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8'. M. loge coBvenaUe cPinfinmer la Chambre qaé le
pdQToir exerî^nt le GouyeaammeiaX act«id.de Iib^
. France^ a» ma^ pfofvooatkm, dirigé- de& hostiUl^
. . ; ecmtve iet jp^ersoDiies et lea pn^riétés de: ses sujj^s,.
ooQtre la s||pu)atioD des traités.^ et ea dépil des loi».
des natioas* S. H. a pris les mesure» convenablea pouf» yeager le»:
droits de son peuple, se reposattt sur Tappui de la.
*€hambre àei Commune».
S« H. a ks {dus poisaana motifs de oomjpter su» la
coopération de ses alliés, pour prévenir t'anarclii« et la confusion , et empêcher que la tranquillité de l'Europe ne soit troublée.
U. Pitt entre dans une longue explication sur la déclaration des Français, et fait la proposition :
■ Qu'iuie adresse soit faite à S. M. pour la remercier xde sa communication, et l'assurer du désir de la » Chambre de coopérer à tout ce qui sera nécessaire «au maintien des droits du peuple , et à la préserxvation de rhonaeur de sa couronne.
■Que sa Qdelle Chambre des Communes est persuadé*
■ que ce qu'eUe considère comme plus cbcr et plus
■ sacré, la stabilité de la cou^litution et la préser-'
■ vation des lais, de la liberté et de la religion, est' ' ■ compris dans la lutte présente', qu'en conséquence
> son zèle et ses efiurts seront en proportion de l'iiuj portance de celle conjoncture- ,
M. Fox prend la parole, et dit :
Monsieur, '
Je me lève dans uDecîrcoDstance aussi im-
* portanle , et sans rcdouler l'accusation de pu- j Billauiinité.dcrçgarder la crise actuelle comme,
I une des plus alarmantes. Je pense qu'il est da I ■ mon devoir, et envers mes commellaDS et en- ,
• versmonpays, deméprifier l'imputation d'être *' nn des admirateurs de la France , pour ne J
Di occuper que de la situation réelle de mon i f pays, entraioé à la guerre.
L'honorable membre quia proposé i'adressq
•ppuyé cette adresse , quelle que soit la différence de moD opinion et de la leur. Mais iu la Chambre est appelée à voter que les minis' très n'ont donné aucun sujet de guerre, pouf leur accorder indemnité pour le passé , et confiance pour l'avenir.
Examinons donc les causes réelles de guerre.
Elles ne me paraissent difTérentes en riet de ce qu'elles étaient sous Louis xiv et soou Louis îvi. Quelles étaient ces causes? non p^|U une insulte ni une oggression , mais le refus a~' donnersatisfactîon quand elle était demandée.1
Nous nous sommes plaints d'une attaque a SOS alliés ; nous montrons l'Europe alarnlé* par une augmentation de territoire; mais noU) n'offrons rien qui puisse être admis commâ réparation de l'injure, comme dédommage ment de nos alarmes.
On a parlé de demanderauK Ffançaisdep Ter leurs troupes de la Belgique autrichieuilï Mais si on entend cela sans que ce soit poHi l'Autriche uneconditîonde pais, certes, ceser^în une insulte telle qu'ils auraient tous les droîtfl à nous demander raison de cette condition.
Il en sera de même pour leur conquête en ' Savoie; nous n'avoas aucun droit à exiger pour d'autres puissances, ce qui ne serait pour la France qu'un sacrifice sans compensation.
Je regrette à chaque instant, en examinante cette question, que la Cliambre ne m'ait pas donné ]e temps de fuire am proposition d'un comité ad hoc, pour examiner les causes réelles de la guerre. Le résultat en aurait (té doublement avautiigeux, en ce que nous aussi bien que l'ennemi, nous aurions connu le point exact de la dillicidt«é; que nous aurions pu tous les deux l'apprécier à sa juste valeur, et que ta guerre prubableinent n'aurait pas été longue.
. Il y aurait beaucoup à dire sur le décret par lequel les Français nous ont déclaré la guerre. Mais n'avons-nous donc îameis vu sous l'ancien Gouvernement des déclarations ou manifestes établissant toutes les causes mauvaises ou bonnes d'une guerre? il devrait sans doute en être autrement.
, Avoir souffert que lord Gower restât à Paris après le 10 août, n'eût pas été reconnaître le Gouvernement qui devait succéder à celui-là, ftveclequel il y avait eu seistdon. D'ailleurs, quel est celui qui ignore que traiter ou reconnaître est hien différent. JN'avons-nous pas traité avec Philippe d'Espagne, comme Roi, au moment même que nousétions en guerre pour disputer sa succession.
La France n'a-t-elle pas traité avec le roi Guillaume m, comme roi, tout eu éfant en T. X. aS
( 586 ) guerre avec lui , pour lui disputer laccessioa au trâne d'Angleterre ? et la recounaissaoctf, qu'elle a fait de son litre n'a-t-ellc pas été unt des conditions de la paix?
