‹ Recueil de dissertations sur différens sujets d'antiquité, par m. Quatremére de QuincyChapitre 10 sur 17 · ET DES DETAILS ACCESSOIBES QUE RENFERME LA · texte numérisé non relu

ET DES DETAILS ACCESSOIBES QUE RENFERME LA

L'an alise des roomimens, comme je l'ai observe" dis Je commencement de celle dissertation , est l'opération in

à celle-ci une si grande étendue, si je n'avois éprouvé le

q lier le lejte de Diodore, et d'en appliquer le se™ à

les formes. Or on ne peut procéder en ce genre que partie par partie , on ne peut mardior i|ue pas à pas ; ec si ce procède rend U route plus longue, il la rond aussi plus sflre. J'ose me flatter d'ailleurs que la discussion partielle oui vient. Lr^Li iiii- lit i! , i.iL Ï: j: h- r :d'rcgcra beaucoup les moyens de remettre ensemble notre monument, et d'en présenter l'image entière et complète.

On peut distiller, dam la. d L -«ripiinn de Diodore de S i ci le, troi s ob jets s u scep il h I es d'Stre con sid cres S!? pa remen t : la thambti iifj\t.}le, .'c <h:irb>i ,jat la sap/ierUil , et l'allflagc nui trama loua tint m,:sse. Je vais parcourir, dans une description soinlniiire, ibiiiLin de Les trois objets, de manierc nue l'jjnrii;jj;ii[i.:i-, Ji. L-cliiirr |Hiisse embrasser plus

du goût dans lequel l'ouvrage fut exécute 1 .

Je divist-raicii troi- point! ttipii 3 riipnort à ta chambre sépulcrale. Ce! (rot-, [minis ii-mni k- genre de matière et de travail du innniiinrm . Ici dimcli-ioiis cl les proportions de son ordonna nu- , enfin l;i disposition et la. décoration du tout et des parties.

J'ai eu déjà occ;

lion de M. de Caylus. En voyant son dessin , on peut

truit en matériau* ordinaires , et rien n'indique qu'il ait eu l'idée d'une structure destinée à rouler sur un chariot, d'un édifice mobile enfin.

Ce mot toutefois contient l'explication du système de consLru'.liiili qui y l it impliqué. O:: lu pn.i voit l:.-.>'Mi sur un train de chariot, pourpre u-iiïnédf liabylnne enÉgypte, qu'un bitis métallique : toute nuire construction, exposée aux secousses de la route et aux intempéries de l'air, n'auroit point résisté. Lu pienc . l'édifice se serait décom-

pas en une consistante suffisante. Au reste, quoique le fait que je pose comme inaiiHmuhle, ne soit pas formeilemem énonce" par Diodore, sa certitude résulte de loules les notions partielles de la description. En effet, pour laisser de ctte les détails, je trouve que l'édifice peu! se réduire, quant à la construit i<m , à (mis parties : les murs, les colonnes e( la voûte. Or il est prouve par les paroles de Diodore, que la voûte éloit d'or, uLn-nii >jpupr> n^/iâ^.

que le gril qui li>rmoit Ici murs ttoit d'or, Jùunict ïr^praïr, et que les colonnes étoïent de même mêlai,

Maintenant, doit-on preodre au pied de la lettre le mot -?!<.~.:.': K' prime-; i] 'k 1 l"r:r puroi dus it;i(;w.\ tlri.-cs '. Cette

fois que l'on dut porter dans cet ouvrage la plus grande

de draperies, de metau* iirillans, de pierres précieuses, et ces reliefs colorés, et ces rinceaux d'acanthe tournant autour des colonnes. Un ouvrage d'orfèvrerie admet ei comporte un tout antre goût d'orner et d'ajuster, que celui dont l'architecture d'usage donne ordinairement l'idée. C'est sous ce point de vue qu'il faut considérer notre

monument, en rifl&bisjam encore qu'étant d'une petite dimension, on doit le juger moins comme une production de l'art de bâtir, que comme une enivre de décoration.

Sa largeur, en effet, selon Diodore, ctoit de huit coudées, et sa longueur de douze, li y a, je ie sais, quelque diversité d'opinions sur l'évaluation delà coudée et son rap-

