‹ Recueil de dissertations sur différens sujets d'antiquité, par m. Quatremére de QuincyChapitre 16 sur 17 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Je ne ferai pas ici ie recensement de tous les critiques qui ont einliqué et commenté ie passage de Pfine dont il s'agit : le nombre en est infini , cl ce deuil deviendrait fastidieux. Cequi importe à l'interprétation que je proposerai,

primé la chose de la manière la plus strictement littérale (t); et. comme en ce genre aussi la /tllrt lar , ils n'ont fait sortir du teste de Pline qu'un narré vide de senset dénué de vraisemblance au <:<s ,n :i-.[..i : il.' i l- n.Tii i>re sont Poinsinet et Falcnnet. Les autres, avant suliitrdiMirié l'interprétation des parales de Pline ;i une cpini.i.i pins relevée sur l'objet

que le sujet de ce défi fût digne Je Jliiv grandi artistes ,

ils en ont cherché le motif dans la manière dont lui ont conçu qu'un tel débat pourroll avoir lieu et fine apprécié aujourd'hui , cl ils ont donné aux paroles de Pline une extension dont elles ne sont pas susceptibles. De ce nombre sont Durand, de Piles, Caylus, Meugs sur-tout, dont je

dernier lieu, l'auteur d'un article interprétatif de ce passage, dont il a déjà été fcit mention. CUam,r°t-

Ft d'abord, je ne crois pas qu'il raille beaucoup s Rendre *" en preuves pour montrer que le mot Rua, employé par Pline dans tout son nvir. t igniiio < jul--I i] m- ai: ire chose qu'un trait géométrique; cette méprise, si c'en est une de ia part des traducteurs, ne sauroit fire impulsa Pline, qui s'est

à chercher dans cet auteur lui-même le sens dé ses paroles, auroit pu facilement prévenir coite espèce de noo- WU. A la suite du mime passage qui nous occupe, il dit, en parlanr d'Apelles : Apclli fuit tilioqiïm pirpma tonsuttuda niwijitiim ttixi vccitf'nif! .//"j . ;i"n linetwi ttuc/ndo

auront artan. - Du reste, il eut pour hahimde constante,

n'ont vu dans ce passage, comme l'observe Winckelmann, que l'exercice habituel de la peinture, ne se sont pas fait des paroles de Pline une idée juste : Qt'ita pthlrt, dît-il, aura mi Itj joar; m, en, il n'y a ritu là dt rtmarquabU.

pose, comme Lin (-.v.Tcice mi^ d ;! ::n kurde du dessin et

terele», et il se peut que certains cette priienduc mtihode , nient i d'Apelles ei de Protogènes nuioii eu

(Li'i l' I ï^ii l l il i . Quant à la [injihoJe don: ou a

l'elle :

iï pasj

s'c'toit fui une règle ils pratïqu cîce, queiqu'occupe qu'il fût d'ailleurs, il faut I ikY i j u t C'^/l-IlC .[^i:::i|-..i.:iE u:i p.'n Jr- f:?: n'en font point pour tirer une barre ; mais u dessin, un contour de figure, exige au i de quelques moinens : Jonc lineu» duttre .

ne peut pas se réduire à la pratique de ligne (i )-

tiileffiawa qualth/ cota 0 ial ^ MÛJn

■'«voit Apellel le passage «ul

I[ est hors de doute qu'ici Battu» Juttrt signifie exclusivement ce que nous entendons en français par dtsàttrr, plis dans son acception spéciale en peinture; c'est-à-dire, renfermer entre des contours produits par un trait léger les formes des corps, et particulièrement la aiLifliturdiliaii du corps iiumain. Puistju'ici//;mim imtrc veut dire dessiner ou tracer avec un simple trait, sans ombre et sans coloris, les contours d'une figure, il e'toit tout simple d'imaginer que, dans le combat déc rit des deux peintres, il devoit être aussi question de contours de figure, et non d'un trait d'écriture ou de géométrie. Pline ne l'a point dit d'une manière expresse : mai;- éioi;-;l firn-miire que Pline, parlant des deux plus habiles peintres de l'antiquité se disputant la prééminence dans l'art du trait, nous avertît que ce trait étoit un trait de peinture et de dessin ! Quel écrivain moderne se seroit cru obligé d'en faire la remarque en décrivant une pareille lutte, par exemple, entre Léonard de Vinci et Michel-Ange [i)î

