‹ Recueil de documents relatifs à la convocation des Etats généraux de 1789Chapitre 115 sur 255 · SECRÉTAIRE D'ÉTAT AU DÉPARTEMEINT DE LA MAISON DU ROI · texte numérisé non relu

SECRÉTAIRE D'ÉTAT AU DÉPARTEMEINT DE LA MAISON DU ROI

Pierre-Charles Laurent oe Villedeuil.

Signature : Laurent de ViUedeuiL — Adresse : place Royale.

[On trouve, è la date du aS juillet 1788, les provisions nie la charge de secrétaire d*État, ayant le département de la maison du Roi, dont était pourvu notre cher et bien amë Louis- Auguste Le Tonnelier, baron de Breteûil, ministre d'État, chevalier de nos ordres, étant vacante par la démission qu'il en a faite entre nos

<*> Lm ChroMlogiÊ mmitèririU d$ froti 18 septembre an 1*' octobre i79i,etBerwiielê» (op. cit.) indique que Delesmrt fat trand de Moieville à dater du 9 octochargé dn portefeaille de la marine du bre 1791.

mains et qu*ii nous a supplie d'agréer, nous avons bit choix pour Ja remplir de notre amë et fëal Pierre-Gliarles Laurent de Villedeuil, conseiller en notre Cooseil d'État, et ordinaire en notre Conseil royal des finances et de oonuneroe» ^^K ( Arcb. nat, 0\ laS.) Des lettres patentes du même jonr lui permettaient de signer les expéditions en conmiandement. (/irai.) Il ne lui fut pas expédie de lettres de oonseillerd^État, (T attendu qu'il était conseiller d'État sfmes<r»ff.(/iem.) Le même jour encore il était délivré à Laurent de Villedeuil un brevet d'assurance de &oo,ooo livres , qu'il dut payer au iuiron de Breteûil. Les Archives nationales conservent les lettres patentes, datées de mars 178g, portant «rérection en marquisat de la terre de Villemenon [près Brie-Comle-Robert] en faveur du sieur Laurent de Viitedenil, ayant rempli depuis vingt-cinq ans, avec la plus grande distinction et on stie infatigable, les places les plus importantes de la magistrature et de l'administration, et ayant mérité notre choix pour une des chai^ de secrétaire d'État, qu'il remplit auprès de notre personne avec le même xèle et la même distinctions. (Arch. nat., X'', goSS, lettres enregistrées au Parlement, le 6 avril 178g.)

Laurent de Villedeuil avait rempli les fondions de contrôifsur géiéral des finances du 3 mai 1787 à la fin du mois d'aoAt de la même année. lÀs lettres de Villedeuil portant démission de cette place sont datées des 98-ag aoât 1787. Le roi le nomma, à la même date, conseiller d'Étal an Conseil des finances. (Arch. nat., K, i63, n" la et la*, autographes.) £n«i788, il avait aoi,ooo livres de traitement comme secrétaire d'État, plus 3,3oo livres comme conseiller d'État semestre. (Arch. naL, Dx^ 1.)

lie prédécesseur immédiat de Laurent de Villedeuil était irLouis-Auguste, baron de Brcteiiil, mardchal des camps et armées du Roi, chevalier de ses ordres*, qui occupait cette place depuis 1783 ^*K La démission de Lauroit de Villedeail est datéii du 19 juillet 1 78g. Il ne parait pas que le secrétaire d'État pour ce dépar-

(') Ces provisions ont été eoregistrées en h Cour des comptes le 10 octobre 1788 et on les trouve classées i nouveau dans le même volume , à celle date du 1 o octobre.

MM. Robert el Cougny ont consacré , dans leur Dictionnaire d«$ parlemenUùrei , les lignes suivantes à Laurent de Villedeuil : «rll était maître des requêtes ordinaire de Thôtel du Roi lorsqu'il fut appelé par Louis XVI, le ùj juillet ijSS, aux fonctions de eonh^ôleur général, à peu près équivalentes à relies de ministre des finances» (1. 111, p. 63a). Laurent de Villedeuil avait reçu la commission de contrôleur {jénéral à la date du 3 mai 1787 (cf. le texte de celte commission , Arch. nat. , 0\ 1 37 ); ses fonctions a ce titre prirent fin le 3 1 août 1 787, par suite de la nomination à ce poste de Claude-Guillaume Lambert de Gbemorolles , qui, d*après ces mêmes auteurs {op, eîL,

t. III, p. 1 5g), «fut nommé la même année (1787) contrôleur général des finances» et frexer(a ces fonctions sous la direction de Tarchevéquc de Toulouse, Loméoie de Brîenne, ministre, jusqu'au rtqfpel de Neeker en août 1 7^^».

