PLANCHE XXXII
I ET II. '
Ces deux torses en marbre Grec ont été découverts dans le voisjnage de Peienas» Le-N.°I paroi t avoir appartenu à une statue d'Hercule jeune ; les muscles en sont peut-être un peu trop prononcés dans certaines parties , cependant il a été moulé pour servir de. modèle aux élèves des écoles de sculpture ejt de. dessin* Ce: fragment a dix-huit pouces de hauteur, et huit pouces de largeur d'une épaule à l'autre. ,
Le torse N.« Il pourrait avoir fiait partie d'une statue d' Apollon jouant de la lyre ; B a treize pouces de hauteur et neuf de largeur. Les socles en marbre noir qui supportent «es deux fragmeas n'ont aucun rapport avec eux.
La chasse a été Tune des premières occupations des hommes ; ils s'y sont livrés d'abord par nécessité pour se garantir, ainsi que leurs troupeaux, de la voracité des bétes féroces, et ensuite par amusement. Dès kts pre&ûer* âçes du monde , l'homme a dû faire une guerre continuelle aux animaux nuisibles , qui en a diminué le nombre, et qui en a même détruit plusieurs espèces. Les plus anciens monument retracent des dusses dans lesquelles on voit des hommes poursuivre, terrasser et ôter la vie à des lions, des tigres, des ours et autres bétes féroces. I* chasse du sanglier a aussi été lune des plus anciennes et des plus renommées ; Hercule reçut d'Euristhée Tordre de lui apporter le redoutable sanglier de la forêt d'Erymanthe ; il le tua , le chargea sun ses épaules,; ej le dénq^a aux pieds de ce Prince, qui , effrayé de sa taille énorme, se cacha dans un vase d'airain.
Le sanglier de Calydon a aussi été illustré par les uionumens ; les poètes ont embelli de leurs fictions tout ce qui a rapport à Méléagre, qui porta le coup mortel à cet animal mrieux , déjà blesse par Àtalante. Les Gaulois soccupoient beaucoup de la chasse du sanglier, pour laquelle ils dressoient particulièrement dés cmen s : pareil mémo que leurs porcs qui erreient en grand Vmmbre, pendant la nuit, dans les campagnes et dâns les be4,' et o^ri ceriscrvoient une férocité qui les rendoit aussi redoutables que les
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loups, étoientune espèce de sangliers , ou du moins un mélange de cet animal avec le porc domestique. Les Gaulois et» retiraient cependant grande utilité pour leur nourriture, et en envoyaient la chair jusqu'à Home , ou. elle étoit très-estîmée. On voit le pore ou. sanglier i sus &allicumy sur leurs monnoyes ; les sculptures de farc de triomphe d'Orange prouvent qu'As le portaient dans leurs en* seignes militaires. Tacite dit que des peuples- de là ïGierma*nie avoient consacré le sanglier à Cybèle , à laquelle ils rendoient un culte particulier, et que les images de cet animal étoii^bur eux un préservatif sûr contre toute espèce de dangers (i).
Nous en avons fait graver une tres4>elle figure, en bronze, et avec les yeux incrustés en argent, qui a été trotrrée dans les environs de Luxembourg ; elle érok posée sur une base à laquelle elle étoit adhérente , et on aura sans doute brisé les extrémités, en cherchant à l'en séparer. Ce bronze » douze à* treize pouces de long sur sept pouces de haut ; il y a sous le ventre une ouverture carrée d1enviroit trois pouces , dans laquelle on introduisent lé hampe de l'enseigne.
Nous possédons une autre figure de sanglier , mieux conservée que la précédente, mais d'un travail m'oms soigné; elle a été découverte à Marsèille , et l'ouverture circulaire cTun pouce et demi de diamètre qui se trouve aussi sons le ventre, prouve qu'elle a également servi d'enseigne militaire : elle a neuf pouces de long sur environ cinq pouces de haut.
(i) De Morib* Qetmw* sttbJÏH.
• ,:' iv.!- '.
Nous ne rapportons cette épingle (te té te, ocitf crinaUs, trouvée près d'Amas , que comme , une ^nouvelle preuve du soin que les anciens apportoient à la confection des ouvrages les plus ordinaires. Le chien qui termine cette épingle, est dune finesse de travail qui ne dépareroit pas le métal le plus précieux.