donc à M Je ».i ,.p...h,

( 4ot )

il 4 " ™ no» suHa ™i c de « qui fi, le sujet

du débat entre les deui peintres, nous a déjà indiqué l'espèce de mérite dans lequel ils purent se disputer la supériorité que les amateurs durent y admirer. Ce mérite se lioiC à beaucoup d'autres ; ii tenoit à des habitudes nu à des pratiques méconnues des artistes modernes, et il nous expliquer! p [ r

lorsque les autres ont cru devoir en étendra la signification jusqu'à la région de la métaphore.

l-'nui^Tic »»* ,o; s dissipée. Je passe à

de difficulté et d'obscurité : je veux parler de ce qui regarde la manière dont les trois traits ou les trois dessins furent exécutés, c'est-à-dire . disposes entre eux d'après les paroles de Pline.

C'est ici, en effet, que l'on aperçoit dans les traductions une grande incertitude, parce que les paroles de Pline présentent un douûle sens littéral, qui peut être recueil de lïntcrpruladoit veriliihle. L.[ prise pour un trait île ii^ifre.

A pelles prend un pinceau, extrace sm le fond mtte dt!a cou-

Haullalli pir taialam.] Voici où peut commencer l'équivoque : c'est au second trait. PmlBglaa, dit Pline, conduna

[Aih édite temiorem Iweam in Ma ipta faniit.] Ênfiif il semble que l'obscurité redouble au troisième trait ; A pelles en clFet, selon les paroles de Pline, coupa les deux Irttiti

épaisseur, le travail Je Protogines avoir, consisté à repasser avec lin irait plus menu sur celle épaisseur, et qu'enfin A pelles auroit encore trouvé moyen d'enchérir à: mail/, en refendant, comme le dit Fakonei, les deux teintes du trait par un trait teinté encore plus fin que chacun d'eux.

Certes, en aJnifliaii! qu'il l'iiju'^ril'jii contour de figure, et non d'un Irait il' écriture, il fini! avouer que le jeu de pinceau qui résulte de celle explication, a quelque chose de si puéril, que l'esprit se refuse à l'analyser. Apres le premier trait, il n'eût plus en- rrutsliîiii de l'art de dessiner, mais bien Je celui dé calquer ; et quoique cette légèreté dans

■-l'heure, soit, sinon un mérîle en soi, Ju moins l'indication d'une grande habileté de la main, il répugne à la raihommes se seraient disputé l'honneur d'un mérite qui, applique uniquement [selon le sens de cette traduction) à calquer un trait, n'eût vraisemblablement été ici qu'une adresse mécanique de nulle valeur.

Je ne m'arrêterai païi taire j.cnlr le ridicule de ce débat, qui eût consisté à couper un cheveu en trois ou en cinq; mais, en tenant toujours au sens ridiculement littéral des

paroles de Pline, il y auroit peut-cire une manière de décrire le jeu des irois traits, qui offrirait un peu moins d'absurdité, et que je dois exposer.

On pourroït, en effet, supposer ces mots "mil!,; if ta (Rua) susceptibles d'un sens moins absolu et moins positif S'il

comme dans cette hypothèse il auroit existé un intervalle quelconque entre les deux contours, le troisième serait venu occuper cet intervalle et séparer les deux traits.

Voilà une ciplitjimn moin. tHoiunOe peut-tire de la virile et du bon sens. On voit qu'alors ces contours, en les supposant praticables, eussent ressemblé à ceux qu'on fait lorsqu'on prend un pinceau n trois pointes.

