CINQUANTE-QUATRIÈME LEÇON
] COUVERTURES, VÊTEMENTS à FOURRURES 1
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Nous sommes toujours en hiver, mes enfants ; il gèle ; fort la nuit; comment vous défendez-vous du froid dans à votre petite couchette, Louis ? ture Louis.— Maman me couvre de chaudes couvertures E de laine. auss — Léon ?—Moi, j'ai un édredon bien doux, bien léger D: qui me protège contre le froid. V M.—Savez-vous, d’où l’on a tiré la laine dont vos E couvertures sont faites ? ban E.—La laine est le poil des moutons. M M.—Connaissez-vous les moutons ? “an E.— Oui, M... ce sont des bêtes à quatre pieds qui se he nourrissent d'herbe et qui sont couvertes de laine. M. M.—C’est bien cela: Vous rappelez-vous comment de te on désigne les animaux à quatre pieds ? E.
E.— Quadrupèdes. M.
M.—Et les animaux qui se nourrissent d’herbe ? hiver E.— Herbivores. couve M.—Alors nous dirons que les moutons sont... lavage
E.— Des quadrupèdes herbivores, couverts de laine.
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M.—Comment s'appellent les Jeunes moutons ?
E.— Agneaux.
M.—Et les mères de ces agneaux ?
E.— Brebis.
M.—Ta laine coupée sur le dos des moutons, des brebis, des agneaux a un nom ; qui va me le dire ?
E.—C'est une toison.
M.—La laine ne sert-elle qu’à fabriquer des couvertures ?
E.—On remplit de laine les matelas ; on en fabrique aussi des bas, des tricots, du drap, de la flanelle, des tapis, des châles et d’autres étoffes.
M.— Quelle est la couleur de la laine ?
E.—Sur le dos des moutons elle est ordinairement blanche, quelquefois brune ou tavhetée.
M.—D'où vient que les étoffes de laine sont de couleurs si variées ?
E.—On donne ces couleurs à la laine par la teinture.
M.— Comment désigne-t-on les gens qui font métier de teindre la laine, la soie ou le coton ?
E.—Ce sont les teinturiers.
M.—La laine nous fournit de chauds vêtements en hiver, mais que de travail elle demande pour devenir couverture ou étoffe! Il faut d’abord la nettoyer par le lavage, la carder ensuite avec des peignes garnis de fortes dents de fer. Qui a vu carder de la laine ?
E.—Moi! moi! Le matelassier a cardé celle de mon matelas.
M.—Aprè:, on la réduit en fil; c’est l'opération du filage. La lai. dont ou tricote des bas a été filée. Le tisserand réduit ce fil en un tissu semblable à une grosse toile ; puis d’autres ouvriers donnent à ce tissu grossie: tout le fini d’une étoffe parfaite. Enfin le tailleur pour les habits d’hommes, les couturières, pour les vêtements de femmes, commencent leur œuvre de confection. Voyez par combien de mains ont passé vos effcis avant de ser. vir à votre usage. Vous éviterez de les salir et de les déchirer, parce qu’ils coûtent cher, et aussi parce que VOS Maïnans, qu: vous aimez bien, seraient obligées de les nettoyer, de les recommolder, et vous désirez ne pas leur donner du tr: vail mal à propos.
— Connaissez-vous une espèce de duvet qui ressemble beaucoup à la laine et sert, comme elle, à fabriquer des étoffes ?
E.— Le coton.
M.— Dites ce que vous savez du coton !
E.—C'est une bourre que produit le cotonnier, plante des pays chauds.
M. — Vous disiez tout à l'heure, Léon, que vous dorméz sous ün mol édredon ; c’est une bien chaude couvertüre, à l'abri de laquelle vous laissez siffler la bise, pendant’ due des rêves durés amüsent votre imagination. Dites à vos compagnons ce que c’est.
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— 253 — | E—C'est un matelas rempli d'édredon, au lieu de | laine.
M.— Est-ce aussi lourd qu’un matelas ?
NW E—Oh! bien moins lourd,
M....-Et l’édredon qui remplit cette couverture, qu’estce donc: ?
E.-— Maman m'a dit que c’est le duvet d’une espèce d'oiseau,
M.—Cet oiseau, qui ressemble beaucoup ‘au canard, s'appelle eider, Il habite les régions froides du nord. m Regardez la carte ; voyez cette île qu’on nomme Islande. & Les hommes y sont rares à cause de la rigueur du climat ;
mais les eiders, chaudement vêtus, y forment une population nombreuse. Quand ils veulent nicher, ils s’arrachent, avec leur bec, leur duvet le plus fin, pour construire à leur couvée un nid bien moelleux, dans la fente inaccessible de quelque rocher. Dès que les petits sont envolés, des hommes hardis pillent leur berceau, enlèvent cet édredon et l’expédient au loin.
— Votre oreiller, Louis, de quoi est-il rempli ?
E.—TI est rempli de plumes.
M.—Qu'est-ce qui fournit ces plumes ?
E.—Ce sont les poules et les autres oiseaux de bassecour.
M.—Ainsi, pour nous garantir du froid, nous mettons à contribution la laine des moutons, le duvet de l'eider, les fines plumes des oiseaux domestiques, les fourrures
même des animaux sauvages. u’appelez-vous four.
rures ?
E.—Ce sont des peaux d'animaux tra vaillées,cou vertes de leur poil.
M.— Vous en avez peut-être une ?
E.—Mon casque d’hiver est une fourrure,
M.— Connaissez-vous quelques animaux dont la peau sert de fourrure ?
E.—L'hermine, le castor, la martre, le loup, le renard, le chat, le blaireau, le mouton.
M.—Et il y en a d’autres, mais tenons-nous en là, A vons-nous le droit de dé pouiller les aninaux pour nous vêtir ?
E.—Sans doute, puisque le bon Dien les à créés pour servir à nos besoins,
M.—Quel fut le premier vêtement que Dieu donna À nos premiers parents ?
E.— L'instinct qu’il leur avait donné les porta à 5e couvrir de peaux de bêtes.
M. —Et cependant ils venaient de commettre leur désobéissance, en mangeant du fruit défendu.
combien Dieu est bon, et voyez quelle gratitude de ne pas l'aimer !
Admirez serait notre in-
—Nommez les divers vêtements des petites filles, pour la tête.
E.—Des béjuins, des bonnets, des chapeaux,
z-vous four.
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