,l";:n pif-J ci dern: ; J'Anviile est de ce nombre); M, de Caylus l'a réduite a un pied quatre pouces. Comme en général les écrivains anciens, en donnant [es mesures des înonumens, n'ont jamais tenu compte des fractions, et comme ils ont toujours porté ce qu'on appelle en calcul tomplt il/mi , il m'a paru qu'on pouvoir en faire autant,

tout-d-fait indiffère : :'m [k i::quci j'ai dnnn^à la lar-

lonnemens à deux diamètres et un peu plus d'espacement. Les deux petits dotés avoieut quatre colonnes, en comptant deux fois celles desangles, et trois entre -col on nemens d'.i-pi-Lj-pri:- ilebU dÎLiiii( lri:i l j I dciiii. I .e^, r riloiniL-s ^djari[ nu pied de diamètre, il est probable que la largeur du péristyle ou de la galerie, sous la colonnade, étoit la même S : déduisant donc au moins

iL-tui des i;iik'ries péri p; ère, cet espace, avec le diamètre, de la colonne, fait A pi'-J. retirés >ur in longueur; à quoi joignant les J pieds du foitiatm, ni) imuve que II chambre

large. Une peut, à cet égard, y avoir de discussion que sur de légère, frétions ; et comme . selon l'évaluation la pins probable de In coudée, j'aurai donne i notre édifice plutôt plus que moins, on no peu!, en aucune manière, supposer l'intérieur île 1," ekimbje .'épul-l.ilc plus spacieux que je ne le fais : net e<pjc.: éiiét .-nili..:-.:it pour contenir à

6 pieds sur 3. La éi;.|'L\-ic et lL-.i ;!ri[:urcj r^iieiLUS autour du LerLueii Jurent prerulrL' entjre m;e partie de l'espace

rieur, ni l'einpiaieii:LUt sullj^iiil pt'ur l£..!>I ir k lrjj:e ! L

reculée pour voir les tableaux qu'on voudroit y ranger.

Les colonnes étant d'ordre Ionique, elles durent avoir de 7 à 8 diamètres, c'est-à-dire, 7 à S pieds de hauteur, avec base et chapiteau. Donnant à l'entablement le cinquième do la bauteur de la colonne , on aura un pied et demi ; et, supposant, que la voûte aura eu le tiers de toute l'ordonnance, c'est-à-dire, de 3 à 4 pieds d'élévation,

l'ornement accessoire Je la de la voûte: ai on ie veut, ciriie l'Itvaiiun , à prendre du dessusdes Tut de ij à 18 pieds.

donné mi entie-co! armement unique de 10 diamètres: ce que ne permet pas de iLip]Mj.i'r. dans !i- siede d'Alexandre, l'ordonnance rc«n litre dont 11-.J l'arc h itMc. Si l'édifice ul'lc oflèit un corit p;irl;:ii , i,i disposition de deux colonnes

Le teste Je DioJore, qui se sert du nimW^to, et qui ilii irdt tB m5.qiiAx, ne permet pas mime de s'airélera. celle ll)p.>illèsc. Si Juin- il y uni (Ici colonnes le long lies flancs de l'édifice, il faut de toute nécessité admettre que leurs enirt-colonncmens furent égaux à ceini du front de l'édifice ; car rien n'eût été plus vicieux que celle discordance entre des parties semblables. Mais on voit, sansqu'il

de 10 pieds cniie ics colonnes es! inadmissible à l'égard d'une colonnade qui n'avuit que ifi pieds de longueur. Le nombre de deu\ colonnes mu iiouis ne pouvant se combiner, ni avec le lexle de Diodore, ni avec les lois de l'architecture, ni avec la disposition des flancs de ('édifice,

otfronti

etquil

à 1 pieds et demi , font 7 pieds et demi . qui, joints aux 4 pieds des colonnes, font 1 1 pieds et demi ; proportion nii'mc. aux fraaions près, équivalente à celle qu'on a portée à 1 3 pieds par forme de compte rond.

S'il est certain que le péristyle des fronts de l'édifice eut quatre colonnes, ii n'y a plus lieu à discussion :irr ffs péristyles des flancs. Les colonnes, dans l'architecture régulière, se distribuant nécessairement à espaces égaux, il

( >Eï )

ne s'agir plus que Je chercher combien de colonnes d'un picddcdiamélre, emparées en ire elles de deux pieds et demi, pouvoient tenir sur une longueur de r S pieds. Le nombre résultant est de lix colonnes, lejiijuirlk-s font 6 pieds, auxquels ajoutant cirai euEre-cnloimerncns à 1 pieds et demi, faisant 12 pieds et demi, on trouve, langueur totale , rfi pieds et demi; mesure égale, à une fraction près, à la mesure générale.

L'cdi:ice lîcoîc do:ic un parai liiiogram me environné de seize colonnes Ioniques, portant un entablement, sur lequel venoit retomber la voûte, comme le disent les paroles de Diodote . ià J( cWtjw/un. lit w.fj£.&.i mpl&M.. Cétoit sur ces colonnosquo s'éievoit le berceau métallique,

w dehors. En effet, il ne me paroi t pas naturel que la

mursen grillage qui composoient ie mcjdecette espèce de temple; c'est d'ailleurs aux colonnes à supporter le comble, et la voûre circulaire étoit ici le toit.