Je doute que, pour être fîdcle au sens propre , et meme littéral , des paroles de Pline , il faille avoir recours à de (elles interprétations. De ces trois contours, en effet, un

copies servilcs; ci ce mer in- do finesse matérielle dans le trait, qui en est un ï.iih iki.ui: ln! s i|n il se joint aux autres, loin d'aller ici en croissant dans les deux contours sutvans, eût été de moins en moins remarquable, puisque ces

deux dernier! contours, simples et machinales ralliions du premier, n'eussent éié c[ii'nn travail de la main, tnurà-fail Indigne- J'eM-iler l' L : i:i'.iLilii:ii il:- Jeilï grands peintres

Je l'ai dit, je crois qu'un seul mol peur, en français, foire

es ides -lors terrain que Data, nui veut dire ligne, trait, ammr. veut dire, par la même raison, un Je nia, mot qui, Jons la langue de l'art, est synonyme des précédens. Il partit quele latin avoir peu de synonymes en ce genre, et Ihtta ou lioeamentum sont les seuls mots que Pline emploie : lima vouloil donc dire mi dessin- dans la langue technique de l'art.

Cela pose 1 , qu'on me permette de reprendre le récit Je Pline, en substituant an mot frrtrr, ligne . contour, au autres qui sont équivoques, le mot dessin, dont le sens est plus déterminé ; et il n'y a plus lieu à la moindre méprise.

ApHles voit on fond préparé pour peindre ; il prend un pinceau, tlfait sur crfjn,:,,:r:c niw fujj.Vnr. <M dessin d'uni grande finesse. !'nt««oic> ,:niv!, it sur le dessin JApcilts il ri: f lit,, me

ipfOern e plus grande finesse.

ce récit : tout artiste verra là Lis dessins, c'esMi-dire , ou trois figures dc-s.i nées l'une d'un cite, l'autre de i'autre-et la

mol Irak, cesse de l'être avec le mot dessin.

5 ion s littérales de ce passage.

Pline a dit in il!,: ijn..- J:i.\iut. Je pense d'aSnril

que l'oit peut Induii^ ! ii C ,'r.i k- n:v 111 le ni ift r i par sur telle ligne, comme d.:iu celle ligne . sur ,e dessin, comme dans et dessin. Si l'on pouvoil se permettre en ce sujet une légère métaphore, lu premier.: i-.lce t;ui te présenteroil à l'esprit d'un artiste, seroit que k- in j//,:, Jjr .y d'rjjùi, siguifieroit que le second lerui t auruit ét^ i.iii le premier , la chose ' 'entendue non matériellement, mnii moralement, comme lorsqu'on dit tous les jours qu'un dessinateur a fait son dessin siiric dessin d'un autre, c'est-à-dire d'après ce dessin. Dans ce cas, la figure de Protogcnes pourroil tire supposée avoir été une répétition plus ou moins libre Je la pose ou Je l'attitude ,'e ij ligure d'.Apjiics, répétition dans laquelle l'imitateur auroit toutefois employé sa manière et son style de dessin: cette façon d'entendre Pline correspondre» au dessin n.' i. Jim plL"

se prendre de deux façons, soif au simple, soit au figuré. .On dira que lu ilhi doit se traduire par les prépositions dans ex sut. en tant que prépositions de lieu, qui n'indiquent ici antre chose que la position du seeond trait ou dessin, dans son rapport matériel avec le premier.

( toi )

Eh bien, de quelque manière qu'on l'entende, on vi voir qu'il est tout autti permis de prendre [a Hntti de Piine pour un dessin de figure, que pour un Trait géométrique

Veut-on que in, exprimé parjar, signifie une simple po-

irail géométrique en relation avec le premier trait géométrique. Veut-on que ce soit simplemenr au-dessus; je suppose deux figures dessillées l'une au-dessus de faune, iVmpi.l comme dans la démonstration n.' i. Veut-on enfin que in exprime une position intérieure et signifie datai je place ce second destin de maniire que véritablement il entre dam le premier ; et l'on peut en voir la démonstration au même n." i. en supposant le contour de fa figure du steond Irait encore plus lias, et par conséquent plus intérieur. Selon toutes ces combinaisons, le teste de Pline dit ce que je lui fais direi il n'en résulte rien que de naturel, rien qui n'exprime la réalité d'une lut|e de dessin digne des deui grands peintres.

