‹ Recueil de documents relatifs à la convocation des États Géneéraux de 1789Chapitre 26 sur 299 · LETTRE DU ROI AD PRINCE DE LAMBESC, GRAND ÉCDVER DE FRANCE · texte numérisé non relu

LETTRE DU ROI AD PRINCE DE LAMBESC, GRAND ÉCDVER DE FRANCE

relative à la proclamation des etats generaux.

Mon Cousin,

Mon intention étant que la proclamation des Etats généraux, que j'ai ordonné être assemblés dans la ville de Versailles, y soit faite avec la pompe et la solennité que cette cérémonie exige, je vous fais cette lettre pour vous dire de faire trouver à cet effet, demain matin, dans ladite ville, le roi et quatre hérauts d'armes en habit de cérémonie, avec les trompettes et les autres instruments de mes écuries, suivant et ainsi que le grand maître ou le maître des cérémonies vous expliquera de ma part. Je désire en même temps que vous donniez 'ordre auxdits roi et hérauts d'armes, ainsi qu'aux trompettes et autres instruments de mes écuries , de se tenir prêts à remplir, pendant la prochaine tenue des Etats généraux de mon royaume, les fonctions de leurs charges toutes les fois que le grand maître ou le maître des cérémonies les demandera de ma part. Sur ce , je prie Dieu qu'il vous ail , mon cousin , en sa sainte et digne garde.

Ecrit à Versailles, le 96 avril 1789.

[Arch. nat, 0\ 161, p. 98 et 99; minutes non signées.

ag avril 1789.

LETTRE DO ROI À L'ARCHEVÊQUE DE PARIS, RELATIVE À LA PROCESSION DITE DES ÉTATS GÉNÉBAUX.

Mon Cousin,

Ayant délibéré de recourir à Dieu pour lui demander l'assistance de ses faveurs célestes en celte grande et notable assemblée des Etats généraux de mon royaume, j'ai résolu qu'il soit fait en la ville de Versailles une procession générale où Moi et la Reine, mon épouse et compagne, serons en personne assistés des princes de ma famille royale, de ceux de mon sang, des grands olFiciers de ma couronne et des seigneurs qui sont auprès de moi ; je vous fais celte lettre pour vous dire que mon intention est que vous ordonniez qu'il soit fait une procession générale du très Saint Sacrement dans ladite ville de Versailles, au jour et à l'heure que le grand maître ou le maître des cérémonies vous dira de ma part. Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ail, mon cousin, en sa sainte et digne garde.

Ecrit à Versailles, le 29 avril 1789.

[Arcb. nat., 0', 161, p. 101 et 97; minute non signée.]

1" mai 1789.

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