IV. v ; ..." i
Nous considérons cette petite plaque de cuivre rouge comme un poids. On y voit en relief deux caractères Grecs , T. A. ; elle pèse cinq gros poids de marc.
Fabretti a rapporté un poids semblable avec T. I. ; ce qui selon lui ,. marque une once des médecins Grecs , pesant quinze grains moins que la nôtre (i). M. Millin ( Voyage dans le midi de ïa France , tome II, pâg. a36.) a aussi fait mention d'une petite plaque de bronze incrustée en argent, qu'il croit avoir servi d'invitation à une cérémonie religieuse , ou de pièce d'époque déposée dans les fondations d'une église. On y voit comme sur là nôtre un F. Ce qui nous porte à croire que c'étoit aussi un poids du genre de ceux rapportés par Spon , Fabretti , Monfaocon et le père DuMolinet; la croix qui se trouve sur plusieurs , annonce qu'ils ont servi dans le bas Empire.
VIII, IX et XL w:
On trouve communément dans les cabinets , des cachets
en bronze , composés dune tablette sur laquelle sont gravées des inscriptions en 'creux, le plus souvent à taille d'épargne, et dun anneau nom- passer le doigt, aGn d imprimer avec plus de force ces inscriptions sur l'argile. On voit quelquefois sur cet anneau un contreseing,
composé des initiales des mots gravés sur la tablette, ou1
éclatoicnt de vives et fréquentes révoltes , les engagèrent à entretenir de fortes garnisons sur lete points les plus importans dunles plus dangereux. La ville de Metz , voisine de la Germanie, fut sans doute une des premières dans lesquelles ils établirent des magistrats revêtus d'une grande autorité; leurs noms et' leurs titres sont mentionnés dans un grand nombre d'inscriptions minutaires qui y ont été découvertes; on*sailî aussi que l'Une des légions provinciales1, Commandées par le maître de* l'infanterie d'occident, aVoit e^tîé levée à Metz , et se nommoit Prima Flâna Métis. Les Romains y firent un long séjour, pendant lequel ils y construisirent de grands édifices publics. On a même conjecturé 6uè les Empereurs* y avoient un palais situé dans ce qjtron nomme aujourd'hui le Haut-de-Sainte-Croix, et ^uë H'knciens titres désignent sous le nom de Cour à" or ou dorée. Il existe encore quelques traces de grandes constructions antiques , dont on détruisit, en i5i5, une partie coksidérablel On y a aussi reconnu les ruines d'un amphithéâtre , d'une naumachie et d'un édifice pour les bains/ Les eaux étoient amenées dans la ville depuis le bourg de Gorze, distant de trois lieues, par an canal souterrain et un aqueduc, qui recueilloient encore dans tbùV leur trajet llè*s eaux fournies par plusieurs sources abondantes. ! [i - '
On a trouvé dans les ruines de l'amphithéâtre de Metz plusieurs antiquités, entr'autres une statuette de Diane en argent de quatre pouces de haut ; un autel en marbre, de forme roride , ayant environ trente pouces de hauteur; une pierre haute de cinq à six pieds , portant une inscription détlic,at6ire;!ieux tétësen marbre ; un grand nombre de médailles, et la plaque en plomb que nous donnons
( Ai )
ici , N.° I, dans sa grandeur naturelle. Caylus Vavoit fait graver en vignette au Tome IV de son Recueil, et on la trouve aussi dans l'histoire de Metz, Tome I, Planche XX (Mete 1769); mais nous l'offrons ici plus fidèlement, et telle qu'elle fut découverte , M. d'Ennery , à qui elle appartenoit, l'ayant taillée en rond pour ne conserver que le médaillon. *
Cette plaque représente * dans une courûnne de laurier,; le buste de Rome, tenant une victoire qui , posée sur un globe , porte un sceptre au lieu de palme , et une couronne. Un bracelet de perles orne le bras de la Souveraine du monde j un casque laisse échapper ses longs cheveux qui retombent derrière sa tète ; une tunique serrée remonte jusqu'à son cou , et la redoutable égide couvre sa poitrine ; derrière elle on voit une lance et un bouclier. Le style de ce monument ne paroît pas remonter aux beaux temps de l'art, et nous semble appartenir aux règnes de Galhen, de Probus ou d'Aurélien : il est aujpurd'hui dansle Cabinet de M. l'abbé de Tersan. .-• ; 1
Les innombrables conquêtes des Romains , et la domination qu'ils exerçoient sur le monde presqu entier, navoient satisfait qu'imparfaitement l'orgueil et l'insatiable désir de gloire de ces vainqueurs, amb^ieuxj i^youloient vivre encore dans l'avenir, et se âattoient que la postérité la plus reculée trouveroit ,up jour, dans le sein de la terre j au milieu d'immenses débris dispersés par la main drç temps , des monumens de leur grandeur et de leur gloire. En élevant dans les principales, villes de Ja paule des édifices somptueux , ils plaçoient dans leurs fondations des inscriptions , des médailles et des monnoyes j et c'est un usage qui est aujourd'hui reconnu d'une manière în- Tom. 11. 3i
contestable. La plaque de plomb que nous reproduisons prouve que Meta fut redevable du bel amphithéâtre qui le décoroit, aUx légions de Rome victorieuse, dont l'image avoit été placée dans ses fondations. Les généraux Romains agissotent sagement en occupant ainsi utilement, pendant la paix , l'oisiveté de leurs soldats qu'ils auraient peut-être employée sans cela dune manière nuisible à euxmêmes et aux intérêts de l'Empire.
II ET III
Ces deux fibules ont été découvertes à Bavay ; l'une est eu bronze relevé d'ornemens en dorure , et l'autre d'argent damasquiné en or 5, leurs formes ne sont pas communes, ce qui nous a décidés à les faire graver.
Quoique nous ayons déjà parlé des figures d'Happocrate chargées des sytnbdles de plusieurs autres Divinités, nous n'avons pu nous refuser le plaisir de faire connoitre celleci, trouvée à Marseille il y a i5 ou 16 ans. Ce joli monument réunit tout, grâce, perfection du dessin et conservation entière. Nous n'entrerons pas dans de nouveaux détails sur la composition de cette figurine Panthée, Vane des premières dont nous ayons fait l'acquisition , et dans laquelle on retrouve avecMa bulle Romaine les attributs du Soleil et de la Fortune.