Plaque de bronze sur laquelle on voit un enfant étendu
sur une draperie , ayant le bras gauche au-dessus de la téte, le droit étendu le long du corps, et le» jambes repliées. Uu masque hideux dont la bouche est béante et .ombragée de deuxi moustaches, épaisses , les cheveux crépus et hérissés, dérobe les traits aimables du malin et séduisant fils de Vénus ; si la belle Psyché , trompée par ses perfides scçurs et cherchant son époux endormi, qu'elle, çrpyoit un monstre v pour lui qfer la vie,, Veut trouvé^ caché sous la forme repoussante qu'on J^ii voit ici , le plus, beau et le plus puissant des Dieux auroit sans doute été percé du fer que l'admiration et les feux 4'uge passion ardente firent tomber des mains de cq^e amante, désabusée. , . ; •. ,(
jVqtre petit monument esÇ p^ut-étre, une allçgojrie dans laquelle on a voulu, ^iper la.puissance.dçVAmomjqui se cache sous toutes les formes, ,et qui prend même les traits re|iutans la ]ai(leur; 9n a fait a^u%,u à puissance de ce dieu , en le représentant étendu et endormi . sur la peau du lion de Némée , ayant près de lui la massue d'Hercule : ce Héros, dont Ta force et le courage surmontèrent tous les obstacles, succomba cependant lui-même, et fut
vaincu par le plus jeune des Dieux. On voit souvent, sur les monumens , des amours portant des masques hideux , et figurant les jeux qui font l'amusement de l'enfance.
PLANCHES XXXIII et XXXIV.
Nous avons réuni dans ces deux planches des médailles inédites ou curieuses , auxquelles nous en avons ajouté une de chaque téte impériale faisant partie d une découverte intéressante qui fut faite en 1807, en creusant le bassin du canal de l'Ouraq , à la Villette près Paris. . Le monnoyage a été dès les plus anciens temps une opération à laquelle les gouvernemens ont attaché la plus grande importance. La monnoye étant devenue le premier moyen d'échange et le signe représentatif de toutes les valeurs, le privilège de sa fabrication et de son émission a été le droit exclusif des premiers magistrats dans les Républiques, et des souverains dans les Etats Monarchiques.
Les plus anciennes monnoyes ne furent que des pièces informes de métal , sans types , et auxquelles on donna une valeur de convention qui fut d'abord relative à leur poids. La nécessité d éviter les contrefaçons, et de distinguer la monnoye de chaque pays , obligea bientôt d?y mettre des marques ; et on commença par y imprimer un soul type , parce qu'on ne trouva pas d'abord le moyen d'en appliquer sur les deux faces; la virole qui sert aujourd'hui à retenir le flan entre les deux coins , est une invention moderne ; on y suppléa , dans les premiers temps du monnoyage , par des points saillans sur l'un des coins qui, en Rengageant dans le métal , le retenoient et l'empèchoient de glisser Tom. il. 33
sous le coup de marteau ; Vautre partie du coin gravée en creux y imprimoit en relief une fleur , un animal , ou quelquautre sujet. Les monnoyes primitives sont très-rares et très-recherchées des amateurs. L'abbé Barthélémy a été^ Je premier qui ait expliqué, dans sa Paléographie numismatique , les procédés employés dans les plus anciens temps de la fabrication des monnoyes, et qui ait cherché à en fixer les époques et à en faire connoitre les progrès (i).
Il y eut, dans les premiers temps de cette fabrication chea lçs Romains , un officier chargé de la surveiller. On le nommoit Curator Denariorum Flandorum; on en trouve un exemple dans la légende d'un denier de la famille Corneiia, sur lequel on lit : CN. Lent. Cur. X Fl. On institua ensuite trois officiers qui prirent le nom de Triumvirs Monétaires, chargés d'inspecter le monnoyage; Jules -César en nomma un quatrième; Auguste le supprima et rétablit le premier nombre. On trouve , sur les monnoyes de Jules - César et d'Auguste , les noms d'un grand nombre de ces monétaires j on en rencontre aussi sur des pièces de bronaè du petit module , frappées sous les règnes de Tibère , de Caligula et de Claude. Les inscriptions ont encore fait connoitre les titres de plusieurs officiers attachés aux hôtels des monnoyes, tels que les Signatores qui appliquoient leur poinçon sur la pièce frappée , les Suppostores qui plaçoient le Ôan sous le coin , et les MaUeatores chargés de frapper sur le coin avec le MaUeus ou marteau ; les instrumens du monnoyage sont représentés sur un denier de la famille Carisia , et sur d'autres monumens. Nous ne sommes
(i) Mémoire, de l'Acad. de. inscript. Ton». XXIV ( in-ia), pag 5o.
