‹ Recueil de documents relatifs à la convocation des États Géneéraux de 1789Chapitre 204 sur 299 · PICARDIE, BOULONNOIS, CALAISIS ET ARTOIS · texte numérisé non relu

PICARDIE, BOULONNOIS, CALAISIS ET ARTOIS

Commandant en chef : Jean-Baptiste-Donatien de Vimedr , comte db RocHAMBEAU, lieutenant général des armées du Roi, commandant en chef dans les provinces de Picardie, Boulonnois, Ardrésis et Artois, ancien commandant de l'armée de Sa Majesté en Amérique et inspecteur général d'infanterie.

Signature : Le O* de Rochambeau.

[ffll n'y a pas de commandant en second dans cette province, où il se trouve deux commandants en chef, l'un en Artois, l'autre en Picardie, quoique, aux termes de l'ordonnance, ces provinces réunies ne fassent qu'un commandement, a (Les Commandants de provinces en 1788, Arch. de la Guerre, 1776, I.) D'après le même document, Rochambeau, avant l'ordonnance de 1788, recevait un traitement de 36,000 livres «tet de la province 6,670 et 7,800 hvres pour la tenue des États». La commission de commandant en chef de Picardie, Calaisis et Boulonnois (l'Artois n'y est pas cité) en faveur du comte de Rochambeau porte la date du 3 avril 1786. (Arch. naU, 0', i56, p. ^9^-)]

Commandant en second^'-) : Gaspard, comte de Sommyevre, lieutenant

général des armées du Roi.

Signature : Sommyevre.

[D'après les Commandants de provinces , année 1 788, le comte de Sommyevre était classé au nombre des commandants en chef et recevait, à ce litre, 3a, 000 livres, maximum du traitement des commandants en chef aux termes de l'ordonnance. (Arch. de la Guerre, 1776, L)J

0) D'après U correspondance conBcrvée aux Arclnves nationales, le ressort de ce commandement s^étcndait, en outre, aux bailliages de Montreuil-sur-Mer, Ponlhieu à Abbeville, Ham, ArJrcs et Saint-Quentin.

(*) Le comte de Sommyevre ayant reçu du ministre de la guerre l'avis d'aller en Artois, à l'époque de la convocation, écrit le 1 9 mars 1 7 89 : (t M. le comte de Rochambeau, qui commande en chef en Artois, est

à Calais; il parait que M. le duc de Guincs ira, dans sa qualité de gouverneur, pendant l'assemblée générale; si j'étais en même temps que lui dans les provinces, quoique y commandant en chef et que je sois son ancien, j'y serais à ses ordres, ce qui ne peut élre.n Le ministre lui répond de ne s'y rendre que lorsque Rochambeau sera de retour à Paris. (Arch. nat., B*, i5.) Les Archives de la Guerre conservent plusieurs lettres de Sommyevre (année 1789).

BOURGOGNE

Commandant en chef : Philippe-Antoine-Gabriel-Victor de la Todr do Pin de la Charge de Gouvernet, lieutenant général des armées du Roi, lieutenant général du duché de Bourgogne au comté de Charolois, commandant en chef pour le service du Roi dans les provinces de Bourgogne, Bresse, Bugey, Valromey, pays de Gex et principauté de Bombes.

Signature : Gouvernet.

[ Avant l'ordonnance de 1 7 88 , le marquis de Gouvernet recev ait un traitement de i3,344 livres, plus 97,000 livres de la province. (Arch. de la Guerre, 1776, L)

fril n'y a pas de commandant en second. n (Arch. de la Guerre, 1776, I.) Anne'e 1788. Voir ci-dessus (p. ^26 , note) la diflScultë soulevée par le parlement de Bourgogne, en novembre 1788, à propos de l'enregistrement de la commission du comte de la Charce , conunandant en second dans la province. ]

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