Passons au troisième Irait ou dessin, sur lequel Implication trop positive des paroles de Pline a jeté tant de ridicule. Comment entendrons-nous les mots qui y ont donné lieu, ffrlrô colutt limai «ait! L'absurdité de la première explication, c'est-à-dire, du trait dont l'épaisseur

montrée pour n'a voir pas besoin d'un supplément de pieu vei. Je crois avoir prouvé aussi à ceux qui persisteraient dans l'explication du moi itcari par iiattraeihn d'une ligne ou par un trait refendant deux trails accouplés et collatéraux ,

in à trois traits toncenrriques ou parallèles

doit vouloir dire ici, non pas rtitln h dit Fnlconet) deux ligne;, mais ou sur elles , la même explication i

sans celle retenue, on auroit hasardé quelques légers changeai en s, propres " lever ici iooiï équivoque. J'avoisen effet d'abord eu l'idée, en soupçonnant quelque altération dans le teste, de substituer au mot lasll les mots uaibis «ion util duxit; mais j'ai pris l'engagement de ne rien changer i la leçon reçue dans toutes les édition*. Je pense aussi que le mot employé ici au pluriel, Hiims, doit s'entendre des dem premiers dessins et non du troisième, quotqu'à la rigueur on put aussi bien appeler en latin un dessin

A la question, nu milieu et entre les deux figures précédemment tracées ; ce qui les divisoit : et alors j'explique et j'entends le mot mari dans le sens de ceux qui supposent trois traits concentriques ou collatéraux eu une

Mois fa seconde combinaison, A laquelle je n'aperçois pas l'ombre d'un'.' Jillruilu'. et iclle-d. Expliquant le mot strarc par totftr, de la manière la plus littérale, je me demande de quelle façon le trait d'une figure dessinée peut couper les traits de deux autres figures dessinées;

fit Ailles! I! prit une troisième couleur, c'est-à-dire, une

ton plus tranchant, et il dessina, ou dans Nnlervalle des deux figures au simple trait, ou sur leurs propres traits mîmes, une troisième figure dmit le trait, enjambant sur ceux de ses voisines, les coupnit réellement de différentes i, manières et en différens sens. Quiconque a vu de quelle façon un peintre met son tableau au trait, avant d'appliquer ses couleurs aux figures , de quelle façon , pour se rendre compte de chacune, il ta dessine en son entier,

s'en trouve plus ou moins coupée, a la démonstration de

La troisième figure dessinée par Apefies eoupoit donc réellement, et dans le sens le plus littéral, les deux autres dessins, Icnh colon tintas sicàt, et Pline décrit cet effet fort

propriété A son expression, c'est de supposer qu'Apelfes,

l'accord de ces troli dessins avec le sens littéral des paroles de Pline: et les démonstraii.ms ci-jointes en suggéreront beaucoup d'autres. Leur olijet es! de prouver ans yeilï , que Pline n'a dit qu'une chose simple ei raisonnable, qu'il n'y a que maniire Je l'entendre, et que. sans changer son texte, sans détourner ses paroles Je l'acception ordinaire, en les traduisant mot à mm, mais en choisissant, entre les deux trndmirons littérales du moi Ihltil celle qui se rapporte * la peinture et à l'an de dessiner, on trouve qu'il a raconté le combat, des trois traits avec autant de netteté que de précision, et de manière dont une pa-

fcnrtan traducteurs qui se sont crus beaucoup trop liés

des entraves de la traduction , s'étant imaginé que le texte de Pline ne cujlie:ii.il que des c.vii.-c^sions Ij^iirers . qu'il

( 4io )

fulloit y chercher une idée détournée du sens littéral, se soin liis-lors crut en droit de prendre mute liberté dam la manière d'entendre chic hinoiie, d'en arranger les clrconsiances , et d e*pliquer le mérite qui fui l'objet appareil! et réel du défi «lire les deux ariÏ5[es.