Je conviens que de retirer notre ambassadeur n'est pas une cause suIBsantc de déclarer U guerre de U part de I» France; mais aussi peut-ou nier que traiter une nation d'uni manière différente des autres ne soit une soi d'hostilité
Sans doute rien n'est plus ridicule dans déclaration de la France que de nous repro-i cher de ne pas admettre ici ses assignats , c'est un objet de régularisation intérieure. Mais cependant est-il bien juste de dire que ce papier n'est rien , et que nous le refusons sous ce rapport, quand nous admettons celui créé par le chef des armées combinées, qui certainement a encore moins de valeur. Nous n'avons pas prohibé le papier d'Amérique pendant la guerre que nous avons eue avec elle. Sans douto nous avons le droit de le faire; mais je n'en vois pas le motif.
Le bilt concernant les étrangers n'est pas un motif plausible de guerre, et cependant c'est uae véritable violation du traité de commerce. On a dit que les Français avaient euxmêmes détruit ce traité ; mais en avons-nous fait l'observation? nous eu sommes -nous
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( 3»7 ) plaints ? Les Français n'ont pris ancune espace de mesure pour rendre la situation des étrangers eu France différente de eelle des Fran- . çais mêmes. I[s ont pris des mesures de sûreté, de police , et c'est ce que toutes les nations font. Chez nous, au contraire. le biU regardé 1 particulièrement !es Français. On a dit que !e» J Français ont demandé une explication à cet !
égard; elle leur a été refusée. C'est donc nous i et non les Français qui avons rompu le traité de commerce.
Mais , dit l'honorable ministre , les Français J se plaignent de notre conduite en apprenant l'horrible événement du Roi de France; et H demande si noua devons autoriser le meurtre, l'outrage aux principes de justice et d'humanité?
Non, sans doute, et personne plus que moi ( n'a ressenti l'horreur que tout être pensant ; doit éprouver de cet événement déplorable.
Mais il faut ici parler vrai; avons-nous borné notre chagrin à des expressions individuelles? Wavons-nous pas vu un message aux deux Chambres ? et je le demande , quel pouvaitétrc le but de négocier avec M. de Chauvelîn , avec Maret. avec Dumourier? Voulaît-on proposer des compensations, et avait-on l'intention de demander l'évacuation du Brabant ou de la Savoie, pour effacer celte tache horrible de
riiîstoîrÊ ? Je n'oserais jamais accuser peT- SOODÇ (l'une chose semblable; quand le crime a élé commis, toute négociation devait cesser. Je m'accorde au surplus avec l'honorable mîniiitre, sur ce que ce crime, quelque: horrible qu'il soit , n'est (las une cause de guerre.
Quand î';ii proposé d'envoyer un ambassadeur à Paris, cet honorable membre s'est écpîé: Quoi ! traiter avec des hommes qui ont accusé leur Roi ! Peu t-êtrc que si ma proposition avait prévalu, l'influence que nous aurions eue auprès de ce pays aurait pu apporter de grands chaogemeas à l'issue de ce procèft ■ fatal. ' I
Mais f DOUB dit-oa , on négociait sans que ce fût olijciçl. Je n'entends pas. je l'avoue , cette manière de négocier ; au surplus , on y a omi» un ternie, en ordonnant à M. de Chauvelin de se retirer.
M. de Chauvelin, ajoute-t-on, est parti le IcQdemaîn du jour où il en a reçu l'ordre -, il aurait pu rester huit jours , et pendant ce temps négocier encore. Quoi ! on trouve mauvais qu'un homme d'honneur recevant un ordre semblable, juge convenable de ne pas rester expose à l'insulte ; et peut-on considérer l'exécution ponctuelle de l'ordre qui lui a été donné comme une ofTcnsc?
Quand M. de Chauvelin s'en fut , el
(589) M. Maret d a p^s jugé qu'ï! fût iiutorisiê à négoeîer, les niinîslres ont chargé lord A^kland de négocier avec Dumourier. Eh bien , j admettrai cela comme une preuve de leor dé&ir de négocier. Cependant quesl-il arrivé? pès le commencement de la session ^ *quand j-aî prononcé le mot négociation , oii s'est écrié : Négocier ! nous sommes en guerre...
• Mais , dit-on , comment des ministres pourvaient-ils désirer de faire la guerre, puisqu'il est d'usage que ce ne sont jamais les mêmes qui font la paix. En adoptant ce princi[)c, p9ur lequel je ne vois aucun motif plausible « je dirai : Sûrement ceux qui cherchent à éviter ïa guerre doivent être encore plus louables dans leurs intentions.
