TOM. IL
*éexe masculin sons la forme de deux grelots , l'autre le sexe 'féminin' peu prononcé. • ••::•(
1 Les Grées , les> Romains étles Gaulois ont eu les mêmes usages. liés àmn lottes phalliques, appelées en latin Fasctouj, étaient regardées comme un préservatif puissant Montré toute- espèce de malheurs et de chagrins. lllos infantes religione tutatur\et fatcinus..
qui Deus inter sacra Romana à Vestalïbus
colitur, et cuttus trîumphantium silbtus pendens deffendit medicus invidiœ (i). r »,
Nous avons fait graver dans cette planche une variété jde ces moniimena , i&u Usante pour en donner liclée et faire •eonnoitre à . quel point rils «tpjenî mull^pljés. Xe plus curieux est celui du N e qui représente le I)Iullos ou -orifice: de la.fWya. Gest le seul de} ce genre quinous.soit *onnu. .Pour ne plus \r&teqir,eniin sur ce,tsujet , nous, terminerons cet article #n .6taérvant <que . ce cujle si r^p^udu a laissé des traces asses- remarquâmes, de son existence dans les G aides. Nous-avoris les dessins d'un grand, nombre de figures, de bas-reliefs. , de vases et d'autres monumens phalliques , découverts à Arles , à Moissac et dans d'autres parties (de la Gaule ; datais leur extrême obscénité nou$aot^ toute idée de les produire , dans ce recueil,
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Anneau crargenTtroûvc a ânîTîîeuë d'Ami ensy prés dû Pont de Metz , avec d'autres monumeus antiques, parmi
(i).Plin. IÀb. XXVaSs\^ui'^ wL .i-,.u .'..j ;
lesquels il y ftVQH un bel annfeau 4'of un'» des rases et des plaques e» argent, et des vase* de bronze contenant des médaillés de Wlaft ^pi^i^ Sepùim - Sévèriv jus^u a Claude^ Gothique. L'anneau \q«^ noue, rapportons . esjt gravie dans sa grandeur naturelle * et de, deux manières % It chaton renferme une mëdaille^ar^eBtqui y est incrustée, et sur laquelle on voit eu. cega*d Càraealld couronné de laurier, et son frère Geta ayant la téte nue, On ^autour jETERNUW IMPERIz; au revers et sous le chaton on aperçoit la téte de Septime; là légende est recouverte par la monture (i). Cette médaille a été frappée vers l'an 196, car ce fut à cette époque que Caracalla fut fait César. La légende qui entoure la téte des deux jeunes Princes indique l'espérance que leur père avoit conçue de conserver là ité impériale dans sa famille , et qui fut déçue* puisque Geta périt par la méchanceté de son barbare frère , qui mourut lui-même sans postérité. La couronne passa après lui sur la téte de Macrin', d'une origine[ obscure , et qui
étoit, au moment de son avènement, Préfet 'du- Prétoire.
Cette autre bague d'argent a été trouvée avec la précédente; elle n'a d'autre mérite que le travail du corps de Panneau , qui est d'un bon stylet La pierre qui ornoit le chaton à été perdue ; elle est dans sa grandeur naturelle.
Cuiller cTargent qui faisoit partie de la même découverte , et gravée aussi de grandeur naturelle. Ces petits
(i) De U rareté et du prix de» méd. Romaine* ( par M. Miouaet) Pag. 17a.
ustensiles en argent et en bronze sont communs dans les Cabinets, et plusieurs auteurs en ont rapporté (i). On a pensé qu'ils servoient à prendre l'encens dans XAcerra pour le jeter dans le Thuribuium, l'encensoir, appelé par les Grecs Bufu&Tnpo*. Cependant Bonani a voulu élever quelques doutes à ce sujet , quoiqu'il convienne de l'antique usage de brûler de l'encens sur les autels. Ou le fait remonter à Moyse, et Ovide a dit :
Bonani prétend qu'aucun auteur ancien n'a fait mention de cuillers pour prendre l'encens dans la boîte qui le contenoit; mais qu'au contraire il étoit spécialement ordonne* aux prêtres de triturer avec les mains les parfums mêlés avec l'huile, avant de les brûler sur les autels. 11 nous semble que cette observation ne prouve point qu'on n'a pas employé les petites cuillers dont il s'agit, à puiser l'encens comme à beaucoup d'autres Usages. On a dit aussi que ces ustensiles servoient à couler avec leur partie concave de la cire fondue sur les tablettes à écrire , et que leur extrémité pointue y traçoitles caractères que l'on effaçoit ensuite à volonté; on les a aussi appliqués à la chirurgie. Nous rapportons ici ces différentes opinions qui présentent toutes, selon nous, les mêmes points de vraisemblance , et les mêmes raisons d'être contestées.