point de l'avis de quelques auteurs qui ont pensé que les anciens coûtaient d'abord leurs mon noyés dans des moules , et les faisoient ensuite passer sous le coin pour y être battus au marteau ; M. Mahudel a victorieusement combattu cette opinion (i). Les médailles incuse», les doubles types, les pièces fourrées, la netteté des empreintes et Finégalité des bords , sont d'ailleurs autant de moyens sans réplique de prouver que les monnoyes autorisées étoient toutes frappées. Nous avons acquis la preuve que les anciens couloient seulement le métal des* tiné à la fabrication des monnoyes, dans des moules de proportions relatives à l'étendue de chaque module, et d'où on le retiroit sous la forme d'un cylindre; on le tailloit ensuite en flans, d'une épaisseur convenable, avec le cisoir , dont les deniers de familles consulaires nous ont également conservé la forme. Nous avons été conduits à cette découverte, par l'examen réitéré d'un amas considérable de médailles de bronze du petit module trouvé dans les environs de Poitiers. Il y avoit parmi ces médailles des flans portant la trace du cisoir ; il y en avoit aussi sur lesquels on trou voit l'appendice formé par l'ouverture du moule qui. servoit à y couler le métal en fusion. Celte méthode étoit plus expéditive et plus simple que celle de battre des lingots de métal, pour les étendre en lames, de les tailler et de les arrondir, comme on avoit pensé jusqu'à présent que cela se pratiquoit. ( Mémoires de l'académie des Inscriptions, tom. III, ih-ia, pag. 218.) Les Triumvirs monétaires avoient seuls le droit de faire procéder à la confection des flans , et à celle des pièces mon-
(1) Mémoire» de l'Acad. des inscript. Tom. IU ( in-12 ) ,p-g.ai8.
noyées ; ce qui est exprimé dans les lois anciennes par les mots Flore , Conflare , Fer ire; et sur les monnoyes , par les légendes ASue, Argento, Auro , Flando, Feriundo.
On a principalement employé pour les monnoyes , l'or, l'argent , le cuivre et le potin ; car nous ne parlerons pas des pièces de bois, de cuir et de terre cuite, dont on a prétendu que les Romains s'étoicnt servis avant Numa; de celles de fer, dont on a attribué l'usage à quelques villes de la Grèce et aux Bretons insulaires j ni des pièces de plomb , que nous ne considérons que comme des essais des graveurs chargés de confectionner les coins des monnoyes.
On a long-temps agité la question de savoir quelles étaient , parmi les médailles antiques , celles qui avoient dû servir de monnoye courante ; on est assez généralement convenu que chez les Romains les pièces de bronze des trois modules, celles d'or, d'argent, de billon et de potin , de petit module, avoient eu un cours légal et général ; mais on a persisté à dire que les pièces d'un module extraordinaire dans tous les métaux, appelées médaillons , n'ayoient été frappées que dans des circonstances particulières, et pour célébrer ou conserver le souvenir de grands événemens ; le volume de ces pièces , leurs types historiques ou mythologiques , leur exécution soignée» leur rareté , et enfin l'absence du Sénat us- Consulte , qui paroit avoir été le cachet de l'autorité , nous portent à regarder en effet ces médaillons comme n'ayant jamais eu cours de monnoyes , et comme ayant été destinés par les Empereurs à des dons et des libéralités particulières.
On a fait remonter aux premiers âges du monde l'invention de la monnoye; mais de savans commentateurs
nous ont appris qu'on ne devoit entendre des passages de l'Ecriture qui ont donné lieu à cette opinion , qu'une certaine quantité pesante de métal, et non pas ce métal préparé et marqué de l'empreinte des magistrats ou des chefs de Gouvernemens.
On a avancé que les premières monnoyes Grecques avoient été frappées huit ou neuf cents ans avant Jésus- Christ. L'illustre abbé Barthélémy a attribué un beau médaillon d'argent , du Cabinet du Roi , à Alexandre I.er , Roi de Macédoine , qui monta sur le trône 479 ans avant l'ère chrétienne ; mais il ne paroît pas que l'on puisse fixer avec certitude l'âge de la monnoye avant Amyntas III , bisayeul d'Alexandre -le -Grand , et qui régnoit 370 ans seulement avant Jésus-Christ.
On croit que l'usage d'employer le bronze , comme valeur représentative , fut introduit chez les Romains par Numa, et que d'abord ce métal ne fut apprécié que d'après son poids; on a aussi conjecturé que Servius-Tullius fixa le premier la valeur des pièces de bronze, sur lesquelles il fit imprimer des types. Il les divisa en As , ou livre de douze onces , en Triens ou quatre onces , en Quadr ans on trois onces, en Sextansou deux onces, et enfin enStips uncialis ou une once. Après la première guerre Punique , l'As de douze onces fut réduit à deux de valeur intrinsèque , sans perdre de sa valeur monétaire ; du temps d'Annibal il ne pesa plus qu'une once, et enfin la loi Papiria ne lui laissa que la moitié de ce poids. Ses divisions subirent , à ces différentes époques , des réductions proportionnées.
