‹ Recueil de leçons de choses [microforme]Chapitre 64 sur 101 · QUARANTE.CIN QIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

QUARANTE.CIN QIÈME LEÇON

M.—Mes enfants, voici quatre verres, que renferme le premier.

Dites-moi ce

E.—De l'eau, monsieur,

"+ RONVeUN M.—Le deuxième ?

oi plusieurs, ni

ngs hivers, “pe antracite), M.—Le troisième nt le nom E.—Du lait.

nourrir soi omne et ils

M.—Le quatrième ?

E.-—-De l'huile, monsieur.

n ait soin M.— Vous n'avez pas oublié qu'on appelle matière C'est aussi toute chose qui OCCupe une place: que la matière se ’ es eb nos ivise en parties bien petites appelées particules ou mo-

lécules, et que les molécules, en s’attachant plus ou

D moins fortement les unes aux autres forment, les. Corps: ? M.— Qu'est-ce donc que l'eau, le vin, le lait, l’huilé ?

E.—Ce sont des corps, monsieur,

M. Formés de quoi, ?

E— Formés de matière.

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M.— Voyez.

E,— L'eau, le vin, etc., tremblent, remuent.

J'agite ces verres, qu’arrive-t-il ?

M.—Eh bien, quand un corps fait ainsi, on dit que ses ioléénles sont mobiles, Je plonge le doigt, un papier dans ces verres, que se passe-t-il ?

+ E.—Les molécules s’écartent, le doigt, le papier se mouillent,

M.—Très bien.

qu'advient-il ?

Je renverse peu à peu les verres:

E.— L'eau, le vin, etc., se divisent, coulent et tombent par goultes.

M.— Retenez bien ceci: les corps dont les molécules sont mobiles, qui mouillent les autres corps, coulent et tombent par gouttes, sont appelés liquides.

Répétez avec moi: les liquides sont des corps dont les molécules sont mobiles, qui mouillent les autres corps, coulent et tombent par gouttes. Citez d’autres liquides.

E.—Le vinaigre, leuu-de-vie.

M. Les liquides ont-ils ane couleur ? Voyez ?

E.— Oui, monsieur, le vin est rouge, le lait est blanc, l'huile est Jaune.

M.-—Et l’eau ?

E.—.........silence.

M.—L'eou n’a pas de couleur; on dit qu'elle est èncolore. Ce, "dent lorsque l’eau est profonde dans une rivière, el! à: ‘at verddtre,

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— Regardez, je mets le doigt dans l'eau, le voyezvous ?

E.— Oui, monsieur.

M.— Et dans le lait ?

E.—Non, monsieur.

M.—Eh bien, les corps qui laissent voir les autres

corps à travers eux sont appelés transparents, et ceux

qui ne laissent pas voir à travers sont appelés opaques, Ainsi l’eau est ?

E.—Transparenté, monsieur.

M.—Et le lait ?

E.— Opaque.

M.— Connaissez-vous d’autres Corps transparents ?

E.— Oui, M. les verres à boire, les carreaux de vitres.

M.—Et d’autres corps opaques ?

E.— Oui, M. le bois, une Pierre.

M.—Retenez encore ceci : quand l’eau est bien transparente et qu’elle ne contient pas de particules solides, on dit quelle est claire, limpide.

M.—Quand est-ce que l’eau est claire, limpide,

E.—L'eau est claire, limpide, lorsqu’elle est bien transparente et qu’elle ne contient pas de particules s0lides,

M.—Regardez encore : Qu'est-ce que je mets dans l'eau ?

E,— De la terre

M.—Et que devient l’eau ?

E.— Elle devient sale.

M.—On dit alors que l'eau est troublé, boutbeuse,

Qu'’appelle-t-on eau trouble, bourbeuse ?

E.— Celle qui contient de la terre.

M.— Avez-vous vu quelquefois de l'eau bourbeuse ?

E.—Oui, M. l'eau du ruisseau ou celle du chemin lorsqu'il a plu très fort.

M.—L'eau dé pluie en eftet, entraîne quelquefois la terre des champs et devient bourbeuse.