(l) Caylus , Recueil d'antiq. Tom. I, pag., ^35. :Tr ApUq. «xpUq. Ton,. I, part. II , pag. 09. — lbid. SuppUta. Tom. II, pag. 60. — Borwhi, Mut. Kirther, pag. to, etc.
. (a}4fa*. Sfum» 557. ' 1
Coq en bronze de cinq ponces quatre lignes de hauteur. On aperçoit encore, sur différentes parties de son plumage , des traces de la dorure dont il étoit orné ; il fut découvert au mois de janvier 1810 par un laboureur à peu de distance de la ville d'Uzes , près des ruines d'un ancien édifice appelé Temple des Druides. Ce petit monument, parfaitement conservé, mérite d'être examiné avec intérêt.
Chez les plus anciens peuples , le coq étoit dédié au Soleil , dont sa vigilance annonce le retdur • il entrort sous ce rapport dans les hiéroglyphes Egyptiens : c étoit un de9 symboles de Mercure , dont cet oiseau accompagne souvent les images. On voit aussi l'actif messager de TOlympe dans un char traîné par des coqs. Les Hérétiques des premiers siècles chrétiens, connus sous les noms de Basilidiens, de Gnostiques, de Carpocratiens , etc.* a voient imaginé des amulettes magiques, qu'ils prétend doient propres à guérir les maladies , et à préserver des maléfices. Ces sortes de talismans étoient composés de pierres de différentes natures , et auxquelles on attribuoit par leur substance seule des propriétés particulières , principalement les Jaspes , le Jade et l'Hématite. On y traçoit des caractères bizarres , et qui le plus souvent n'oflroient aucun sens ; on y gravoit aussi diverses figures allégoriques extraordinaires. On y voit fréquemment un corps humain revêtu d'une cuirasse, tenant un bouclier et une épée , ayant un téte de coq , et les extrémités inférieures terminées par deux serpens. Les Hérétiques adoroient le Soleil sous cette figure monstrueuse , à laquelle ils donnoient le nom de Dieu. On nomme en général ces sortes de pierres
gravées, Abraxas , parce que ce mot s'y trouve souvent répété.
i Le coq étott- encore, selon la .religion des anciens, une victime agréable ktix Dieux Lares et à: Priape. Nous croyons que celui dont nous publions la gravure , étok une 4e ces viotimes consacrées aux Dieux ^ et ,4pnt on plaçoit les images en bronze dans les temples ou dans les laraires. Peut-être aussi notre monument représente-t-il un des poulets sacrés qui servoient aux augures.
On sait combien les présages étoient en considération chez les Grecs et les Romains j ce fut Romulus qui institua à Rome la dignité Augurale; eUe ne fut d'abord accordée qu'à trois personnes qui étoient chargées d observer le chant 5 la direction du vol, et tous les mouvemens des oiseaux. On éleva , dans la suite, à cet effet, des poulets que Ton tenoit enfermés dans une cage appelée cavea pulialia} lorsqu'on vouloit tirer les augures, on leur jètoit du grain , et leur avidité ou leur lenteur à s'en emparer déterminoit les présages. On voit sur une médaille d'argent de Marc-Antoine, un poulet sacré près du bâton augurai et du simpule on vase lustratoire. Sur une autre médaille de Lépide , deux poulets mangent du grain sur la base d'un trépied orné de têtes de béliers , et surmonté d'un serpent à téte rayonnante. Spon a fait graver une cage pullaire sculptée sur un bas-relief en marbre , conservée dans la maison du cardinal Cesi à Rome (i).