Le mur du mas étoit un rirai S or, c'est-à-dire, un grillage formé par une espèce de cordeau ,wï,i«i, trama tcxlûs.ce mot l'indique avec mut tri-s-giatide précision; et comme ce cordeau avoit , selon Diodore, la grosseur du doigt, on doit inférer de là qu'il s'agit d'u.ie véritable g.ille réiiculairc, au travers de laquelle on apercerait ce qui étoit contenu dans l'intérieur de la chambre. Les murs de l'édifice étalent donc aussi métalliques.

Autour de ces murs, et en dehors, rdgnoil In frise continue , où éloient représentés en peinture les exploits d'Alexandre : la chose peut se regarder comme hors de

dimensions de ces murs; ce qui le prouve encore, c'est que celle diiposiiio; i l: ck iuipplk.U;: .!■.: lû:.; ,I.o: s iequclse trou voit li pane. Puisqu'il yavoit quatre tableaux, il y un avait un Je ce côlé: louis i exigence même de celte porte, outre qu'elle établit et confirme la disposition des tableaux en forme de frise, fixe aussi la hauteur du tableau; ii passoit nécessairement au-dessus du chambranle de la yoi'.c. H ;':i:r ^ rappelle rn.i:.uciu.:;L ';uc h linr^.ir de j colonnes, et par conïc^i.c.it ecl lt> d« ^derici , éioltde 8 pieds, en donnant 6 pieds de haut a la porte, et déduisant encore

I mus du texte, i-l i c oui ;ir:>uu- ijue qu'en aiiliite.lur,- on appelle dtsfmcs, informel à celles qui se trouvaient au us les galeriei du temple de Minerve à Alignes. Je dis en tout point: car celles-ci, quoique de bas-relief, étoieiu colo.-iécï. sans doute puce que, n'ayant guère que trois pied, de liant, Ici ligures, pour faire plus d'effet à l'œil, eurent Iiomjôi dVtre relui ris sées de couleur. Je croirois que 11 même rainiis p.:l porter le décorateur à faire peindte les fripes de nrMre uioiiuinenl, et qu'il faut entendre dans son sens naturel le mot Grec m'uuoif. Des tableaux coloriés, dr.:i que j'ai delà ce occasion de ledire,

convennïent d'ail lt\ir-. lui'i^rlk-ii.t-iiieii ta une construction toute d'or.tt lirillantt: des plus riches couleurs.

L'éclat même de la matière , ainsi que si richesse, firent une grande parité de la décoration Je tout cet ensemble. C'est sur-tout par sun brillant i|ue se faisoit remarquer la grande couronne d'or placée, comme amortissement, au

aujourd'hui du mot bruni, pou réverbérer, comme elles le faisoierit, les rayons du soleil. Je façon à produire des

L'accompagnement. Je fû voûte consistait dans les quatre \ictoires J'or placées à ses quatre angles : je doute que ces Ir^Lji.ji aient en plus Je 3 pieJs Je haut ; mais les tropEu'LS i| ii'tik'ï porloieru, e: dont I.? composition accompagnai [icLireLi:-.cme]i;bL-eur[j!;:ii placée an centre, purent former une masse Je 4 ù ; pieJs Je hauteur.

La face de devant, ou le frontispice du monument (y ci <!,w I, Jrvh. à l« fn dr çert, AhwMtiw) . devoit réu-

[ lie i

brilhiik uine d'or d'Alexandre, d'où pen doi en t des festons

cet ouvrage étant de métal, et Diodnre disant que les colonnes Soient d'or, il est pioliiilik' uu'dkï <!iï un: 1 ccai postes , dura leur intérieur , de tringles métalliques en manière de faisceau, lequel étoit recouvert d'or plaqué, el que les rinceau» d'acanthe se déiachoient du fond de la colonne par une couleur de métal différente , comme aussi

ornement, il suffit d'indiquer s l'imiuu'naiibn toutes les ii-ssiiurtes qu'il voit l'un de la tnri-miijiit' . ou sculpture sur métaux, pour divei-ifu-r. miuncer ci multiplier les effets de la iiulicre et les proccJéidu travail. Je paiseau second objet Ij J;^ripl3un dr Diodu,*:. i. est -A- dire, au tliariul.

Cependant, si l'on rffTcch.it à la différence qui existe entre la nature pflrticu!k.-c d'un éJiiîic a.,: léger dans sa composition que l'étoit ce petit monument, et l'espice de

idcfleursisouslepéristyle on voyoit le tableau Alexandre dans son cfiar; et des deux cùlés

arlédela riche décoration dci colonnes. Tout

^jri ; " :

i e en co'nlrodic-

bois.

