CONCLUSION
Nous n'avons pu prétendre donner, dans les pages qui précèdent, un tableau absolument complet de la convocation des États généraux de 1789, opération grave et difficile, à cette époque surtout, parce qu'elle bouleversait non seulement les esprits, mais encore les mœurs. Mille questions se rattachant à cette étude auraient pu donner lieu à de longs développements. Ainsi nous aurions pu mettre en évidence l'intéressante contribution qu'apporterait à l'histoire des Etats généraux antérieurs la masse de documents de tout genre <*) envoyés à la cour à la suite de l'arrêt du Conseil du 5 juillet 1788. Mais il faut nous borner.
La conclusion utile de cette introduction, c'est que la con-
'•' (tM. de Pastoret fournit des renseignements prt^cieux sur cette masse énorme de pièces et de mémoires dëpouillde par son père en 1 788, remise au Roi avec les notes dcslinëes à en faire connaître sommairement ia nature, renvoyée au garde des sceaux, enfin transmise à M. Neckor.» (floppor/ h la section du Comilé des travaux historiques, par M. Georges Picot, adopte par la section du comité d'histoire dans la séance du 6 décembre 1875.) Ce rapport a été publié avec la Circulaire du Ministre de l'instruction publique concernant le projet de publication des documents inédits relatifs aux Etats généraux du xiv' au A vu' siècle. Paris, Imp. nal., 1876, in-8"'(Bibl. nal., Le 1/7/4).
Les documents cités dans ce rapport sont conservés en grand nombre aux Archives nationales dans les séries dont nous nous occupons. Us tirent une réelle importance de ce fait que presque tous les bailliages, ou juridictions assi-> milées, adressèrent, en 1788 et même encore en 1 789 , de multiples copies des délibérations, procès-verbaux, lettres royales, etc., constatant qu'aux Ktats antérieurs ils avaient joui soit d'une députation directe, soit de certains privilèges qui intéressaient si vivement alors les provinces. Il serait presque impoesible, sans le secours de ces documents, d'écrire une histoire complète des Ktats généraux antérieurs au xviii* siècle.
INTRODUCTION. . clix
vocation des Etats généraux fut, en 1789 plus qu'à toute autre époque, une opération qui, par sou ampleur, touche à l'histoire de presque toutes les institutions de l'ancienne monarchie ; que les détails en sont demeurés jusqu'ici fort obscurs par le manque absolu de textes authentiques et qu'enfin la présente publication, même réduite comme elle l'est à tout ce qui n'est pas cahiers et procès-verbaux, apportera aux chercheurs un instrument de travail.
Nous ne nous dissimulons ni la grandeur de l'entreprise ni surtout ses difficultés, mais les imperfections que l'on ne pourra manquer de relever dans notre ouvrage trouveront peut-être, dans la complexité même des recherches, une explication et une excuse.
Armand BRETTE.