‹ Recueil de leçons de choses [microforme]Chapitre 85 sur 101 · SOIXANTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

SOIXANTIÈME LEÇON

ARBOIRICUELTUERE (Suite)

am

Le maître montre aux élèves une production de po rier, chargée de boutons.

M.—Comyarez ces yeux à ceux dont nous avon parlé la detnière fois.

E.— Ces yeux sont plus volumineux que les autres,

M.—Ne remarquez-vous pas d’autres différences ?

E.—Les yeux que vous montrez sont de couleur pli foncée, ils sont plus arrondis, moins pointus que ceu que nous avons examinés la dernière fois.

M.—Sont-ils également collés contre le rameaux ?

E.—J'en aperçois qui sont à l'extrémité d’un su port.

M.—Ces yeux portent le nom de boutons. — Que ren ferme le bouton ?

E.— Le bouton renferme le germe d'une fleur, Cett fleur pourra donner du fruit.

M.—Effectivement, mes amis, il y aura du fruit, sil température est favorable ; car, vous avez déjà vu de arbres fruitiers chargés de fleurs et ne pas donner d fruits; cela dépend surtout, comme nous venons de |

DN

roduction de po

ont nous avon

que les autres

s différences ?

: de couleur plu

ointus que ceu

le rameaux ?

émité d’un su

peux à bois pour obtenir des branc]

lire, de la température (rappelez-vous les gelées tar. lives à l’époque de la lune rousse), et d’autres trangères qui viennent favoriser lution.

causes on contrarier la fécon-

Telles sont les différences de forme, d'aspect, de vome et de produit que nous constatons entre l'œil à wis et le bouton. Ces caractères différentiels sont imbrtants à connaître, lorsqu'on soumet les arbres fruiiers à une taille rationnelle.

— Pourquoi ?

E.— Parce que l’arboriculteur à tout intérêt

à respec- ' les boutons pour obtenir du fruit,

À tailler sur des es destinées à supbrier les productions fruitivres.

M.— Mais l'œil que voici, quand s’est-il formé ? E.— Pendant le cours de Ja végétation.

M.— Précisez votre réponse,

E.— L'été dernier, lorsque la sève ét

ait en pleine cirlation.

tons. — Que ren

ine fleur, Cett

ra du fruit, si rez déjà vu de > pas donner 4 18 venons de |

lus claire que le reste de l'écorce ; cette petite

sez volumineux ; le re onnaissez- vous 2

M.—Au mois de juin dernier, on pouvait voir, à la ice occupée par cet œil, un petit point, de couleur aspérité

ait la forme d’une lenticelle, laquelle a grossi, et est

venue l’œil que vous voyez.

(Le maître montre des lenticelles.)

M.— Voici un rameau flexible, très iong, muni d’yeux

E.—C'est un rameau de vigne; il porte le nom de sarment.

M.—Et les yeux s'appellent .......bourres.

Et le pied ou le plant de vigne s'appelle... cep.

L'œil de la vigne s'appelle bourre, à cause de l'es. pèce de duvet qui le recouvre.

— Que sort-il de la bourre ?

E.— Un bourgeon qui va s’allonger, et qui portera feuilles, fleurs et peut-être du raisin.

M.—Comment appelle-t-on ce filet, enroulé en tirebouchon ?

E. — C'est une vrille.

M.— À quoi sert la vrille ?

E.—A soutenir le sarment.

M.— Ne remarquez-vous rien dÉRARONAEEUR quant à la position des vrilles ?

E.— Elles sont opposées aux feuilles.

M.—Les vrilles sont des rameaux florifères dégénérés : et en effet, la vrille ressemble assez bien, à une grappe dépouillée de ses grains. Je vous prietai, quand le moment sera venu, d'examiner attentivement la fleur de la vigne ; elle est très petite et mérite votre attention.

La bour:e donne, ainsi que nous venons de le voir un bourgeon, des feuilles, des fleurs, des vrilles, du fruit, un sarment ; un œil de cette espèce, qui donne également du fruit et du bois est un œil mixte.

Ps PONT ce PT PUS on DON o DM

OO, Ed + A

e le nom de

"res.

‘tree e.t cep.

ause de l'es.

qui portera

roulé en tire-

linaire quant

es dégénérés :

une grappe

quand le nt la fleur de

re attention,

de le voir Iles, du fruit, donne égale-

Disons mainten:: an mot des écailles qui protègent les yeux. Il existe, mes amis, des arbres qui donnent des yeux et des boutons revêtus d'écailles, plus où moins développées et'très dures; ces écailles sont recouvertes d’un enduit visqueux, résineux, qui ne se dissout pas dans l’eau, et qui conduit très mal la chaleur ; les yeux du peuplier, du maronnier sont dans ce cas; d’autres végétaux comme le saule, l’aune, portent des yeux pro tégés par des écailles qui renferment un duvet blanchâtre ; les bourres de la vigne appartiennent également à ait dernière catégorie,

— Quel est le rôle de ces diverses enveloppes ?