M.— Pourriez-vous me dire, mes enfants, quels sont le goût et l'odeur de l’eau ? Sentez et goûtez ?

Pas de réponse, M.— Lorsqu'elle est pure, l'eau n’a pas d'odeur ni de goût marqué.

=Goûtez celle-ci ?

Le

E.—Elle est sucrée.

M.—Ët cette autre ?

E.— Elle ést salée,

M.— Vous avez raison.

.M.— Vous voyez que l’eau prend facilement le goût u corps qu'on y mêle ?

E.— Oui, M,

M.—L'eau pure n’a pas non plus d’odeur.

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—Avez-vous remarqué dehors, de l'eau qui ne coule

pas, qui reste 4 li même place et deviènt verdätre ?

E.—Oui, M. l'eau du fossé. © © ‘

M—En voici dans ce verre.

—Cetie eau est dite roupissante, Elle a-un mauais goût et quelquefois une mauvaise odeur. Il faut se garder d’en boire, elle pourrait faire beaucoup de mal,

M—Qu'appelle-t-on eau croupissante ?

E.—On appelle eau croupissante, l’eau qui ne coule pas et qui devient verdâtre,

M.—Doit-on boire de cette eau ?

E.—Non, monsieur, elle peut faire mal, M-—Voyez, mes enfants, ce que je fais maintenant. E.— Vous mettez du sucre dans l'eau.

M.—Que devient ce sucre ?

E.—I] fond, monsieur,

M.—Vous ne le voyez déjà plus, et cependant l’eau est restée claire, limpide. On dit que le sucre s’est dis-

sout danë l’eau, ou que l’éau contient le sucre en dissolution.

Retenez bien ceci: l'eau qui coule sur la terre on dans la terre dissout certaines matières ; puis elle pénètre dans les plantes par les racines, et y porte les ma. tières qui nourrissent les plantes et les font grossir,

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—Comprenez-vous maintenant pourquoi l’eau est né. cessaire aux plantes ?

E.— Oui, monsieur, parce que l’eau dissout certaines matières de la terre et les porte dans l'intérieur des plantes pour les nourrir et les faire grossir,

M.—Pensez-vous, mes enfants, que toutes les eaux soient bonnes à boire ?

E.— Non, monsieur ; les eaux bourbeuses et les eaux croupissantes ne sont pas bonnes.

M.— Vous âvez raison, il y en a encore d’autres contenant en dissolution des matières qui les rendent ma. valises.

Celles qui sont bonnes s'appellent eaux potubles. Ces eaux doivent être claires, limpides, sans couleur, sans odeur et sans goût désagréable,

Sion y met un peu de savon, il se dissout facilement, — Voyez dans ce verre.

Répétez avec moi : les eaux potables sont claires, limpides, sans couleur, etc.

Dans les pays de montagnes, l'eau est meilleure et plus abondante que dans les pays de plaines, où elle manque quelquefois, et où d’autres fois, elle est bien mauvaise, Nous sommes bien favorisés de ce côté | notre eau est excellente et abondante, Nous devons en remercier le bon Dieu,

—Pourriez-vous me dire, mes enfants, à quoi sert l'eau ?

l’eau est né.

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es les eaux et les eaux

autres conndent mau-

tubles. Ces uleur, sans

facilement, ont claires, eilleure et 188, où elle le est bien

e ce côté; s devons en

\ quoi sert

E,— Oui, monsieur, elle sert d'abord pour boire et pour faire boire les animaux, pour faire la cuisine, pour faire le pain, pour nous laver et pour laver le linge, pour arroser les plantes et surtout les Jardins et les prairies, pour faire marcher les moulins, etc.

M.— L'eau est bien nécessaire, n'est-ce P E.— Oui, M.

M.— Aussi le bon Dieu l'a-t-il ré

—Sans eau, ni l’homme, ni les animaux, ni les plantes

1e pourraient vivre, Les Pays privés d’eau ne sont pas habités, et sont appelés des déserts.

as ?

pandue partout,

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