CAMUS
La transcription des actes de la convocation de 1789 fut antoriaéc par un décret de la Législative, daté du 10 octobre i79i(^), mais elle offre dans son exécution de telles erreurs, bien qu'elle ait été collationnée avec soinl') au dire de Camus, que cette collection, très précieuse en somme, parce que la perfection de Técriture la rend d'une lecture facile, et aussi parce qu'elle a protégé contre la destruction ou les détournements de nombreuses pièces très intéressantes, ne peut rendre cependant de réels services que si on la contrôle avec les originaux conservés particulièrement dans B*, 1 à 90; malheureusement un grand nombre de documents ne sont plus conservés
(^) Voir ci-dessuB, au sujet de ces de lySç^qui sont aux Archives actnd-
rëpertoires projetés, la note 3 de la lement. Ce travail véritablement impor-
page Gixiii. tant sera une collection précieuse .
(*) Vergniaud, un des commissaires unique, qui fournira d^amples maté-
chargés de la vériGcatioa des Archives, riaux à rhistoire.D prononça dans la séance du 10 octo- <*> On trouve encore, dans qndqnes
bre 1791 les paroles suivantes : rrVos registres, sous forme de feuilles détacommissaires vous proposent d*auto- * chées, des notes de frais de vacations
riser par décret les travaux de tran- Cloués pour la eoHation des minvtes
scription des actes de la convocation et des copies.
INTRODUCTION. cmii
en originaux aux Archives nationales, soit parce que, comme rindique Camus, ils furent rendus après avoir été transcrits, soit parce que, depuis cette époque, ils ont été détournés ou détruits.
Les transcriptions de la série B m offrent encore un curieux exemple du peu de souci que Ion avait autrefois des classifi* cations nettes et précises. Les copistes employés par Camus abusèrent singulièrement du défaut de surveillance ; ils n avaient , semble-t-il, d'autre but que de multiplier à dessein les pages, et par suite les copies inutiles. Un grand nombre de documents ' identiques, par exemple, sont copiés un nombre de fois considérable, tels les règlements du roi des 3o mai et 37 juin concernant les dépenses des assemblées et les mandats des députés, certaines lettres ministérielles assimilables à des circulaires, etc. Parmi les minutes qui fournissaient la copie, il en était de valeur non seulement contestable, mais absolument nulle; par exemple, les projets de lettres des ministres, d arrêts du Gofhsefl et d autres actes qui furent réellement rédigés, mais que Ton retrouve ailleurs sous une forme authentique rédle et différente. On a transcrit toutes ces pièces au hasard, sans se demander ce quelles valaient Aussi qu est-il advenu? C'est que maintenant qu'un grand nombre d'originaux ont disparu, ces copies, par l'illusion de sécurité qu'eu donne la forme calligraphique, ont consacré de mauvais textes, pèle-mèle avec de bons textes, et il nous serait aisé de citer les multiples erreurs qui sont nées autant dés incorrections mêmes de la série Bni(*)
^^> Les copistes employés semblent les copistes aggravent le mal en de-
avoir ignoré les faits élémentaires de terminant inexactement les signatures;
rhistoire de la Révolution. II est très c'est ainsi qu*on relève (B m, Bordeaux)
fréquent de relever dans la série Bni une lettre du garde des sceaux, datée
des indications de signatures qui ne se du 7 septembre 1 789 , signée, d'après
trouvent pas en réalité sur les minutes; la copie, Barentin; une autre lettre
cxxvni
que de la croyance trop générale que Ion ne trouve aux Archives nationales que/ des documents authentiques et sûrs. Il faut, pour déterminer la nature et la valeur des textes de cette série, la plus patiente étude; les lettres des ministres surtout offrent de grandes difficultés, puisque, celles conservées en minutes n étant pas le plus souvent signées, il faut les comparer les unes aux autres, quand cest possible, et souvent même les rapprocher des procès-verbaux des assemblées pour être Gxé sur leur valeur.
On ne pourrait donc en réalité séparer ces trois séries de pièces Bm, i à 17/i; B% 1 à 90; G, iU à 13&; elles se complètent, se rectifient les unes par les autres, et c est grâce à ce contrôle mutuel des pièces elles-mêmes que nous espérerons mener à bonne. fin lentrepiîse qui nous est confiée.
Les divers Inventaires publiés jusqu'ici par les Archives nationales ne donnent de ces trois séries de pièces qu'une analyse sommaire, sans aucun détail des bailliages ou justices assimilées. Nous croyons devoir, pour ce motif, donner ici diverses listes des trois groupes les plus importants de documents concernant la convocation conservés aux Archives nationales. Les cotes que nous donnons permettront de retrouver aisément les documents à consulter.
du 1 7 septembre 1 789 porte la même erreur (Bill , ii , injme). Aatre exemple : on lit à la copie du procès -verbal de serment des députes d'Arras : les
sieurs Robespiem, avocat à Arrat ,
petit fermier à Magincowrt sur Cauehe»
La disposition des minuscules ne permet pas de douter que le copiste a cru que le célèbre orateur avait cumulé des emplois si divers, alors qu'une virgule
et une majuscule k Petit eussent édaird la chose. Un ^nd nombre d'oreurs semblables k celle<i ne peuvent s*eipiiquer que par ce fait que ce travail de transcription a dd être fait en grande partie par deux personnes , Tane dictant , Tautre écrivant La collation des pièces , en cette circonstance, ne rectifiait pas grand'cbose; on ne pourrait autrement expliquer certaines méprises.
INTRODUCTION
CXXIS
LiSTB SOHHAIRB, PAR ORDRE NUMERIQUE DE CARTONS, DES ORIGINAUX ET MINUTES CONCERNANT LA CONVOCATION, CONSERVES AUX ArCBIVES NATIONALES SOUS LA COTE B', i À 90.
Liasse 1. Dédaration du roi du 93 septembre 1788. Correspondance avec les premiers présidents et procureurs généraux ponr Tenregistrement de la dédaration.
Liasse a. tr Projet de lettres de MM. les secrétaires d'État aux gouverneurs des trente -six grands gouvernements. ^
— aux intendants de pro-
vince.
— aux lieutenants généraux
des bailliages.
Liasse 3. Instructions, r^Iements
du roi, arrêts du Conseil rela-
tib à la convocation (décembre
1788 à mai 1789).
Liasse h. Minutes des règlements
royaux relatib à la convocation
portant, de la main du roi, le
mot approuvé.
Liasse 5. Correspondance de De*
iessart avec Necker et Baren-
tin.
Liasse 6. Bèglement du 97 juin 1789 concernant les pouvoirs des députés et pièces annexes.
Liasse 7. Mémoires des curés à portions congrues et des ordres religieux. Saint-Bruno. Ctteaux.
Ordre de Malte.