Nous avons vu dans plusieurs cabinets, et nous possédons dans le nôtre, de petits monumens en bronze représentant des coqs et des poulets; mais tous ces oiseaux
(i) Relig. de» aneiem Rom. P. 1*9 et *56.
«ont dans l'attitude du repos : celui que nous publions est au contraire dans un grand mouvement ; il bat des ailes, et élève la téte, comme pour célébrer le retour du Père de la lumière , auquel il étoit consacré. U étoit dans le cabinet de M. le marquis de J)rée , à Paris , et a fait partie de la vente publique de ce cabinet , en janvier i$i 7 , .
Ucetia, Uzès, où ce bronze a été trouvé, texuiinoitla JVarbonnoise première , selon la notice des provinces <te la jÇreule (1). Cette ville étoit siège épiscopal dès le (Cinquième aÂècle ; cetoit le premier Duché-Pairie de France ; quoique les anciens géographes n'en fassent aucune mention,, ou ne i peut douter qu'elle étoit déjà fiorissaate dans }es premiers, temps de rétablissement des Romains dans les Gaules. Les uionumens et les inscriptions ,quj y ^ recueillis appartiennent à la belle époque de ., fart, iUq marbre découvert à Kismes portoit le nom d jfutie (a), r* a (ait eonjwturer quUaès depeadeit de cette: c*ttmj* dont efle ntet éloignée que de trois lieues, et I doat Je territoire étoit très-étendu.
. n . VIL ; . ......
Cette petite figure de bronze est d'un travail moelleux ; mais son attitude est sans grâce , et un peu forcée. Elle rut trouvée au mois de juillet 1810 , en démolissant une des masures qui encombroient le magnifique amphithéâtre de Nismes. Nous n'oserions assurer quelle représent» Hercule enfant ; car la massue étoit le symbole de la force et du courage : elle pburroit être ici une allégorie
(1) Gall. Christ. Tom. III, p. i44-
(a) Histoire de Nismea , par Méuard. Tom. I , -oies f. aa»
mdîqaaht 4foe Ton ne peut exercer trop tôt la jeunesse dans les exercices du corps , et dans l'habitude de se garantir deS dangers qui assiègent l'homme dès sa plus tendre enfance. Nous tenons les dessins de celte figurine et du poulet ijui précède , de M. Buchet, qui avoit recueilli une nombreuse collection de monumens , principalement de ceux découverts à Nismes et aux environs.
Nemausus , Nismes , étoit, selon Strabon , le plus ancien des auteurs qui en ont parlé (i) , la capitale .des Are~ comici; elle n étoit point sous l'autorité des préfets envoyés de Rome dans les Gaules , et vingt-quatre villes ou bourgades, jouissant du droit de villes Latines, dépendoient de son territoire. On a fait remonter jusqu'à Auguste son titre de colonie Romaine (a). Cest, de toutes les parties de la France , l'endroit où l'on peut admirer les plus beaux restes de l'antiquité. L Amphithéâtre , la Maison carrée, la Fontaine , le Temple de Diane et la Tourmagne, sont autant de preuves irrécusables de l'ancienne magnificence de cette ville. L'Empereur Antonin y avoit pris naissance j elle étoit aussi la patrie de Domitius Afsr^ orateur célèbre du temps de Tibère. On y a recueilli, dans tous les temps, un grand nombre de monumens antiques en tous genres. M. Séguier, savant Académicien, publia en 1776 une dissertation curieuse sur l'ancienne inscription du bel édifice appelé la Maison carrée; il est parvenu, par des recherches et des combinaisons très-ingénieuses , a démontrer qufeeétoit un temple bâti par les habitans de Nismes, pour honorer U mémoire des fils adoptife d'Auguste , Caius
(1) Zrt. IV, p. 186.
(2) Plin. , Lib. m, c. 4. — Meta , L. TI, c. 5,
et Lucius, dont la mort prématurée mit le chagrins de ' ce Prince. Nismes avoit reçu de grands bien- ;fiûts d'Auguste et de sou gendre Agrippa; U étoit juste qu elle leur donnât des marques pubUques de sa recoa-
aoîSSance. ': ■ . .■„, , ., .