‹ Recueil de leçons de choses [microforme]Chapitre 92 sur 101 · VOIES DE COMMUNICATION · texte numérisé non relu

VOIES DE COMMUNICATION

M.—On donne généralement le nom de voie, qu’il ne faut pas confondre avec voiæ, qui ne signifie pas du tout la même chose, à tout chemin tracé pour se rendre d’un endroit à un autre. Les voies de communication sont de plusieurs espèces : il ÿ En à Pur lerre et par eau. Chaque fois que le gouvernement concède des terres dans un nouveau iownship, son premier soin est d'y ouvrir des chemins, car sans cela, les colons n'iraient pas s’y établir,

— Quelle est la voie la plus étroite, celle qui n’est fréquentée que par des piétons ?

E.— C’est le sentier.

M.-— Qu'est-ce donc qu’un sentier ?

E.— C’est la plus étroite de toutes les voies de com munication, celle qui n’est fréquentée que par des piétons, celle que l’on prend pour se rendre chez un voisin à travers les champs afin de raccourcir la distance, celle que l’on suit dans un bois ou une forêt où il n’y a pas encore de grand chemin de tracé.

M.—Le sentier est-il enpierré ? L:

E.— Non, M. ; il n’est pas même nivelé, Ilest tracé N

Y à travers les champs ou la forêt, et suit toutes les ondu- jh lations du terrain, par monts et par vaux, c'est-à-dire (4 par montagnes et par vallées, l TION M.—Quelle est la voie la plus commune après le fe sentier ? : qi à

E.—C'est le grand chemin, ou comme on l'appelle

oîe, qu’il ne ; ; fl ”d communément, le chemin du roi. |

pas du tout rendre d’un cation sont t par eau.

des terres oin est d'y ’iraient pas

M.—Où y a-t-il des grands chemins ?

E.— Dans toutes les campagnes pour servir au trans-

port des récoltes, pour faire communiquer les paroisses entre elles,

M.—Tous les chemins qui ralient les paroisses sont-ils en terre ?

. , e— il ] ) j | | 1 n'est-fré. E.—Non, il y en a qui sont macadamises. \ (l

M.—Le macadam se fait par des compagnies qu’on appelle : Compagnies de chemins à barrières, parce

que, à différentes distances, on place des barrières pour

faire payer les voyageurs, — Qu'est-ce que le macadam ?

E.— C’est un genre de pavage, dont l'Anglais Mac-

Adam est l'inventeur, et qui consiste à remplacer le pavé par des lits de petits cailloux superposés.

M.—Qu'est-ce qu'une route ?

E.— Dans notre PaÿS, on nomme route, le chemin par lequel on va d’un rang de terre à un autre rang, Elle est ordinairement perpendiculaire au

grand chemin et est faite et entretenue P

ar les cultivateurs qui y passent.

M.—Oui, mais dans les VIEUX pays, c'est un beau et

large chemin, bien nivelé, ordinairerient empierré, bordé

d'arbres, de fossés, et faisant communiquer les villes entre elles,

M.-— Quelle différence y &-t-il entre le pavage et le mecadam ?

E.—Le pavage se fait avec des madriers, et le macadam, avec des pierres concassées,

M.— Vous m'avez dit tout à l’heure que les routes sont nivelées, Qu’entendez-vous par là ?

E.—J’entends que l'on fait des tranchées, des déblais dans les coteaux et les collines pour abaisser la route, et que l’on fait des remblais dans les vallons, pour que les pentes soient moins fortes. AU

M.— Pourquoi le pavage et le macadam des chemins

rrières pour

iglais Macacer le pavé

chemin par ang, Elle

chemin et | ÿ passent.

an beau et erré, bordé les villes

vage et le it le macles routes

8 déblais route, et Jour que

chemins

se font-ils en dos d'âne, c'est-Aque sur les côtés ?