L'idée de finesse de trait (ce Irait entendu d'un prucrMééliatigeri celui de la délinéaiion) a paru . en conséquence, À ces deniers commcnliLa-urs, une ineptie que l'an ne devoii se permellrc d'attribuer, ni aux deux peintres Grecs, ni à IVcrivuiii Runiain. Débarrassés du soin de chercher à comprendre Pline, ils se sont occupés de celui de le justifier, en lui prêtant leur propre manière d'enlendre ce en quoi consista ce défi de finesse dans Je trait. Tous, depuis le premier jusqu'au dernier, c'esi-â-dire, jusété d'accord sur ce point ; savoir, qu'il ne falloit entendre dans les qualifications données par Pline aux trois dessins

L'opinion deVengs, dont j'ai déjà fait mention, passe encore toute liberté à cet égard. Il est vrai que ce n'est ni comme traducteur, ni, à proprement parler, en Commentateur, qu'il a touché celte matière. Dans son article du dessin des anciens, Menus a esquissé, en peu de mois, une théorie de l'art des contours chez les Grecs, et a prétendu que, selon les divers caractères que les artistes avoient à exprimer dans leurs figures, ils savoient varier et nuancer a l'infini les modes de leurs conlours ; qu'ils svoient beaucoup plus de tons que les modernes en ce genre, c'est-àdire, que leur Jiapoioa de contours éloir beaucoup plus

matique pour être applicable a tellement défigurée par son traducteur Français, qui n'a rien compris à ceci, que fauteur de l'article du journal dont pLirk : , et qui n'a lu Mengs quedans la traduction, l'accuse fort à tort d'augmenter Je nombre de cens qui cherchent la quadrature du cercle.

nion de tous les autres commentalei.rj P qui ont donne un sens figuré a celles des paroles de Pline qui ont pour objet

islam. 11 dit du mîme trait : Ftwl .miferm fmaas ani<::i:>l.i<<-"> ....'j, 1 . 1 Jl vi: L du ii ^- r : ■ I ik'isin : A!h a'krr r f!dildutro:sième:rW/™

Si l'on e.vcepie Carducci, qui, d'après l'opinion de Michel-Ange, jugra qu'il ■éagisniii ici d'un seul dessin dont le contour aurait àé dem fuis ri'louclié. tous ceuJi qui ont cherche à se flirt; uns- iJtï du nitrilc relevé par Pline

~ga«tt, avec Pétrone, Qi.imili™ , et Ckcron, qui. dans .. plusieurs endroits , joîiu Wifj/i'Mi s ilrfimiw, ,le maniera

- que, s'il ne les eonildire pus comme îles synonymes parfaits , il leur donne teperidanl nue signification très-

•■ approximative, comme qui iliroit èh'/smre et Mk,iliut, ■• Le sens que je donne au mot snliliiiuis , reçoit (ajoute

- notre, critique) une nouvelle force Je la circonstance où " il i-t employé , N :,//../:: .-f7,,. .i..- r.i i „■.•.'.' t ■/: ff l/J'li.iùl ;/

Je Pline un sens figuré qu elles ne sauraient comporter.

Apiès avoir ir.niii--'- . lIiiii^ f:i prciaiere partie Je cette diii li^sîoji , qu'on p. in itre pl i i raisonnable que les tra-

uuroit pas ninycr: . d::aj le -ccoa J point , dïtre p[as littéral que les commentateurs, et il "è tri.- aitdi raisonnable, c'està-dire, de donner au lente de Pline un sens que ne puisse rejeter ni dédaigner un artiste instruit.

SECONDE PARTIE

Le moi par lequel les interprètes que j'attaque oui imaginé de w-vii ï honneur Ae Plinl dans ce récit, est le mot sublilUns, qui s'y trouve employé Jeux fois. Comme co mot a un sens simple et un sens figure, dans le langage du l'an, à peu près de mime que noire mot Français filait; comme ce mot peut exprimer, soit partiellement, soit tout -à- la -fois , et 11 finesse mécanique ou matérielle d'un contour, et sa finesse sous le rapport moral, c'està-dire. l'ilihjSnce on la grâce de la forme, on s'est tout de suite jeté dans la région nlisiraitc de it. ijualificuioni morales , créées et multipliées par le goût ou le sentiment du beau, p.iur i-\]>Li:u^r !<•:. sensations diverses que fait naine h me d'un beau dessin, i'ii l'onséquence, selon

géométrique, il ne fut question, entre Protogènes etApelles,

sel™ eu* encore. l'Ii.ie na voulu e.jirjrner que ces sortes de qualités, puisqu'il s tu uni du mot lubtiSm, qui peut signifier l'ul^imcs J.ins un c.-,iU.,„r. aussi i>ien qu'unirait délié.

