Ces dessins furent Taiis avec un pinceau, pnùâtle; cl
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de cet ilulriiliiL'iil, ['■■11 : ne- [>ll> li: iiiprciidie l|iii.'I|l: Juil use la difficulté Je conduire en grand, el du premier coup, un trait fin et itgtt, avec une couleur, sur un fond Je bois. Quiconque appréciera celte circonstance el la joindra
tomes ces données, la finesse ei la gronde légèreté du Irait ne pouvoient appartenir qu'aux maîtres les plus eïercés
: chose Jes plus inilr
traces de leurs procès. Si j';.v ( ;h à développer les résu tais de celte notion devant les maîtres de l'art de peindn je pourrois en fil ire ;,;rl]r qiLelii.ioi inj-.icljnas théorique!
recherches ei des éludes philologiques, je mt bornerai aux réflexions iiécessiiires pour jtsiifirr ma traduction littérale de celles des paroles de Pline qui on! rapport au genre Je finesse des dessins d'Apelles et de Protogcnes.
Nous savons fort peu de chose des procèdes de la peinture des anciens; mais ce que Pline a écrie sur Apelles, suffit pour prouver que la pratique et l'enseignement de l'art se divisoienl alors, comme a présent, en deux parties, le dessin et la couleur. Le dessin s'appren oit dans les écoles, sur des planches de buis, bois dur et compacte, sur lequel l'éponge effaçoit à volonté les essais et les fautes de l'étudiant. Mais avec quoi dessinoit-on ! quel instrument et quelle matière employoit-on î c'est ce qu'on s'est mis peu en peine de rechercher.
Cependant l'instrument en ce genre est d'une bien plus grande importance qu'on ne sauroit le dire. Ouï, l'instrument qu'on a été habitué à manier des le commencela manière de chacun, dès-lors sur le goiït général et sur . toutes ces modifications délicates dont l'art de peindre est susceptible.
mis dans sa main, et avec lequel il contracté l'habitude de tracer ses premières études, sa manière défaire et de sentir fut dirigée avec plus ou moins de force vers loi on tel autre genre. Un crayon tendre éloigne de la pureté du trait, et porte le goût vers l'effet et l'harmonie. Une pierre dure e! aiguë inspire la correction , la sévérité des formes, et détourne du sentiment de la couleur.
Nous remarquons que les écoles célèbres du dessin chei les modernes, celles de Florence, de Michel-Ange,
ment h plume dans les esquisses et les dessins d'étude; et il est hors de doute que l'habitude de cet instrument, dans ces écoles, esL une des choses qui expliquent ce goût héréditaire, et en quelque sorte exclusif, pour la correction et la pureté des contours. Les esquisses, au contraire, et les études qui nous sont parvenues des maîtres de la
la nature seule dut sacrer aux differens génies le choix des instrument qui étoietit le plus en rapport avec le but
du pinceau qu'il faut devoir à un autre genre d'exercice. Toujours es l-il certain que, pur l'effet de cette inimitié des deux procédés, l'étudiant qui s'est trop habitué à manier le crayon eu pierre dure, reste presque toujours étranger nus grâces du pinceau et aux charmes de la couleur.
Je ne sais si je me fais illusion sur les résultats qu'on peut titer à cet égard du passage de Pline que j'interprète; il me semble, toutefois, qu'il nous apprend que deux des
dcïié. est sans duuie le pi Jdtffidfc à manier , ei s'il produisit en effet un [rail d'une jj.uul? finesse, mmai/i tiraitatil, cela n'indique-t-il pas que le plus célèbre peintre Je l'anliquîlé, le plus versé dans la pratique du dessin, et qui ne passoit pas un jour sans s'y adonner, avolt pour habitude de destiner au pinceau!
Ce que je viens île dire d'Apelies, s'applique égale-
togenes nedevoir-ii pis avoir de l'ur! ,1e dessiner au pinceau, pour avoir riposlé sur-le-champ pur le dessin de la
encore pins fin ! car celle finesse Je Ir.iil au pinceau, ,| ( ie
h preuve et d'un prod iyls: i;a cxertici: ei d'une habileté: non
Vauroit il de la icmcriré i conclure de ces observations,
que l'usage des Grecs, dans l'enseignement et dans la prachosc. admise, ne seroir-il pas bien facile de faire voir
roit avoir sur les pratiques contraire! î Ne pourroit-on pas
ont les défauts qu'on reproche aux maîtres et ne seroit-ii pas permis d'expliquer par-ia entre la couleur et le dessin , qui paroit avoir existe chez les peintres de l'antiquité!
