicatives et des citations. Nous croyons que le public nous saura quelque gré d'avoir su sacrifier ainsi tout ce qui ne tient pas immédiatement aux discours que nous avons voulu lui offrir.
Ces observations, de notre part, nous ont
xvj paru nécessaires pour avertir le public, en général, du but que nous nous sommes proposé* Nous sommes loin d'espérer que dans un choix de ces discours, nous ayons pu conserver intacte toute l'éloquence d'un orateur aussi célèbre. Il n'est personne qui ne connaisse le talent de M. Pitt, son patriotisme et ses vertus. Ces qualités doivent à jamais rester gravées dans la mémoire de ses compatriotes; et il n'est aucun d'eux qui puisse oublier les services que ce grand homme a rendus à son pays, en le préservant des malheurs du siècle et dune contagion trop redoutable.
Quidquid ex agricotâ amavimus , quid~ quid mirati sumus, manet mansunimque est in animis fiominum, in œternitate tem* porum , famâ rerum. Nam, muitos veterum velut ingiorios et ignobiies oblivio obruet 9 agricotâ posteritati narratus et traditus, superstes erit.
(Tacitus in açric. )