II. Extrait glycérine filtré sur bougie de porcelaine
Expérience 14. — Lapin, 1,770 gr. reçoit 3 cc. 5, correspondant a 0 gr. 16 de muqueuse. Survie.
Expérience 15. — Lapin, 1,880 gr., reçoit 7 cc Survie.
(0 gr. 3).
Expérience 16.
(0 gr. 50). Survie.
Lapin, 1,910 gr., reçoit 10 cc. 5
Expérience 17. — Lapin, 2,170 gr., reçoit 14 cc. (0 gr. 67). Survie.
Expérience 18. — Lapin, 2,250 gr., reçoit 21 cc., 5 (1 »r ) Survie. ’ K a >'
Expérience 19. — Lapin, 1,860 gr., reçoit 32 cc. (1 Survie.
gr. 5).
Expérience 20. — Lapin, 1,620 gr., reçoit 43 cc. (2 gr ) Survie. ^ v g,
Expérience 21. — Lapin, 1,770 gr., reçoit 43 cc. (2 gr.). Survie.,
Expérience 22. — Lapin, 1,900 gr., reçoit 52 cc., 5 (2 2 5). Survie.
çr.
Expérience 23. — Lapin, 1,910 gr., reçoit 63 cc. (3 gr.). L’animal présente après l’injection des contractions toniques suivies de tremblements fibrillaires ; dyspnée intense.
Mort dans la nuit suivante.
Expérience 24. — Lapin, 1,440 gr., reçoit 72 cc. (4 gr.). A noter quelques convulsions après l’injection de 35 cc.; puis l’animal redevient calme. Quelques heures après l’injection, l’animal a une dyspnée intense, il se couche sur le flanc.
Mort dans la nuit suivante.
Expérience 25. — Lapin, 2,060 gr., reçoit 90 cc. (5 gr.). A noter quelques convulsions après injection de 20 cc.; nouvelles convulsions suivies de dyspnée après 65 cc. ; la dyspnée réapparaît de plus en plus intense après la fin de l’injection, l’animal se couche sur le flanc.
Mort dans la nuit suivante.
Si nous récapitulons nos expériences, nous voyons que pour l’extrait aqueux, la dose de 4 gr. en dilution à 1/10 est toxique; et que la toxicité varie suivant l’état de dilution puisque les animaux résistent à 2 gr. en dilution à 1/15.
De plus, la toxicité varie infiniment suivant le procédé de filtration utilisé; le filtre de porcelaine retient une grande partie des principes actifs et l’extrait obtenu par ce procédé a paru, d’après nos expériences, 12 fois moins actif que l’extrait filtré sur papier.
Les animaux injectés avec de l’extrait, aqueux ont succombé immédiatement, ou presque, après l’injection; à l’autopsie pratiquée aussitôt après la mort, on trouvait des coagulations intra-vasculaires s’étendant parfois jusqu’aux veines sus-hépatiques. L’action toxique immédiate de l’extrait de muqueuse intestinale est donc une action coagulante, et la chose n’a rien détonnant étant donné le
pouvoir coagulant très actif que possèdent les extraits de
r f i°le’ Ula’ nruscIes> capsules surrénales, etc. (1) e aU est encore confirmé par nos expériences 11 à
n°U* rend0ns le sanS des lapins incoagulable par mjection intra-veineuse d'extrait de têtes de sangsues mus
voyons ces animaux survivre à des doses de 2°et 3 ’«r cte
muqueuse intestinale; nous les voyons résister aux&acci-
mortellTme d’U‘le d°SG 25 f°iS SUpérieure à la dose
Cependant en dehors du pouvoir coagulant, il existe d autres actions toxiques auxquelles il faut imputer la mort survenue chez le lapin 13 dans la nuit qui suivit injection de l’extrait de 25 gr. de muqueuse.
L’extrait glycérine est moins toxique que l’extrait aqueux puisque une quantité correspondante à 3 gr. de muqueuse est necessaire pour déterminer la mort des animaux. Celle-ci
en tous cas est beaucoup, moins rapide et survient à la suite cl accidents dyspnéiques.
Sol: Presse médicale’ 1900, 22 déc. - Akthüs.
Recherches sur l’opothérapie entérique (1) 2-
Les travaux de M. Charria et de ses collaborateurs sur les fonctions de défense de la muqueuse intestinale, et, surtout, sur le pouvoir neutralisant qu’auraient, vis-à-vis des toxines microbiennes, les sécrétions intestinales, avaient, amené M. Vidal (de Périgueux) à rechercher si l’on ne pourrait pas utiliser les extraits de muqueuse intestinale pour lutter contre les phénomènes de stercorémie qui accompagnent l’arrêt de la circulation fécale, dans l’occlusion de l’intestin et l’étranglement herniaire.
De ses expériences et de deux essais d’application, à l’homme, de l’opothérapie entérique, M. Vidal (2) avait conclu à une action favorable des extraits de muqueuse intestinale contre l’empoisonnement stercorémique.
1. Travail du Laboratoire de pathologie expérimentale de Pr Surmont, fait en collaboration avec M. Dehon.