E.— De protéger le germe de l'œil contre les frimas, (neige, gelée, pluies, etc.)

M. —Une remarque importante, et qui vient à l'appui de votre réponse, c’est que ces HO bEes protectrices sont d'autant plus développées qu’on se dirige vers le Nord et qu’on s'éloigne de la plaine ; dans les pays chauds, les boutons et les yeux ne portent pas d’ coin ils sont nus.

—Examinons les yeux de ce rameau sous le rapport du volume ; quels sont les plus développés ?

E.—L'œil terminal est très fort, les yeux du milieu ont une force moyenne, et ceux de la base sont générale. ment développés.

M.—Expliquez-nous pourquoi cette différence ?

E.— L'œil terminal est le mieux placé pour recevoir la nourriture ; les yeux qui sont rapprochés du précédent reçoivent moins de sève que le terminal, mais.en plus grande quantité que les yeux de la base du rameau ; la sève a une tendance naturelle à se porter vers la partie.supérieure des productions.

M.— Voici un rameau de frêne qui porte encore toutes

ses feuilles, Où se trouvent placés les yeux ?

E.—A la base du pétiole et à l'extrémité du rameau.

M.—Les yeux qui se trouvent dans l'angle formé par le pétiole de la‘ feuille et de la tige, à l’aisselle de la feuille, sont dits axillaires. Celui qui termine le rameau est dit terminal.

La plupart des rameaux portent leurs yeux à l’aisselle des feuilles ; les rameaux que vous avez ici sous les yeux ayant perdu leurs fenilles, il serait difficile de

. sonstater la chose ; les yeux axillaires qui se trouvent de

côté et d'autre de 1 tige, portent également le nom de

latéraux.

Si le rameau est attaché à la muraïlle, sur un treillis, il y aura des yeux du côté de l'observateur, du côté du

“ur, et vous les désignetez sous le nom ...........….

E.—Yeux de devant, yeux de derrière, “M.-Sï le-rameau est oblique où horizontal, comment

“äppéllerez:vous les yeux-qui regardent le. sol'et ceux

qui se dirigent vers le ciel ? !

Eu Yeux de dessous, yeux de: densus,

our. recevoir s du précénal, mais en du rameau ; vers la par-

ncore toutes IX ?

du rameau.

le formé par sselle de la rmine le ra-

eux à l’aisvez ici sous t difficile de trouvent de le nom de

r un treillis, , du côté du

al, comment sol'et deux

M.—Suppos 7, maintenant, que par accident ou à dessein l'œil soit arraché, ou que le bourgeon qui doit sortir de l'œil vienne à disparaître, n’y a-t-il pas moyen de remédier à l'accident arrivé, en un mot de combler le vide qui se formera nécessairement ? Le mal n’est pas irréparable ; le remède est à la base du bourgeon ou de l'œil qui a disparu ; la nature semble avoir prévu le cas, car deux sous-yeux, appelés également yeux latents, vont s'emparer de la nourriture disponible, par suite du départ de l’œil principal, et ces sous-yeux vont se développer en bourgeons. Chaque œil principal porte généralement deux sous-yeux ; c'est là une bonne fortune pour l'arboriculteur ; il supprime quelquefois à dessein, un bourgeon, un rameau trop vigoureux qui se trouve en lieu et place d’une production fruitière ; cette suppression se fait très près du support (sur l'empatement), et fait naître deux productions faibles, lesquelles sont très sou vent des rameaux à fruits.—Le maître dit un mot du recépage qui produit également l'évolution des yeux latents.

M.-—Voici un rameau de groseiller qui présente une particularité remarquable. :

E.—Ce rameau porte des yeux solitaires, des yeux doubles et des yeux triples.

M.—Examinez ce rameau d’abricotier, il se trouve dans le même cas ; également le pêcher et le cerisier.— Ii y a donc des arbres qui donnent naissance à des rameaux qui portent des yeux simples, doubles et triples ;

— 00 = généralement l’œil du milieu est le plus développé, et donne naissance à du bois; les deux latéraux sont la plupart du temps des boutons.

Telles sont, mes amis, les principales considérations que j'ai cru devoir vous présenter sur les yeux des végétaux et particulièrementsurles yeux de nos arbres fruitiers.

J'aurai bien souvent l’occasion dans mes lecons pratiques sur les opérations de la taille, de vous rappeler ce qui vient d’être dit à èe sujet.

—-Le devoir des élèves consistera à faire connaître, dans un résumé succinct, les principales propriétés de

l'œil.

éveloppé, et

aux sont la

nsidérations eux des vénos arbres

mes leçons us rappeler

e connaître, opriétés de

Page 1