Mais je sortirais du cercle que je me suis tracé. Je ne crois pas mètre écarté de mon but par cette légère digression, si elle a pu faire sentir en quoi durent consister la perfection mécanique et la difficulté de l'art de dessiner au pinceau , puisque c'est la ce qui explique les parafa de Pline, ou du moins en justifie l'emploi.
Je prétends, en effet, que les mots/fnra'j et juiti/ij, par lesquels il relevé le mérite des trois dessins, sont des mots non-seulement très-propres eu eux-mêmes, mais qui ne
les jours dans les dessins de nos grands maîtres. Nous disons que la plume de Raphaël fut la plus fine de toutes: nous admirons tous les jours l'extrême finesse des contours à la plume ou au crayon de Michel-Ange ; et cette subtilité de trait nous charme, non qu'on l'admire comme qualité simplement mécanique, mais parce qu'elle ajoute un
grand prix à la beauté des formes, à laquelle elle contribue, cl parce qu'elle donne une haute idée de la sûreté et de la science du dessinateur , de lïmperturbabilite de la main.
Mais toutes les difficultés et tous les mérites qu'on admire dans des destins en petit, fails à loisir avec un trait préparatoire ci avec la plume ou le crayon, n'approchent
de vases en terre cuite peinte, sur lesquels se trouvent tant d'admirables dessins, tant de traits habiles et savans, tant de contours qui le disputent en correction aux plus belles statues, et qui furent toutefois l'ouvrage d'artistes obscurs, employés dans les fabriques de ces vases. On volt que le Irait de ces figures fut fait à la pointe du pinceau , du premier coup, et p;ir IVifn ■l'une li.diiiuJi: prodigieuse : car on pourroit défier le plus habile peintre d'aujourd'hui de faire à main levée, en ce genre, ce que faisoit le moindre barbouilleur de ces fjbriqucs ; tant la pratique du dessin est diverse à présent de celle des temps anciens.
Il y aurait mille leçons, uns doute, à tirer de tous
l'aune, que la finesse mécanique du traites! encore pour nous, dans ces dessins . et un objet d'admiration, et le caractère u;cn cralemenl distinctif de leur excellence.
C'est dans les plus beaux de cet vases, c'est dans ceux
des fabriques les plus irimmim-e,, et c'est aux figures du dessin je plus élevé" et le plus élégant, qu'on remarque aunt in plus grande légéreLcl de trait, la plut grande
aus^i tftstfparabla que dans les dessins de nos grands maîtres modernes. La chose s'explique touie seule A l'homme qui sait qu'en [oui genre d'an fa perfeclion qu'on appelle mécanique, cl lu perfeclion qu'il faut appe-
dépendance mutuelle.
i,i pâme iiiLLLii]iqi:e dt; sn:i art li la science qui dojl fa guider, et est celui qui en tllf-me temps a acquis par fa pratique la plus grande expérience. Or un Irait ftn et léger esl ie résultai toul-à-U-fois et l'indice d'une main tréi-esercA; ; et comme l'un ne va jamais sans l'aulre, il ne faut pas trouver étonnant que L'admira <!■■> .0:1-
J'applique tout ceci, en finissant, ativ dessins faits en grand et au pinceau par Apelles et par Frotogines.
(e plus fin, parce q
finesse du trait, mais qu'ils ne purent point ne pas la posséder au plus liatu degré.
pinceau, est la marque d'une eilrJniE habitude, d'une science assurée, d'une main ferme cl délitais, d'un ceil lirijiliïïituH'iiiciil iii.iL-, f( d'une liubileté consommée.
Je dirai qu'en se disputant, dans ces [rois figures, la prééminence en fa.il Je dessin , il émit naturel, dis-lors. que chacun chtrcliâi .i enchérir sur son rival du côté de k finesse el de lit léjtn i; , p:uc^ qu'il éioù nécessaire que l'homme ie plus enercé fûi aussi celui qui cù( 1a main la plus obéissante, le. pinceau le plus, délicat cl le plus fin, el parce que ce qu'on appellerai ici le métier, étoit tout-à-fait inséparable de l'art.
Je dirai crue les artisr.es et les amateurs purent admi-
moins comme mérite essentiel que comme attribut de l'essence même de ce mérite.
Dès-lors Pline, sans avoir péché tanin le Son sens, ainsi
se contenter de relever un des genres de mérite et de ces deu* peintres et de leurs trois dessins; il la pu d'aulant mieuï. que et: élnije ne signifie pas qu'il n'y eût rien auire chnse à y louer: il a pu le faire avec d'autant plus de raison, que le mérite qu'il relevé exista de fait, dans une progression quelconque, entre les trois figures; if a relevé ce mérite enfin , et parce qu'if étoit un des plus apparens pour le plus grand nombre, et parce qu'il étoit de nature à tire plus clairement exprimé par le discours.