t*) Signature : Le banm de BretaùiL Un brevet du roi., du so juillet 1788, accorda au baron de Breteûil , «dans la salle de son Académie royale de musique, la jouissance d^me loge , dite timbale, ao niveau de Torchestre du côté de la Reine «. (Arch. nat., 0\ ia8.) Une pièce carieuse concernant ce ministre est conservée aux Archives nationales, sous ce titre : «Situation active et paanve des aOaires dn baron de Breteûii» Il compte en particulier «trois années â 6,000 livres pour ia dépense de sa maison. J^ai, dit-il, à mon service : un valet de chambre, sa femme,

MINISTRES ET SECRÉTAIRES D'ÉTAT

temcnt ait éié désigné pour être adjoint, h celte date, au ministère Breteûîl- Broglie ^^K Le successeur réel de Laurent de Villedeuil fut François-Emmanuel de Guignard, comte de Saint-Priest ^*\ nommé le 19 juillet 178g; antérieurement à cette date, il avait entrée au Conseil d'État et par suite le titre de ministre dÉtat.

D après la Chronologie ministérielle, le comte de Saint-Priest aurait administré le département de la guerre du 1 k juillet au k août 1 789 ^^\

Les provisions de la charge de secrétaire d*État an département de la maison du roi, pour le comte de Saint-Priest, «rministre d'État, maréchal de nos camps et armées, chevalier de Saint-Louis, de Tordre impérial de Saint-André de Russie, et honoraire de celui de Saint-Jean de Jérusalem , le Roi lui octroyant Tétat et la charge de conseiOer en tous nos Conseils, secrétaire d'État et de nos commandements, vacants par la démission du sieur Pierre-Charles Laurent de Villedeuil » , sont conservées aux Archives nationales (0*, laS). A la même date, on trouve, dans le même rq[istre. les lettres de conseiller d'État pour le sieur de Saint-Priest et un brevet d'assurance de ioo,ooo livres pour le méme^^l Des lettres patentes da 97 juillet 1789 l'autorisèrent ffh ne signer que du seul nom de Saint- Priestn.

Saint-Priest prît, le 7 août 1790 , le titre de ministre de l'intérieur; il quitta le ministère le a6 décembra 1790. L'intérim du 94 décembre 1790 au a5 janvier 1791 fut confié è M. de Montmoriu, ministre des aOaires étrangères.

Une lettre du roi, datée du a 5 janvier 1791, annonce à l'Assemblée nationale frqu'îi avait remis à M. Delessart le département de l'intérieur dont avait été chargé par intérim M. de Montmorinn. (Arch. nat., C, SA, dossier 53 1.)

Deiessart était à cette date ministre des Gnances depuis le 3o novembre 1790; il quitto le ministère de l'intérieur le âo novembre 1791 pour passer aux Affaires étrangères.

Le département de la maison du roi comprenait, d'après XAlmanach royal pour ijStf (p. a3o):

A. La maison du Roi. Le clergé. Les affaires générales de la religion prétendue réformée. L'expédition de la feuille des bénéGces. Les économats. Les dons et brevets, antres que des officiers de guerre ou des étrangers, pour les provinces de son département.

B* Provinces et généralitis. S L La ville et la généralité de Paris. Le Languedoc, haut et bas, et la généralité de Montauban. Provence, Bourgogne, Bresse,

deaz laquais, deux servantes, dont Tune est fiiease, et m^a dooné Tanuée passée 1 90 aulnes de très bonne toile , deux chevaux et trois voitures,» etc. (Arch. nat. , 0^ 138.)

(» Cf. La journée du i à juillet ij8Q, par M. Jules Flammermont Cet auteur a donné, p. glixiu de Ylnlroduction, les détails les plus complets sur la formation de ce ministère.

'') Signatures : Saint^Prùst; U eomU de Saint-Prie$t; et après le 90 juin 1790 : Guignard.

^') Voir ci -après la note 1 de la page 36o.

(^) Le décret du 6 février 1791 ordonna le remboursement des /i 00,000 livres, montant de ce brevet de retenue, «à Francis-Emmanuel Guîgnard, ci-devant secrétaire d'État».

Bagey, Valromey et GeK^*^ Bretagne, le eomlë de Poix, Nararre, Bëam, Bigorne et NébooiaD. Picardie et Boaloonob. La gâiëralité de Tours. UAarergiie, qui eompreod k géiéraKtë de Riocn. La gëaéralitë de Moalim, qui eomprand ie Boorbonoaia, le Nifemais et la Haole^Marebe. SoÎMOiit, Orléans, avee k part» do Perche qni en dépend. Le Poitou, la Rodielle, qui emopreod b SaintiMige, k pays d*Annis, Brooage, les ties de Ré et d*Olén>n.

S U. La Guyenne, haute et basse, ce qui comprend les intendances de Bo^ deaux, Auch et Bayonne. La Normandie, qui comprend les génâttlités de Roaen, Caen et Alençon, et la partie de la province du Perche qui dépend de k généralité d*Alençon. La Champagne et la partie de k Brie qui d<^>râtd de la gMnlité de Ghàlons. La principauté de Dombes. Le Berry.]

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