‹ Recueil de documents relatifs à la convocation des Etats généraux de 1789Chapitre 7 sur 255 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

La con? ocation des États gënëraux do 1789 et les opérations de TA»semblée nationale qui ont été la suite de cette convocation sont des événements assez mémorables dans les fastes de la nation française pour que la postérité doive désirer de connaître tous les détails de la convocation, aussi bien que des opérations qui Tout suivie. Cette seconde portion de Thistoire de l'Assemblée nationale se trouve dans ses procès-verbaux et dans les pièces manuscrites et imprimées que j'ai rassemblées aux Archives nationales avec le plus de soin qu il m'a étë possible.

Par rapport k la première partie, ou à l'histoire de la convocation et de la députation, il s'en trouvait une portion dans tes procès-verbaux d'élection des députés dont l'Assemblée avait ordonne la remise à ses Archives. Mais cette portion d'histoire était extrêmement incomplète, d'abord parce que tous les députes n'ont pas été exacts à satisfaire aux décrets qui leur ordonnaient de remettre leurs pouvoirs aux Archives; ensuite parce que plusieurs ont pensé que les décrets de l'Assembla no les obligeaient pas à remettre les cahiers dressés par leurs commettants, et de fait ne les ont point remis; en troisième lieu, parce que les procès-verbaux d'élections et les cahiers ne sont pas à beaucoup près la totalité des actes relatifs à ia convocation et à la députation. Dans la plupart des bailliages, ces deux opérations ont donne lieu à des mémoires, des lettres pour consulter les ministres, des décisions, des réclamations, etc. Les opérations des bailliages secondaires ont donné lieu h des actes du même genre, et presque aucun de ces actes n'avait été remis aux Archives.

modifications {sites dans le dassement pent qu'à Taide de longues recherches

et la cote des documents , particulière- savoir à quds cartons ou registres ren-

ment sous Tadministration deDaunou, voient les anciennes cotes,

rendent ces tables, qui représentent Voir, sur les modifications relatées

plusieurs années de Ira^il, absolument ici, Tintéressant recueil de MM. Lan-

inutiies aux travailleurs. Aucune con* glois et Stein (Archivée de tHùtoire de

cordance n'ayant été établie, on ne France, p. a).

INTRODUCTION. cxxv

Presque tous les actes se trouvaient rëuoi's dans un àépéi forme par M. le garde des sceaux Barentin. Les procès-verbaux d'élection et les cahiers tant des bailliages principaux que des bailliages secondaires lui avaient été fournis en expédition par les grands baillis et leurs lieutenants généraux; beaucoup de mémoires et de lettres lui avaient été adressés; celles mêmes qui avaient été écrites aux ministres avaient été remises à M. le garde des sceaux; les notes des décisions et les minutes des réponses s'y trouvaient jointes.

Instruit de Texistence de ce dépôt, je demandai à Tarchevéque de Bordeaux, successeur de M. Barentin, qu'il me permit de prendre la copie des pièces qui seraient nécessaires pour compléter le dépôt de f Assemblée nationale. Il y consentit en me demandant pareille communication des pièces qui seraient dans le dépôt de TAssemblée et qui ne se trouvaient pas dans celui de la chancellerie.

Ma demande avait été faite dans le temps que l'Assemblée tenait ses séances à Versailles. Le transport de TAssemblée à Paris et divers événements qui suivirent en retardèrent Feffet Au mois de février 1790, j*eus occasion d'apprendre de M. Valdec Delessart, maître des requêtes, l'un des commissaires qui avaient travaillé à l'examen et au rapport des questions relatives à la convocation, qu'il était chai*gé du soin de veiller à Tordre et à la conservation du dépôt de la chancellerie, auquel on avait donné pour garde particulier M. Rondonneau, secrétaire de la commission établie pour décider les diflScultés relatives à la convocation. Le dépôt était établi dans un logement dépendant de l'abbatiale de Saint*Germaindes-Prés; M. Rondonneau était chargé de mettre l'ordre dans les pièces et d'en faire des répertoires. Après avoir jeté les yeux sur la quantité de pièces qui étaient dans le dépôt, je sentis l'impossibilité de se contenter de ce que j'avais projeté d'abord, et qui était uniquement de faire faire des copies des pièces qui manquaient aux Archives, afin de les insérer dans les liasses déposées aux Archiva*^. Je vis que les copies dépasseraient de beaucoup le nombre des pièces originales et je conçus la nécessité de faire le travail dans un genre tout différent

Le seul parti à prendre me parut être de faire copier l'universalité des procès-verbaux, actes, mémoires, etc., déposés tant à Saint-Germain qu'aux Archives nationales, selon l'ordre des dates relativement à chaque sénéchaussée, bailliage, etc., soit que les originaux se trouvassent, ou Don, déjà déposés aux Archives. Ce plan a été exécuté. Chacun des

cuvi CONVOCATION DBS ÉTATS GÉNÉRAUX.

carions du dépôt de Saint-Germain a été transporte successivement aux Archives. Les copies ont é\à faites sous mes yeux et coUationnëes sur les originaux* J'ai fait succéder les sénéchaussées, bailliages, etc., les uns aux autres conformément aux listes imprimées (a* édition de Tlmprimerie royale); la table chronologique des pièces relatives i chaque bailliage, sénéchaussée, etc., est en tète après le nom du bailliage; lorsque les copies seront achevées, mon projet est de faire faire des répertoires par ordre alphabétique des personnes, lieux et matières dont il y est parlé (^). Une note marginale indique celles des pièces copiées dont les originaux ou les expéditions authentiques sont aux Archives.

Paris, aux Archives nationales, le ao juin 1790.

Page 1