Si l'on veut, en effet, jeter un coup-d'ail sur Upfoncke i,

parties légères et isolées de l'architecture du haut. Dans un assemblage tel que celui qui dut avoir lieu pour former le chariot, on emploie des pièces de bois très- épaisse s, on tes lie et on les enchevêtre de toute sorte de manières, et rien n'ait plus solide. Je pense que le métal, si on l'eût employé à la bâtisse du chariot, eût été sujet a de graves înconvcniens ; cependant on no peut rien affirmer à cet

(ê "u' -bl le in d h lot «1 été l I

extérieurement un soubassement en saillie: M. de Caylus me semble lui en donner beaucoup trop, en portant sa longueur à 18 pieds : mais on ne sanroit trop faire remarquer combien cet aulitjuaûr J L-mlimuilL 1 nu u< les notions dans ce sujet. Pour avoir entendu e.ithnivcmtnt par le mot *&.t/.à.ay, ce que imus en i-ihI(]:k pin iWjf , et par le mot mnlifUAov, ce qu'on entend par fimitisplrt d'an éilifii, il a tout dénature, jusqu'au* propuitiuin et jusqu'aux me-

Diodore a dit que In nwiàe^avoit 8 coudées de large et ii de long. M. de Caylus n'applique cette mesure qu'à

trouve, comme il k à fn-u piL:i i- ilo l.-n^ à

PiUifice, sur 10 pieds 7 pouces de large : puis il donne i pied de plus pour le chariot, en loue z$ pieds de longueur. Certes, cetie proportion, t-'csi-à-dire, celle d'un t.Iiiîte ayant presque trois fois sa largeur en longueur, rôfuieroli seule l'erreur dont il Agit, si elieavoit besoin de réfutation.

Je n'ai point porté dans le (k's-in i n élévation la saillie du chariot, nuis j'admets volontiers qu'elle dut ître d'un pied : ainsi le train poi avoir 10 pieds sur ij;et si l'on donne aussi i pied de saillie au stylobate, le chariot aura eu une vingtaine de pieds sur 14 ou i j de large,

de [îrivoiîrt t'ti']i:iai-,l^ . ■ ;u;;ul mil, dans (.1 ■ k^.ription de la pompe Dim:v:-iaijii.j -.ii- 1'e..Il.ih:<j i'itifadelphe par Athénée (lit. v), ce nombre prodigieux de chariots beaucolosses, des antres, des édifices, des grnupesde tout genre, dis sinmcs mécaiiiqaus. Ce qui peut donc nous confirmer la vJrité des proportions qu'on .lonnc ici au chariot d'Ale.vattilre d'après DioJore , c'est la proportion même de ceux dont Athénée a donne les mesures dans la description qu'on vient de citer.

. Entre un grand nombre d'autres chariots, dont les dim rit, ion s ne sont pas énoncées, on remarque un char

longsur i; de large ;v.n. mire, iraiji<.' r nr six centshommes, longde = 5 coudées sur ■ { de large ; enfin un autre «quatre

Tous ces chariots, comme on le voit, sont, i quelques fractions pris, dans la mime proportion que celui qu'a décrit Diodore, c'est-à-dire qu'ils n'ont en longueur qu'un tiers au-delà de leur largeur; et celle proportion, quand elle ne serait pas [u:-ir- .v j';ir le (.-m. ■ Diodore, indiquée

de cela, que le chariot n'avolt que quatre roues. La proportion donnée par M. de Caylui, de iS pieds sur 10. c'est-à-dire, de deux tiers de plus en long qu'en large, produiroit entre les deu\ essieu* un étartcmelit préjudiciable à 1s solidité.

La chose la plus curieuse de ce train de chariot, et celle i P™ sur laquelle les connoissauces modernes nous donnent le moins de lumières, est le pivot mécanique sur lequel repoioit la chambre, et qui, l'isolant, dans presque Imite la superficie, du bâtis de charpente traversé par les essieux, mainteuuit lëJitke en équilibre, et le préservoit des secousses. Tout ce que Diodore nous en apprend, c'est qu'il etoit placé au milieu de la longueur,, et dans le point de

Âoit-tUe combinée! Quel en étoit le jeu! Ces! sur quoi chacun peu! deviser à son gré : M. de Caylus n'a touché

par le destin de la plapiht 2, Je quelle manière je suppose que ce pivot put être ajuste" : je pense qu'il rtoit .lans cette partie du soubassement qui fir.ïi..Lt lo train du chariot. Ce tritin de charpente étoit une sorte d'encaissement dont le fond, composé des assemhbges de bois les plus Forts, recevoîl dans une espèce d'écrou le pivot de métal solide

espèce, qui iormoil l'aire de la chambre et servoit d'assiette

De cette façon, tout l'édincu auroit rte solidement assis sur une sorte de trompe métallique. J'y vois l'avantage d'offrir nu plateau de la chambre un empalement spacieux.

