TRENTE-NEUVIÈME LEÇON
LE PAPILLON (Suite)
M.—Nous allons au jourd’hui continuer notre entre- J
tien sur le papillon, (Récapitulez ce qui a été dit la dernière fois.)
— Que remarquez-vous encore dans le papillon ? E.—T] a six pattes, il peut marcher.
M.—Marche-t-il souvent ?
E— Non, monsieur, il vole presque toujours.
M.—Que fait-il quand il ne vole pas ?
E—T1 se pose sur les feuilles, sur les fleurs des champs ou sur celles de nos jardins.
M.— Quand nous marchons, 108$ jambes ?
que faisons-nous avec
E.— Nous les plions.
M.— Comment appelle-t.
que nous plions ?
on ces parties de nos jambes
E.—On les appelle les Jointures, M.— Ainsi, le papillon a... ?
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E. - Des Jointures,
«—Répétez ce que vous venez de dire du papillon,
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E.—Le papillon a six pattes, il vole presque tou- Jours, il se pose quelquefois sur les feuilles et sur les Jleurs, et ses pattes ont des jointures,
M.—Que voyez-vous encore ?
E.— Le papillon a une tête, et un corps long et délicat ; il est couvert de poil.
M.—Qu'a-t-il sur la tête ? .
E.—TI à deux cornes.
M.—Tâtez les cornes de ce papillon, René, et ditesmoi comment vous les trouvez.
René,— Elles sont longues, fines, dures et terminées par une petite boule,
M.— Regardez encore la tête de cet insecte, et ditesmoi comment on appelle ces espèces de barbes que l’on voit à la partie inférieure ?
E.— Vous nous l'avez déjà dit en nous parlant d’autres insectes : ce sont les antennes. La plupart des insectes en ont communément quatre,
M.— Voyez ce que je viens d’arracher d’entre les antennes ; cette pièce se nomme la trompe. Connaissezvous un gros animal qui a une trompe ?
E.— Oui, monsieur, l'éléphant,
M.—De quoi le papillon se nourrit-il ?
E.—TI] se nourrit de miel.
M.—Où le trouve-t-il, ce miel ?
E—Dans les fleurs, c’est-à-dire au fond du calice.
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M.—Pourrait-il atteindre. le miel au fond du calice, s’il avait la bouche faite comme v:18 et moi ?
E.—Non, monsieur, ce serait impossible,
M.— Alors, quel est l'usage particulier d’une bouche comme celle du papillon ?
D’atteindre jusqu’au fond du calice pour en sucer le miel.
M.—Oui, mes enfants, le papillon enfonce sa trompe dans la fleur, et comme cette trompe est creuse, il peut sucer le miel avec beaucoup de facilité.
Quel plaisir n’éprouverez-vous pas maintenant à contempler un papillon, en pensant que le bon Dieu, qui a pourvu à tout dans la nature, lui a donné une bouche appropriée aux besoins de sa subsistance,
Maintenant nommez tous ensemble les parties de la tête du papillon,
E.—TLa tête du papillon à deux cornes terminées par une bosse ; elle a quatre antennes entre lesquelles est placée la bouche, qui est une trompe creuse ; il l’enfonce dans le fond de la fleur et en suce le miel.
Les remarques des enfants sur les différentes couleurs, les taches des papillons, doivent être déterminées par les espèces que l’on soumet à leur examen ‘et par les questions qui leur sont faites. Le maître ‘doit leur en faire admirer les beautés, la vie heureuse qu'il paraissent mener, et attirer leur attention :sur la faute que com-
mettent les enfants qui tyrannisent de petits êtres que
cn
E Dieu a créés pour être heureux. On ne doit omettre gra aucune occasion de combattre cette inclination à la elles cruauté si commune chez les enfants. Cette mauvaise facil. disposition provient généralement du désir qu'ils ont de long faire parade de leur force et de leur puissance. On doit join profiter de l’occasion pour les encourager à faire tout en ila: leur pouvoir pour procurer à toutes les créatures du bon tenn Dieu tout le confort, tout le bonheur possible, et leur plons faire comprendre qu’ils devront rendre compte un jour se 1
de toute tyrannie qu’ils auront exercée envers des insectes inoffensifs.
M.—Quand voit-on des papillons ?
E.— Dans la saison chaude.
M.—A quoi passent:l: leur temps ?
E.—A voler et à c:::1:: du miel.
M.—Ferions-nous bier: d’imiter le papillon ?
E.— Non, car Dieu nous a donné beaucoup d’autres choses à faire : il nous dit d’être aussi industrieux que les fourmis.
. M.—Oui, mes enfants, la vie du papillon est courte et il n’a besoin de s’occuper que du présent, Quant À nous, nous devons travailler tandis que nous sommes jeunes et pleins de force, afin que nous ne soyons pas
un fardcau pour les autres quand nous serons vieux.
Récapitulons maintenant tout ce que nous avons dit
du papillon.
E.—Le papillon est un insecte, il a quatre ailes, deux grandes et deux petites ; qtand il vole, elles s'étendent ; elles sont couvertes d’un très beau duvet que l'on peut
it omettre ation à l«
e mauvaise facilement enlever ; entre les ailes est le corps, qui est u'ils ont de long, délicat et couvert de poil ; ila six pattes et des . Ondoit jointures ; il se sert peu de ses pattes pour marcher ; ire tout en il a sur la tête deux cornes et en dessous quatre anares du bon tennes ; entre celles-ci est la bouche ou trompe, ‘il le, et leur plonge au fond des fleurs pour en sucer le miel « l pte un jour se nourrit.
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Quant à IS Sommes |!
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