Cong. de Rome et Rev. de Chir ., 1894, p
des uretères, — la dénudation de ces canaux pouvant produire des accidents de sphacèle; — le trigone est alors retourné en dedans et fixé à une incision longitudinale portant sur le rectum ou sur l’S iliaque, à l’aide de deux plans de suture : un plan muco-muqueux, un plan musculo-séreux. Le rectum devient ainsi réservoir urinaire; dans la plupart des cas, il est continent, conservant Lurine deux ou trois heures et sa muqueuse supporte bien le contact de l’urine.
Ce procédé présente encore sur les anastomoses uretéro-intestinales l’avantage suivant : l’uretère a son intégrité parfaite; son sphincter au niveau de l’abouchement vésical, la disposition anatomique de cet abouchement sont conservés ; cet uretère est fixé au niveau d’une portion de l’intestin, peu mobile, très accessible au chirurgien pour l’opération et pour les soins ultérieurs, qui ne renferme habituellement que des matières solides et où les processus microbiens sont peu actifs. Tout semble donc concourir pour que les résultats immédiats et éloignés soient parfaits; une suture solide assure la guérison opératoire; le sphincter urétérovésical défendra le rein contre l’infection ascendante.
Quelques modifications au procédé de Maydl ont été proposées. Tuffier (1) dissèque le trigone vésical et dégage les uretères, il attire ensuite l’S iliaque par une incision médiane située au-dessus de la vessie exstrophiée, et la rend extrapéritonéale en suturant son revêtement séreux au péritoine de la plaie. Le trigone étant implanté dans cette portion d’intestin, on réunit les deux incisions et on ferme la plaie au-dessus du tout.
Gersuny (2) sectionne l’S iliaque entre deux liga-