‹ Recueil de leçons de choses [microforme]Chapitre 19 sur 101 · LA PLUME · texte numérisé non relu

LA PLUME

Le maître tenant une plume à la main: Eh bien! mes enfants, qu'est-ce que je tiens là ?

Plusieurs enfants ensemble: Une plume, monsieur,

M.—Qu'est-ce qu’une plume, Emile ?

E.— C’est une tige garnie de barbes et de duvet.

M.—D'où vient-elle ?

Quelques enfants riant.—D'un oiseau.

M.— Alors, à quoi servent les plumes aux oiseaux ?

E — Elles leur servent d’habillement, de vêtement.

M. — Que deviendrait donc un oiseau sans ses plumes ?

E.—Il ne pourrait pas voler et périrait de froid.

M.— Joseph, est-ce que tous les animaux ont des plumes pour se préserver du froid ?

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moitié blanche moitié br est sa couleur ?

«— Non, monsieur, il ÿ en a qui sont couvert de poil.

M.—Les vêtements de tons]

:s animaux sont de poil ou de plumes, n’est-c

E.— Oui, monsieur.

Un élève se levant :

Non, monsieur; les moutons ont de la laine.

M.—Mais la laine est aussi du poil.

long, soyeux, doux, é vos habits,

C’est un poil pais et frisé, que l’on file pour faire

(Le maître jette la plume en l'air), —Que voyez-vous ?

E.— Elle tombe lentement.

M.—Si je jetais ce sou en l'air, tomberait-il aussi lentement que la plume ?

E.— Non, il tomberait beaucoup plus vite.

M.— Pourquoi la plume tombe-tque le sou ?

Un enfant.— Parce ‘ue Je

le sou est pesant,

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plum- est léoère et que

M.—Maintenant exerninez cette plume, elle est

une; en Voici une autre, quelle

E.—Elle est verte.

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E.—Oui, monsieur, il y en a de blanches, de noires, de rouges, de vertes, etc.

M.—Prenez cette plume, touchez-la : que trouvezvous ?

E.—Les barbes sont molles et la partie du milieu dure,

M.—Maintenant, mes enfants, écoutez-moi bien : on distingue dans la plume trois parties : le tube corné ou tuyau (la partie dure ; la tige, qui continue ce tube, il est rempli de moelle ; et les barhes, comme de petites lames élastiques, formées elles-mêmes de barbilles serrées les unes contre les autres de chaque côté de la tige, et à travers lesquelles l'eau ne peut passer. Il y a aussi le duvet qui se trouve sur le bas de la plume. Nommez-moi les parties de la plume.

Tous.— Le tube corné ou tuyau, la tige, les barbes et le duvet,

M.—(uelle ‘ ‘érence y a-t-il entre le tuyau et le duvet de la plume qre vous avez là ?

E.—Le tuyau est luisant, et le duvet ne l’est pas.

M.—Comment appelez-vous les choses qui luisent ?

E.—Brillantes.

M.—Et celles qui ne luisent pas ?

E.—Ternes.

M.—Avons-nous d’autres plumes pour écrire ?

E,—Les plumes métalliques.

ss 70

M.—Avant l'invention des plumes métalliqués, par le mécanicien Arnoux, on se servait de plumes d'oiseaux, qui avaient remplacé le roseau du VII° siècle, Pouvezvous me dire le nom de ces plumes-là ?

E.—Embarrassé, Je ne le sais pas, monsieur,

M.—On les appelle plumes rémiges. Répétez tons...

Tous les enfants : Plumes rémiges.

E. — A vec anxiété, Mais, monsieur, où sont-elles ces plumes-là ?

M.—Bien, mes enfants, ce sont les grandes plumes des ailes, celles qui forment des espèces de rames avec lesquelles loiseau se soutient dans l'air.

— Four payer votre curiosité, André, dites-moi l’usage de ces plumes-là ?

E.—On en fait des plumeaux pour épousseter les meubles, et l’on s’en sert pour écrire.

M.—Fort bien.

E.—Les plumes de la queue ont-elles un autre nom ?

M.—Bien, oui, on les appelle plumes rectrices, parce que, pendant le vol, elles servent de gouvernail. A quoi servent encore les plumes rectrices ?

E. Indécis.—Je ne sais trop, monsieur,

M.— Avez-vous jamais vu une plume attachée à un morceau de bois ?

E.— Ah ! oui, monsieur

talliqués, par nes d'oiseaux, cle, Pouvez-

nsieur.

pétez tous...

ont-elles ces

des. plumes rames avec

s-moi l’usaousseter les S un autre trices, par-

rernail, A

achée à un

M.—Pourquoi ?

E.—Empressé. — Pour faire une flèche, j'en ai une chez nous, :

M.—A quoi sert cette plume ?

E.— A diriger la flèche.

M.—Il y a aussi des petites plumes qui couvrent le bas des ailes et de la queue, elles s’appellent plumes tectrices ; maintenant, quel usage fait-on des plumes en général ?

E.—On en fait des oreillers, dés lits de plume.

M.— Pourquoi font-elles de si bons lits ?

E.— Parce qu'elles sont molles.

M.—Pourquoi sont-elles pour les oiseaux un bon vêtement ?

E.— Parce qu’elles sont légtres.

M.— Lequel d’entre vous, mes enfants, va me dire pourquoi un vêtement léger comme les plumes convient mieux aux oiseaux ?

E.— Pour leur donnér la facilité de voler.

M.—Oui, mon enfant; si les oiseaux avaient un vêtement lourd, ils ne pourraient pas voler, Vous voyez donc que le bon Dieu prend soin des petits oiseaux. Il a dit dans la sainte Ecriture qu’il ne tomberait pas un passerean sur la terre sans sa permission, et qu'il prend soin d'eux: pensez-vous qu’il puisse jamais nous oublier? Oh! non, mes chers enfants. Il sait tout ce

dd

que vous faites, il voit tout ce qui vous arrive, et dans le même chapitre où il parle du soin qu’il prend des passereaux, il dit qu’il prendra un bien plus grand soin encore de ses enfants, J’espère donc que chaque fois que Vous entendrez les oiseaux réjouir la nature par leurs Chants, que vous les verrez fendre l'air en tous sens, en poussant des cris joyeux, vous vous souviendrez de ces paroles de Notre-Seigneur, et vous vous rappelerez que ce Dieu qui prend soin des oiseaux ne vous oubliera jamais,

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