Mais, n'en dépList h .rs iruerprèiïs gratuitement officieux, Pline a usé deux fois aussi, dans sou récit, du mot Ittmil (liniitm JMiEM I ;«::h. ;lh il lenuiorrm tinetim) : or je ne sache pas que les mois U n ;iï I . liimitui. appliqués au trait d'un dessin, puissent iivurr d'autre sens qu'un sens matériel, celui qui se rapporte au peu dïpaisscur d'un trait, et ce que nous eïprimous par les mois menu, «iflrt.

Ugtr. d<Uê, f«. Si donc Pline a employé deu* fois le mol mbiilii, qui veut dire ta même choie, mais qui, à la vérité, peut, au figuré, signifier iltgiat.'A a deux fois aussi employé ie moi Huais, qui n'est susceptible d'aucune inlerprétation figurée.

El ici, je le demande, ie mot qui a rien* acceptions, l'une simple, l'autre figurée, peut-il faire changer le sens du mot qui n'a qu'une acception simple '. Je ne pense pas qu'on puisse l'accorder. La raison et la grammaire veulent, ce me semble, que le mut mais, qui n'a point d'acception m éta pbori que, fasse l.i loi au m;jt mbûlis , qlii a aussi une acception simple. L'expression figurée ne pouvant pas ici

naturel que celle-ci fasse rentrer l'autre dans sa signification la plus naturelle. Si le raisonnement et le goût, en peinture et en dessin, ne pouvoient pas s'accommoder de

que dé changer les mois de Pline , ou de déclarer son passage inintelligible.

Mais il me semble qu'on ne doit ni désespérer si vite de trouver du bon sens dans les notions de Pline, nï se

crits ; que moins encore doit-on , en laissant subsister les expressions d'un auteur, traduire sans en tenir compte, et regarder comme non avenus , les mots qui nous embarrassent. Cela s'appelle tospn h mai.

Celui de ce passage se laisse, selon moi, facilement dénouer, pourvu qu'on veuille bien juger les p.-jccdJs du dessin des anciens autrement que par les habitudes mo-

El d'abord, je prétends que Pline a en sur-tour en vue Je relever, dans les dessins des deux peintres, le mérite de la finesse matérielle du irait: ce à quoi l'on ne peut se refuser d'après les mots Mail et aiùlis qu'il emploie. Je veux montrer ensuite que cette ligirel-! graphique du irait dm être digne de remarque et d'admiration, s'il est vrai qu'elle dut être l'indication de lu plus étonnante habileté.

Pour s'en convaincre, il faut réunir toutes les circonstances qui aident à se faire une idée juste des trois dessins en question, et il carjitér iscr II- genre de mérite qui leur fut particulier.

i ." Le fond sur lequel ils furent traces étoit très-spacieux , ji; .lïul/Hni'fîi; ^ ;i;:i njus hisse à penser, quoique Pline ne l'ait pas dit. que les figures dessinée!

i." Les dessins dont il est ici question, ne furent point le résultat d'une élude faite à loisir, et dans laquelle l'artiste n'arrive que peu à peu à la pureté, i la finesse du trait; mais, bien au contraire, ils furent f.iiis ce qu'on appelle Jim sru! /H, les cireen-ilimce. Je- l'histoire ne permettant

pas Je penser qn'Apelles, au lieu Je dire se

suez long-temps pour se laisser surprendre, n'était absent que pour quelques instans ; il

«TOÎC été chercher A pelles sur le port pour lui ulliir Je vf 11 îi- f r h je r chez Lui.

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