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M.—Ne remarquez-vous pas que ces petites pointes
le
ressemblent à quelque chose que vous connaissez bien ? qu
E.— Oui, monsieur, elles ressemblent aux dents d’une tir scie,
M.—C'est précisément cela. On dit de toutes les ha feuilles qui sont ainsi faites qu'elles sont dentées en scie.
Que remarquez-vous encore dans cette feuille ? Par
E.—Il y a une grosse côte au milieu.
M.-- Oui, et cette côte s'appelle nervure médiane. Que veut dire ce mot ? ]
E.—Je pense que ce mot veut dire nervure du mé milieu, ;
M.—C'est cela, Voyez maintenant si cette nervure ] est également soulevée des deux côtés de la feuille ? 3
E.—Non, elle est creuse d’un côté et saillante de etc l'autre. ]
M.—Qui d’entre vous peut me dire comment on ap- D Lf pelle ce que fait une charrue lorsqu'elle passe dans la ] terre ? 1
— Plusieurs élèves, —Un sillon. son
M.—Oui, mais pour la feuille, lorsque ce sillon se : continue dans le pétiole jusqu’à la tige, on dit que c’est 1 une feuille à pétiole caniculé. Que veut dire ce mot ? que
E.— Cela doit vouloir dire canal. :
M.—Oui, mes enfants, ces feuilles se désignent sous
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médiane.
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le noni de feuilles à pétiole caniculé. Vous voyez aussi
que la feuille a deux côtés ou surfaces ; comment la distinguez-vous sous ce rapport ?
— Quand la feuille est sur l'arbre, quel côté est en haut ?
(Les élèves montrent le côté le plus lisse.)
—Ce côté est appelé le dessus de la feuille, et l’autre le dessous. Regardez encore ces feuilles.
E.— I] y à encore d’autres côtes.
M.— D'où partent-elles 2
E.— De la grosse que vous venez de nommer nervure médiane.
M.— Et où se dirigent-elles ?
E.— Vers le bord de la feuille.
M.— Ces nervures se nomment nervures seconduires, et celles qui s’en détachent s'appellent tertiaires.
Maintenant dites-moi encore quelque autre qualité de la feuille.
E.— Elle est verte ou piutôt d’un vert fonce.
M.— Regardez-la encore, et dites-moi si les deux côtés sont d’un vert aussi vif ?
E.— Non, le dessous est d’un vert sombre, M.— Voici plusieurs feuilles ; quelle différence remarquez-vous entre leurs surfaces supérieures et inférieures. KE. Le dessus est d'un vert plus foncé que le dessous. M.—Tâtez la feuille de rose.
E.— Elle est mince, douce, et se plie facilement, M.—Quelle forme a-t-elle ?
E.— Elle est ronde. ;
Le maître trace un cercle sur le tableau noir. Est- ; elle semblable à cette figure ?
E.— Non, pas tout à fait. T M.—Je vais tracer la forme d’un œuf. A quoi res- ô semble-t-elle le plus ? c E.— A un œuf, et un œuf a la forme d’un ovale, : M.— Maintenant, dites-moi tout ce que vous avez de appris de la feuille d’une rose. pl E.—-Une feuille de rose est une substance végétale; À c« elle est supportée par un pétiolé; elle est dentée en scie; elle a une mervure médiane dont la partie supé- pa rieure est caniculée, et la partie inférieure saillante ; #à elle à aussi plusieurs autres nervures qu’on nomme $e- fo: conduires et tertiaires. Sa couleur est verte; elle a la dé forme d’un ovale; au toucher, elle est mix molle, unie en dessus, et rudeen dessous ; elle peut se p'ier facilement ; la partie supérieure est d’un vtt foncé, et la partie inférieure d’un vert sombre, dé M.—Quand est-ce que les fouilles commencent à se k montrer dans notre pays ? :
E.— Dans le mois de mai, Eh M. Quand commencent-elles À jaunir et à tomber ? il E.— Vers la fin de septembre, jot
cilement,
noir. Est.