large qui va néanmoins en diminuant , jusqu'à n'être plus qu'un point. Le pi v::i , L i..nt ;';il:je[ principal est de réduire au moindre espace possible le contact de l'édifice avec le train de chariot, ne peut se supposer que de deux façons. 011 large eu bas et recevant l'édifice sur sa pointe, ou, ce

qui, pour l'effet dont il s'agit, est [a même chose, large en haut et finissant en pointe : mais il me semble que celte

mettre que le pivot est mobile dans son écrou, e'esl-a-Jire, ou que l'édifice peut se balancer sur son pivot, si celui-ci est pyramidal et adhérent au liiiu: inférieur , ou que le pivot, adhérant par sa hase ou partie large au plateau supérieur, c'est-à-dire en pyramide renversée, se balançait avet l'édifitc dans l' Juron .lu bâtis de charpente inférieur. Il faut par conséquent -Lipp""<'r q^i i..; ,.|i.i', hi-l.ni Ivh- pentes ou les inégalités du terrain, l'édifice obéissoil à l'effort qui le faisoit pencher d'un cùlé ou d'un autre, il y avoit des

qui occasion noit la perte du niveau , et elles rétablissoient le niveau, au moyen de la mobilité du pivot dans son écrou.

très-incapable d'en produire les effets, j'insisterai d'autant moins sur cet essai de démonstration , qu'il me seroit plus difficile de satisfaire , dans un simple aperçu , ceux qui n: te payent pas de spéculation en cette matiire.

je l'ai dit, éloil renfermé dans l'encaissement du bâtis de

est ce qui , dans le dessin, forme le soubassement dont tout l'ajustement est imaginaire. J'ai pensé qu'il éloit tiis-

( ISl )

naturel de masquer par des pentes et des omemens loul le charron nage de ce train.

Mais il y a, dans celte partie du monument, des objets décrits par Diodore , et dont il me reste à rendre

» et les rayons Soient dores : les bandes étoient de fer. - Les moyeux d'or, ou laattêmUétda essieu-, âofcnt

» lance appelle iïbiae. ■•

'Il oj' ■Cul -P7' *SL/tî»5<V ng&tfy*, /»!» t%(p ÏLÎDIiW,

™ f jftiçra ^'yf, «ftyîi. T5. ^' àr> U r ™ Tj-yf';,™ Xfuirâ nî.TWJiiua5t, îljynuàfl Émirat JlttViai nCr'raT oJli£ XJtiï^sdaui,

Je ne diffère ici de M. de Caylus que sur deux points, doni l'un se rapporte a ia traduction et l'autre au dessin.

tendre le mot 7r*Ay>a,. Initia, elde te traduire parmam/j; «mot ne peut signifier que les parties latérales de la roue,

tant plus facilement, que, Diodore ayant décrit toutes les parties de la roue, savoir, les rtijûni, uifjbuïlc, tes bandes , ii D Vfunr1« nS ÎJtévMa, nrdjnw ou les houts des essieu*, toi b!&'vh> n ■Eftif^tun., il ne reste plus pour le mot 0*4.7111., /aura, que ce que nous nommons 1rs /unies, qui sont dans le fait les parties latérales , acception qui ne

un moins grand. I! est peut-fin; peu MU Je dire que l'ixnimtii its Êiùrjx représentoit une tîte de lion, puisque la tite Je lion elle-même, qui sans dôme servait de vis à l'essieu , fâisoil moins partie de l'essieu que Ju moyeu.

Du «lté .rien Je si facile à renJre par leJessin quels description de ces roues. Nonobstant leur délai I, en tout

quoi, en effet, cette sorte de roucdi&oit-eli/des autres ! Ètoit-ce par la forme ou il grosseur Je ses rayons ! ou étoit-ce simplement par l'étendue de son diamètre!

Je crois devoir entendre encore et représenter autrement que ne i'a fait M. de Caylus, le mot Grec jrCivn. Il traduit fir Jr lance ; et effectivement il ne fait mordre, dans son dessin, 4 ses gueules de lion, que ce qu'on peut appeler hfirtmt tout! sa traduction et son dessin ne me paraissent tendre que très-infidèlement la chose. Il me semble qu'il convient d'entendre et Je représenter une pique en son entier; et comme la sibène était une espèce Je longue liasle, j'ai cru qu'on pouvoit se permettre de la faire mordre par les deux têtes de liun a chacune de ses extrémités, de manière qu'elle servît Je lien et Je renfort aux Jeux essieux; ce qui me paroit avoir pour soi quelques autorites.

