MINISTRE ET SECRÉTAIRE D'ÉTAT AU DÉPARTEMENT DE LA MARINE
César-Henri, comte de la Ldzerne, lieutenant général des armées du Roi.
Signature : La Luzerne. — Adresse : rue Vieille-du-Tcmple.
[Les provisions rrde la charge de secrétaire d'État et de nos commandements et finances au département de la raaiine, dont était pourvu Charles-Eugène-Gabiiel de la Croix, marquis de Castries, maréchal de France «, en faveur de La Luzerne, portent la date du 28 décembre 1787. (Arch. nat., 0', 127.) Des lettres patentes du même jour nomment La Luzerne conseiller d'État. (Arch. nat., idem.) D'autres lettres également du même jour permettaient trau sieur comte de la Luzerne de signer les expéditions en comniandement, parce qu'il n'est pas pourvu d'une charge de conseiller secrétaire de nolie maison, couronne de France et de nos finances». Un brevet du même jour lui assurait une somme de 4oo,ooo livres'*'. {Idem.)
Le comte de la Luzerne fut remplacé, le 26 octobre 1790, par Charles-Pierre Claret de Fleuiieu '*'.
Le texte des provisions de Claret de Fleurieu est conservé aux Archives nationales (0', taS). Une note y jointe indique crqu'il ne lui a été expédié que des
(') Ces /ioo,ooo livres furent remboursées à La Luzerne, plus les intérêts à compter du 1" janvier 1791, par le décret du 6 février 1791.
^*) Il ne parait pas que le ministère de la marine ail reçu un titulaire au la juillet 1789. Voici ce (jn'a écrit à ce sujet M. Jules Flammermonl : «Quoiqu'il lut peut-être l'ami le plus intime du baron de Breteiiil, le duc de Castries écrivit le i3 juillet 1789, à Louis XVI, pour refuser de reprendre le ministère de la marine qu'il avait dirigé de 1780 à 1787; il dé-
clarait que la manière dont les alTaires avaient été entamées , et le terme où on les avait conduites , ne lui laissaient pas l'espérance de pouvoir être d'aucune utilité. (Arch. nat., K, i63, n° 18.) Les nouvellistes avaient d'abord attribué ce ministère à l'intendant de Laporte; mais dans une lettre datée do Paris le ni juillet, le correspondant de la Gazette d'Amsterdam annonçait que le ministre de la marine n'était pas encore nommé (numéro du ai juillet ).n Lajownéc du 1 tt judlet l 'jSg,
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provisions de cctlc charge, et des lettres de conseiller d'État». La démission de Fleiirieu est datée du la mai 1791 ; son remplacement n'eut lieu que le 17 mai. (Voir aux Archives nationales, €,70, dossier 68/i, une lettre de Thevenard, annonçant sa nomination h l'Assembiée. ) Une lettre du roi du même jour annonce à l'Assemblée que, irsur la démission de M. de Fleurieu, il avait nommé, pour le remplacer au ministère de la marine et des colonies, M. Thevenard, commandant la marine h Lorient';. (Arch. nat.. G, 70, dossier 684.)
Antoine-Jean-Marie de Thevenard quitta lui-même le ministère le 17 septembre 1791. L'intérim du 17 septembre au 3 octobre 1791 fut conflé à Antoine Valdec Delessart, ministre de l'intérieur <'>.
Le département de la marine comprenait, d'après YAlmaiiach royal pour ij8g (p. 227):
A. La marine., Les galères. Toutes les colonies françaises. Le commerce des Indes. Les îles de France et de Bourbon , et tous les établissements français au delà du cap de Bonne-Espérance. Les pêches de la morue, du hareng, de la baleine et autres. Les consulats. La chambre de commerce de Marseille. Le commerce maritime. Les pensions, dons, brevets et expéditions qui dépendent de ces départements.
B. Le commerce extérieur et maritime. — Les îles françaises de l'Amérique et tout ce qui regarde l'Amérique. L'île de Corée et tous les comptoirs étabhs sur les côtes d'Afrique. Le commerce des îles de France et de Bourbon, et des Indes orientales. Le commerce de la mer Méditerianée, ce qui comprend les Echelles du Levant et tous les Etats du Crand Seigneur, la Barbarie, les côtes d'Italie et les côtes d'Espagne dans la mer Méditerranée. La chambre de commerce de Marseille. Le commerce de la Hollande, d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, de Suède, Danemark, Hambourg, Dantzig et aulres pays du Nord, dans la Baltique. Le commerce de Russie.!