\ quoi res-
ovale.
vous avez
e végétale ; dentée en artie supésaillante ; nomme $e- ; elle a la : molle, 0 plier fafoncé, et la
ncent à ge
à tomber ?
M.-- Oui, mes enfants, les feuilles, comme les fleurs, ccmme les saisons, nous fournissent de grands enseigne-
ments. Elles sont une image frappante de la vie humaine.
Au printemps tout renaît à la vie. Les oÏscaux nous reviennent, et nous réjouissent par leurs chants mélodieux, les arbres se couvrent de feuilles charment notre vue et notr la joie et la gaieté.
et de fleurs qui e odorat, tout ne respire que Il en est de même de vous, mes enfants ; vous êtes jeunes, beaux, pleins 4e santé, vous ne demandez qu’à jouer, rire et vons amuser; vovs êtes au pr'ntemps de la vie. Vous êtes des plantes que je cultive,
L'été arrive, la chaleur augmente, les fleurs sont disparues, mais leur calice se développe de jour en jour sous l’action bienfaisante de la chaleur, et il affecte des
formes diverses. Bientôt il sera parvenu à son parfait développement.
Vous aussi, vous grandirez, vous vous développerez : eb vous porterez des fruits, mais la qualité de ces fruits dépendra de l'usage que vous férez des bons principes que vous aurez reçus à l’école;
L'été de la vie, c’est l’âge môûr, c’est-à-dire de trente. cinq à soixante ans, Î] y à des fruits qui mûrissent avant les autres, mais aussi ils durent moins longtemps : il en est ainsi des hommes. Ceux qui coitfentent à jouer un rôle à vingt-cinq ans s’usent très vite, et sont
de véritables vicillards à Quarante-cinq ou cinquante ans.
L'automne est arrivé, les fruits sont mûrs ; les vergers biens cultivés offrent un aspect magnifique ; il faut cueillir ces fruits et en tirer profit.
Vous, mes enfants, quand vous serez des hommes, si VOUS passez votre vie à faire du bien à vos semblables, à leur être utiles en tout, rendus à l’âge de soix vous sentirez le besoin de vou rerez des affaires pour pen
ante ans S Teposer, vous vous retiser à vos fins dernières.
Mais vos bonnes œuvres seront là. Elles seront les fruits “que Vous aurez produits. On les cueillera aussi pour en tirer profit,
Les arbres sont dénudés > PaS une feuille, pas une fleur, pas un fruit, Un froid intense nous fait frissonner jusque dans nos lits les plus moelleux. Les oiseanx sont tous disparus : aucun chant, aucune mélodie,
Flusieurs pieds de neige couvrent le sol : c’est l'hiver.
Dans une humble maison de la Campagne, je vois, tristement assises près du poêle qui pétille, quatre personnes : un homme, une femme et deux petits enfants
L'homme pleure ; sa femme essaie de le consoler, et les enfants s'amusent, Cet homme vient de voir mourir son père à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.
Ce bon veillard avait été un enfant comme vous : il avait profité des enseignements qu'il avait reçus à l'école, les avait mis en pratique, avait fait pendant sa vie beau-
inquante
vergers ut cueil-
nmes, si iblables, inte ans jus retirnières.' s fruits pour en
as une sonner 1X sont
‘hiver.
Is, trise perants,
ler, et nourir
avait le, les
beau-
coup de bien, et surtout élevé sa famille dans la crainte de Dieu. Il avait eu son printemps, son été, son automne et son hiver? Eh bier!son hiver, c'était la tombe humide et glacée.
Son fils, qui n'avait recu de lui que de bons exemples, s'efforçait de marcher sur ses traces, et ne pouvait se consoler d’avoir perdu un père si bon, si estimable et si digne d’être proposé comme modèle à | tous les pères véritablement chrétiens.