if me reste A rendre compte, est la moins importante, el

du laie Grec, mais rendre raison, par le fait ci dans la réalité, dp [oui et qui concerne l'attelage qui traîna le char dont on vient de recomposer lensemhle. Voici, à cetégard, les paroles de Diodore:

Tsijipui <fl" âVnat foflât, f*j,<ty -n-rÇo-siix 1 '' 1 Ç SU V«» ùm{£uno, nflaf». i/uiiai ll&a ïfiyv sfniStHiiitut, tics -reiJt 'Àmllat ifuitVt cîraj f$nt«li* K*j -citua^i, t-ïiAf- Asy4srV4 *n fôtia.n xa\ irii irelî'i^ittn» - ***.ços

l£r irtajinw (T^lr i£"p I )W'« miii.li j-p wrîi, mti Ji Tsi

t>L,,r' L ..- f f.'Jr'.T f-.77-.-.^i, r:.-./..-;, '- tf..„.'f.7'.r u'ito ji/gonm jviclut

•• attaché un quadruple rang de jougs, à quatre mulets

■• quatre. On avoit choisi (es plus forts et les plus hauts:

■ sonnettes d'or au* deux cotés de la mâchoire, et, autour ■■ du cou, des colliers charges de pierres précieuses.-

Le point tout-à-la-fois le plus remarquable et le plus embarrassa ni de cette description, est sans doute ce train

si nombreux Je mulets attelé! au cturiof. Les usages madernes ne nous prÔL'ir.cru a-.uuri L-.nnpL- d'un attelage si con si dérablc. e[ dès-lors nous manquons des inductions qu'on pourrait lirer de l'expérience. Il paraît que , dans

les occasions de multiplier les trains et les attelages de certains chars : les exemples rapportés plus haut , et tirés de la description de la pompe de Ptolémée Philadelphe, nous font voir quelle habitude on avoit de ces diars prodigieux par la masse, l'étendue, le poids et la grandeur de

Il y a peut-être, cependant, plus de difficulté à conce-

quatre timons. Et d'abord faut-il entendre précisément par ce que nous nommons limon, le mot Grec fifùt'. Êtoient-ce des timons dans toute la longueur, qui aurait été de jo à 4o pieds, ou étoient-cedes palonniers attachés avec des courroies! 11 parait que la longueur aurait été trop grande pour une flèche de bois, et que, par conséquent, les trois attelages antérieurs auront eu des limons mobiles attachés par des anneaux ou par des courroies les uns aux autres.

leroit de brancard, auront seuls été fixes et adhérens au chaînai étoit fréquent chez les anciens, sur-tout dans les qual'attelage étoit de seize de front.

de 11 pieds, à quoi ajoutant 1 pied ou 1 pied et demi

Je saillie de chique côté pour le soubassement nécessaire à l'empalement du l'architecture, on trouve que ia largeur de In masse h par en-bas, put cire de i y picJ^. Ainis ^.'uc porte à croire que le train du chariot, sur-tout dans [a partie inférieure de l'espèce d'encaissement dont j'ai supposé qu'il étoit formé, aurait eu, comme on l'a déjà dit.

En elTet, nue de, donnes <j«I doivent entrer dans l'apprécia.ion probable des mesures que nous cherchons , est sans contredit l'attelage dont il est question ; non qu'il puisse y avoir eu parité entre ia dimension du chariot , et l'espace que durent uccitper seize mulets attelés de front.

On sait que la moindre largeur qu'on onne dans les attelages, est 2 pieds par cheval: il n'y a donc guère moyeu de supposer moins de 30 ou 4o pieds à chaque rangée de

Dès-lors il n'y suroit rien d'invraisemblable à donner

près * j ii6 pieds à sa largeur, en y comprenant les roues.

d'environ 6 pieds de chaque cité (wjtj, la plaaiicn.' 1), A cet avant-train auroient tenu les quatre timon de la première rangée de seize mulets, et ces quatre limons auraient alors, comme on peut le voir, occupé, avec l'attelage, une étendue de 36 à 40 piedi.Voila comme je présume qu'un front aussi considérable a pu se raccorder avec les dimensions du chariot et avec celies de l'édifice.

Liiati:cd D, l

XM%fum/M1if : ce qui porte à croire qu'il faut entendre au pied de la leurs Je» qualifications de métal dont il use dans sa description. C'est ainsi , comme nous l'avons vu, que, parcourant les différentes parties des roues, ii dit que les bandes «oient de fer, et que les jantes et les rayons étoient dorés : m pi- w\â>ia. *nf tu xt»fôS\i iui.mMxfuo"fS'm' c'est qu'indubitablement ces pariies étoient de bois.