- On a relevé une opinion énoncée, que cette guerre intéresse plus les rois que leurs sujets: Personne plus que moi ne respecte la monar-, Chie, et jamais on ne m'a eiitendu parler contre les rois. J ai dit, au contraire, que la monarchie était la pierre servant de clcif «i la constitution; )e veux dire une monarchie limitée. Mais , sans manquer de respect aux têtes couronnées , ne »erait-îl pas possible de cpacevoirque leiS| souvei^itis préférassent les monarchies rabsol^es à celles qui sont limitées , et que la résistance .^ue Ton a voulu apporter à Tétabliss^rtif^i^Qi^
France d'une monarchie limitée, au lieu deïi monarchie absolue , comme elle étiiit avant^l put avoir été la vraie cause de la combinaisoi ' de certaines têtes couronnées en Europe? Note ^souverain a été trop long-tempa assis sur v trône constitutionnel; il a joui trop véritablflJ ment de la liberté de son peuple , et l'exp rieuce lui a trop prouvé que l'amour do cfSd peuple est une plus forte défense que taifl les gardes pour vouloir tromper cet amourj et changer U*s limites que lui assigne la coo! litutîou. Mais les rois sont soumis aux mémo! faiblesses que le reste des hommes : ils peUTCni ^tre trompés. La liberté du Parlement n'esi»J teraît phis, si je craignais de dire ici haute-T" ment que d'indiscrets conseillers peuvent em-^ poiaonner leurs oreilles et corrompre leurs, cœurs. ^
Je crains que celte guerre, d'après touteKI ces considérations, ne Boit supposée être faiteque dans le but de rétablir la monarchie absolue en France, et pour soutenir plutôt la.
cause des rois que celle des peuples.
Toutefois , je suis bien aise d'entendre que, nous n'avons aucun traité avec l'empereur. Sk nous nous joignons à l'empereur et au ro^j di! Prusse, nous pouvons faire cause ct>m-^fî m une avec eux, ou agir séparément duos defc .
(59- ) vues isolées de faire une paix séparée. Si nous faisions cause commune, nous pourrions dire sans doute que nous avons été forcés à faire ce que nous ne voulions pas; mais l'effet n'en serait pas moins que nous verserions le sang de nos concitoyens, et que nous prodiguerions nos trésors pour une cause que la nation désapprouve, pour mettre les armées des étran-r gers à même d'établir une monarchie en France telle qu'ils la désirent.
Je sais qu'un exemple pareil fournirait plua d'argumens contre le mécanisme de notre constitution , que tous les écrivains qui en ont recherché toutes les fautes. Mais j'espère que nous n'aurons jamais aucun traité avec les pouvoirs combinés , sans qu'il soit clairement spécifié.
On nous a dit que nous avons reçu un af»
front qui aurait dû être vengé dans les vingt-» quatre heures. Cette exclamation est superbe sans doute; mais j'observerai que dans l'af- 1 faire de Noolka , l'aggression de l'Espagne était aussi positive que possible , et cependant nous avons été vingt-cinq jours à délibérer.
Je suis appelé en ce moment, comme membre du parlement, à donnera S. M. les moyens dej faire la guerre.ElIe es tcommencéc, ainsi j'y doe^-^ nerai mon appui ; mais ce sera sans partager
fSg» )
tous les rnuic raisonni;nicns des ministres,. Eans imiter les lui^mhres qui s'empressent de ■ Hecouder toutes leurs mesures : je me regarde toujours comme appelé à les surveiller; cnr par leur mauvaise admiiiistraMon.
ils nous ont cntralués dans une guerre pour laquelle il eût été mieux de consulter les intérêts et la digoilé «le la nation. Cette guerre peut être fatale à la uation , tout en augmentant la gloire de notre marine et de notre armée. Je pense que l'ordre donné i M. de Cliauveliu de quitter l'Angleterre, et la mesure prise pour cpipêcher l'importation du bled en France, sont de justes motifs de dire que l'assurance dounée dansl'adressc proposée sur la provocation à la guerre de lit part de la France est aussi injuste que fausse. La vérité et la justice sont toujours préférables aMX. plus belles phrases.
Je propose l'amandement suiv.int :
«Que nous apprenons avec Je plus vif cha-
■ grin que l'assemblée, qui provisoirement 9 exerce le pouvoir en France , a ordonné des «actes de rigueur contre les personnes et les
■ propriétés des sujets de S. M. Britanuique, et » a déclaré par suite la guerre à l'Angleterre et
■ aux Provinces-Unies :que nous assurons S. M- >que sa fidèle Chambre de» Communes em-
( 393 ) «ploiera tous ses moyens pour la seconder en » tout ce qui concerne Thonneur et la dignité » de sa couronne, et pour venger les droits de » ses sujets ; qu'elle sera toujours disposée à lui 9 accorder tout lappui en son pouvoir , en lui » fournissant les moyens de soutenir cette «lutte, de repousser les attaques contre notre 9 pays , et de forcer la France à consentir aux 9 conditions de paix qu'exigent la dignité de sa 9 couronne et la sécurité de son peuple et de 9 ses alliés. 9
L'amendement de M. Fox est rejeté. La proposition d'adresse faîte par M. Pitt est adoptée sans division.
riN BU DIXIEME VOXUME.