E.— Pour faciliter l’écoulem reraient la route, et pour que 1

comme les pierres d’une voûte lage,

dire plus élevé au milieu

ent des eaux, qui détério..

es pavés, en s’arc-boutant » lésistent mieux au Tou-

M.—Dans les paroi l'on ne craint pas de

donner quelque confort aux gens, d’un côté de 1 on laisse un espace d

sses où l’on aime le progrès, et où

a route,

e terre, où l’on place deux ou trois madriers pour la circulation des piétons.

—Savez-vous comment on nomme cet espace ?

E.— On le nomme érottoir.

On défend aux voi.

tures d’y passer,

M.—Dites-moi Maintenant quels sont les chemins.

qui coûtent le plus d'argent à construire ‘et qui demandent plus de soins ?

E.—Ce sont les chemins de fer, M.—Oh! il n’y a aucun doute à cet égard,

—-Quels sont les travaux qu’il faut faire pour établir une voie ferrée ?

E.—I1 faut d’abord niveler 1

e terrain, pour qu'il n'y ait que des pentes insensibles ; puis poser les dormants et ensuite les rails.

M.—Que fait-on lorsque le chemin de fer doit tra- Veïsér une colline ou une Montagne ?

+ ss

dépenser quelques piastres pour

E.—On fait une tranchée profonde ou encore un tunnel, qui est un passage souterrain.

M.—Et quand il doit franchir une gorge ou un vallon ?

E.—On fait un remblai ou l'on construit un viaduc, qui est une espèce de pont. Pendant plusieurs années, sur le Québec Central, on en a vu un entre Arlaka et Saint-Henri, mais comme il était devenu dangereux, on a adopté l’embranchement de Saint-Charles pour l'éviter,

M. -Voilà tous les travaux d'art, et de terrassement finis. Nous allons poser les traverses (slippers).

—Dites-moi d’abord ce que l’on entend par là ?

E. — Les dormants sont des traverses assez fortes, en épinette-rouge (Lariæ Americana ), en pruche (Isugu canadensis), en cèdre ( Thuya orientalis), ete. que l'on enterre jusqu’au niveau de la voie,

M.— Après les traverses que pose-t-on ?

E.— Les rails.

M.— Pas encore. On place d’abord les coussinets, que l'on fixe aux dormants au moyen de broches où de boulons en fer; puis les rails sont posés bout à bout sur les coussinets, auxquels ils sont retenus par des coins en bois ou en fer, nommés éclisses, qu’on fixe solidement à l’aide de rèvets,

Lorsque les rails sont posés, on met ensuite des loco-

motives et des wagons qui parcourent la voie avec une grande vitesse,

encore un

"ge où un

un viaduc, urs années, Arlaka et gereux, on ur l’éviter, rassement rs ), r là?

fortes, en he (Isugu etc, que

inets, que es ou de it à bout des coins lidement

des locoavec une

Passons maintenant à d’autres espèces de voies,

villes ?

E.—On les nomme rues.

M. — En quoi une rue différe-t-elie d’an chemin OTdinaire ?

E.— Une rue est bordée de maisons ; elle a de chaque

côté un trottoir, les fossés sont remplacés par des rigoles”

Pavées ou par des goûts construits sous terre.

M.—A quelle espèce de voie donne-t-on le nom d'allée ?

E.— Aux voies tracées dans les jardins, les parterres, les bosquets. :

M.—Et qu'est-ce qu'une avenue ?

E.— C'est un chemin bordé d'arbres, qui conduit à une résidence retirée, ou à une m

M. Pour finir cet entretien, qui pourrait paraître trop long aux élèves qui n'ont pas soif d'instruction, j'ajouterai que le mot voie s'applique à une foule de choses différentes, ayant cependant entre elles quelque analogie, Ainsi pour n'en citer que quelques-unes, je nommerai les voies digestives, les voies respiratoires, les voies biliaires. Les voies de la Province, la voie droîte, la voie lactée, une voie de bois, une voie d’eau, la bonne voie, la mauvaise voie, etc.

aison de campagne,

— Comment nomme-t-on celles qui sont dans les

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