Chaque mulet portoit deux sonnettes d'or, c'est-à-dire, une de chaque coté de la mâchoire : cet usage paroît avoir été anciennement jT.i[i(jin : ci; Pi-riir. Aristophane, dans sa comédie des 6Vr':ou:/irj, en fait mention parmi les caprices qu'Eschyle avoit tirés pour ses décorations, des tapisseries Médiques. et il l'exprime par le mot nalWpe^es-

A l'égatd des colliers charges de pierres précieuses qu'avoient les mulets du char d'Alexandre, il fan: dire que cet usage fut assez général dans l'antiquité; on le retrouve sur un grand nombrede figures de chevaux. Ceux de Venise ont encore de semblables colbers ; ifs sont omet de petits fleurons de bronze modernes, qu'on y a rapportés en les

enlevé cera qui y furent primitivement appliqués, ei cet enlèvement ferait soupçonner que celle partie antérieure du collier pouvait contenir des objets précieux. Cet exemple suffit pour donner une idée d'uu génie de richesse et

iftm^w. dais ces va» de [lucide: ^

La conduite de ces mulets et [a manière de faire marcher ensemble et d'accord un attelage ainsi nombreux que

rnient faire naître plus d'une difficulté dans l'esprit de

dont cette matière Mioil susceptible. '

de mulets fut employé ici comme nécessaire, en raison du fardeau qu'ils avoient à tirer, ou si ce fut en vue d'aug-

fltnsi multipliés.

proii'malivement le poids de toute celte construction, résultat assez difficileà obtenir parle cubage, vu le genre de matière do.it nous avons dit que se composa toute la partie architecturale, formée, comme on l'a vu, d'or et de métaux fondus ou plaques: on ne peut soumettre toutes ces sur-

iequei les pleins se trouvoient avec les vides. P Toujours est-il certain qu'en ajoutant au poids de l'édifice et de tous les accessoires, celui du pivot sur lequel il portoit, et celui de la charpente qui servit de soubassement et de chariot, ce dut être un poids très -considérable, et que, sur-tout dans les chemins montueu*. il fut nécessaire d'employer au tirage un très-grand nombtc de mulets.

Maïs il est difficile de se persuader que la magnificence

du coup-d'ccil et le désir de donner à cette pompe plus d'éclat ne seraient pas entrés pour quelque chose dans la formation de cet attelage. Quant aux difficulté qu'il dut y avoir à le faire mouvoir avec ordre et régularité, deux considérations, indirectes à la vérité, mais toutefois les seules qu'à défaut d'une expérience hors de notre portée , nous puissions faire valoir comme décisives, me paroïssent offrir à l'objection dont il s'agit la meilleure

La première de ces considérations, dont j'ai déjà touché quelque chose , est celle de la grande habitude qu'avoient les anciens, dans leurs fêtes et leurs pompes religieuse*, de faire mouvoir de vastes machines, et de faire exécuter

lactique, et presque tout le monde y e'loit dressé- Des-lors

ainsi crue les hommes, à agir de concert et à obéir en grand nombre au signal des clisfs, raturaient sans embarras des mouveniens qui nous paraissent n'avoir pu se

La seconde considération, qui peut encore mieux 'ci~ soudre la difficulté de la.ctinduite et de l'action simultanée des soixante-quatre mulets, est que tout ce qui a rapport à cet objet, s'exécutoit au milieu d'une atmée, c'est-à-dire militairement. Si, comme on n'en sauroit douter, toute l'opération étoit soumise à une discipline formelle; si l'action générale , réglée dans ses mouvemens partiels, déperidoit d'un art à peu ]»L~ semblable à eniui qui préside aux évolutions et aux manœuvres des corps de troupes, on

conviendra que li chose fut bien autrement facile qu'on ne l'imagine, lorsqu'on n'applique à la manière de la concevoir que les moyens simples et usuels de nos transports et de nos attelages ordinaires.

Cette considération est encore propre à prévenir toutes les objections que font naître dans l'imagination la longueur et les difficultés de la route que dut parcourir ie char d'Alexandre.

En effet, ce ne fut pas une représentation de quelques heures, ni un trajet de quelques stades : le cliar, parti de Babylone, est arrive en Égypte; c'est un fait hors de doute,

.. Arrhidee (frère d'Alexandre), dit Diodore de Sicile, avoit employé" deux ans à la construction de cet ouvrage, - et iui-meme i! conduisit le corps du roi.de Bibylont en

du char, et, pour jouir plus long-temps de sa vue, on l'accompagnoii dans sa route. Il étoir précédé et suivi de corps de troupes qui lui faisoient un magnifique cortège, et il y avoit en outre des compagnies d'ouvriers et de terrassiers."

D- îr.i.n^Ti Je vais maintenant, pour terminer Les renseignemens " j! ."'^ " ultérieurs que l'on pourroit désirer sur la destinée du dAituiHlrr. corps d'Ale\andre, laisser parler M. de Sainte-Croix.

La pompe funèbre d'Alexandre fin une marche trioin- ['- f ■'■'■V ■•

Ptolémée alla an-devant de son corps en Syrie ; et l'ay»nt reçu des mains d'Arrhidée, il s'en retourna en Égypte. Apres la mort de Cratère, tué clans une bataille contre Eumène, partisan de Perdiccas, celui-ci résolut de porter la guérie en Égypte, pour en chasser Ptolémée, et pour te rendre maître <k !,i fimiilk J'AIrMinJrs ; ir- :n r -t,>ir. a sa disposition le corps de ce conquérant.

Tel est, en substance, le récitde Diodore.qui diflere en plusieurs points de celui qu'moh adopté Arrien, si nous pouvons en juger par l'entrait qui nous en reste. Selon lui, Arrhidée, ayant solu sa garde le corps d'Alexandre, s'avança , malgré l'avis de Perdiccas , vers Ptolémée , qui conduisit ce corps de Babylone, par Damas, en Égypte, après avoir surmonte tous les obstacles que Polémon.ami de Perdiccas, ne cessa de mettre à sa marche. Cratire étant mort, Perdiccas partit de Damas avec les rois, c'est-a-d ire, Arrhidée et les enlâns d'Alexandre., porta ia guerre en Égypte , et fut tué par les siens sur (es bords du Nil ; ce qui est confirmé par d'autres écrivains. Arrien parolt donc avoir cru iru'Ar.-liiJée i l'.ui liiirintiurement le corps d'Alexandre a Ptolémée , et que ce général n'avoit pas auprès de lui la faiiilll.- r:.y;ilt-, [pi'il > initia d'honneurs et de présens après la défection de l'armée de Perdiccas. Strahon embrasse encore un autre sentiment. 11 dit que Ptolémée enleva le corps d'Alexandre à Perdiccas luimême , qui l'amenait de Babyfone , et qui avoit pris la rente d'Alexandrit,i!jniic-.k'-KiiLi;L',Viriparet de i'Égypte.

une ile déserte où Piolémée l'avoir enfermé

£lien prittnd que l'enlèvement du corps d'Alexandre fui secret; que Perdiez, moins aiii nié par l'attachement

lémée le liorapa par un simulacre du corps d' Alexandre , mais qu'il envoya le véritable corps , sans pompée! sans celai, par des roules secrètes el peu fréquentées.

Ce récit. d'Élien est une fable qui n'a d'autre origine que l'habileté de l'tolurii-.c . ci l'adrc-js^ qu'il mit, en Syrie, a s'emparer du corps d'Alexandre.

Pausanias assure que n géaéral ayant rencontré des M.iLé.l:']::ii^ qji puitoicnt [e corps d'Afexandre a ^ïges en Macédoine, leur persuada de le lui remettre, et que, Éoiil.iriiiL.ïicrir ai. lii'cct <lc: Vi.u ■.■Ioniens , il l'ensevelit à Mcmphis. On aperçoit sans peine les Jeux cireur que renferment ces mots : elles en font commettre bientôt une

Ftolémée Philadelphe qui transporta de Memphis [e cer-

Quinte-Curce remarque très-bien que , peu d'années après la mort de ce prince, ce fut Ptolémèe-Soter, devenu maître de l'Égypte, qui effectua cette translation de Meinphii à Alexandrie. Sirabon en fine l'époque à l'instant du départ d'Arrhidée pour la Macédoine , immédiatement après la mort de Perdiccas.

On plaça le corps dans un endroit de la ville d'Alexandrie appelé Staa, c'est-à-dire, le Sépulcre, où il fut

ÎOIs.

enfermé dans un cercueil d'or. Par la suite, Ptolcmc'e Coccus , ou Parisactus, qui venoil de Syrie , l'enleva; mais

car il fioit déjà son rival de gloire. ?

Auguste aussi voulu! contempler les resLes d'Alexandre: il fit lircr 5i:n Lr:j , [:Min <.<:tciicH , l.ii mil mie couronne d'or, et le couvrit de fleurs.

Dion-Cassius nous apprend que l'empereur Sévère, ayant fait enlever de toutes parcs , du sanctuaire même des temples . beaucoup de livres mystérieux , ordonna de les renfermer dans le tombeau d'Alexandre, et défendit qu'on le montrât davantage, de crainte qu'on n'y lût ces livres. Depuis cette époque, on ignore ce qu'est devenu le tombeau d' Alexandre S. Jean Chrysostome en parle

comme d'un objet ignoré de tout le monde, c'est-à-dir», comme n'existant plus à la fin du IV.' siècle.

MÉMOIRE

Page 1