Nous possédons une de ces anciennes pièces des plus curieuses , c'est le Quadrussis , ou As pesant quatre livres Romaines, qui ornoit le Cabinet du Duc de Chaulncs; on
y voit de chaque côté un bœuf, et c'est de ce type qu'est venu le mot Pecunia. Ce monument est d'autant plus précieux qu'on en connoit très-peu d'une antiquité aussi incontestable.
L'opinion la plus générale ne fait remonter la fabrication des monnoyes d'argent chez les Romains, qu'à l'an de Rome 485 , et celle des monnoyes d'or à l'an 547. Ils dévoient se servir , avant ce temps , 'de celles de la Grèce , principalement des pièces d'or frappées sous le règne de Philippe , père d'Alexandre - le Grand , et dont l'usage fut général non -seulement dans toute la Grèce , mais vraisemblablement dans l'Italie, l'Espagne et la Gaule. On a trouvé, dans plusieurs endroits de cette dernière Province, des monnoyes d'or d'une fabrique grossière , et qui sans doute y furent frappées à l'imitation des monnoyes Grecques qui y avoient été apportées , et qui y avoient cours. Nous ne nous étendrons pas plus longuement sur ce qui a rapport à la fabrication des monnoyes; on trouve, dans une infinité de bons ouvrages , tous les détails que Ion peut désirer. Nous y renvoyons nos lecteurs, et nous passons à la description de celles qui remplissent les Pl. XXXIII et XXXIV de ce Recueil (1).
On fait , en général , peu de cas des médailles de petit bronze, peut-être parce qu'on en recueille un grand nombre , et que leur valeur est modique ; nous nous sommes
(1) Vojes entr autres; La science des médailles par Joubert.— Introduction a la science des médailles par le Père Mangeart. — Catalogue des médailles de M. d'Ennery.— Tons les ouvrages de Vaillant, et de Patin ; l'Antiquité expliquée , Pellerin , Eckel , etc. , et pour les prix des médailles Grecques et Latines ; Histoire des Empereurs par Beauvais. — Catalogue de médailles grecques , et de la rareté et du prix des médailles Romaines par M. Mionoet.
cependant convaincus, par l'examen de plusieurs dépôts considérables découverts en France , que les pièces de ce module trop négligé , présentent une grande variété de types , des légendes curieuses , des marques de monétaires , et beaucoup de détails intéressans qui méritent toute l'attention des antiquaires. Le nombre prodigieux de ces ni on noyés , les fautes fréquentes que Ton remarque dans les coins qui ont servi à leur fabrication , prouvent qu'elles avoient un cours général, et que, lorsqu'un usurpateur s'emparoit du trône, le premier moyen qu'il employoit pour annoncer sa puissance , étoit de répandre une grande quantité de ces petites pièces à son effigie.
Les médailles de Postume , de Victorin , de Tetricus , et même celles de Gallien et de Claude-le-Gothique , fortifient cette observation.
Le N.° I de la Planche XXXIII porte au revers de Caracalla une femme assise , couronnée de tours et voilée» tenant un long sceptre , et avec la légende iNDULGere//Ve FKCUND.fi. Mezzabarbe en cite une semblable d'après Tristan , et la rapporte à l'an aoo de Jésus-Christ. M. Mionnet classe ce revers parmi les pièces rares et le cotte 3/ Vaillant a expliqué le mot Indulgentia sur les médailles, par pardon de séditieux ou de coupables , et par des remises des impôts ou tributs; mais aucun auteur n'a cherché le sens de la légende Indulgentiœ Fecundœ de notre médaille. Caracalla y porte le surnom de Britannicus , qu'il ne reçut qu'en l'an 210, à l'époque remarquable où, étant en Angleterre avec sa famille, il osa lever un bras parricide sur l'auteur de ses jours; on ne peut trouver dans l'histoire la preuve d'une adulation aussi excessive , que celle qui fit ériger un monument sur la monnoye à l'intarissable bonté du
monstre qui fut parricide d'intention , et qui frappa son frère du coup mortel sur le sein même de leur mère. Nous pensons que notre médaille fut frappée en l'an a 1 2 , lorsque Caracalla , couvert du sang de Geta , et redoutant les suites de son crime , livra les trésors de son père aux soldats , afin de faire déclarer ce malheureux Prince ennemi de sa patrie j il rappela tous les bannis , et osa ensuite braver les Dieux mêmes , en faisant décerner les honneurs divins , |>ar un décret du Sénat, à celui dont il avoit lui-même terminé la vie.
Le N.° IV porte au revers de Trebomanus-Gallus , le mot Vderitas pour Uberitas , ou Ubertas Aug. Générosité, Largesse abondante de l'Empereur. Cette médaille est inédite avec cette faute de coin.
Le N°. VII et les dix suivantes portent la téte de Gallien avec des revers inédits. On ne connoissoit aucune médaille Romaine de ce Prince avec le type du revers N°. VII, et la légende Dacia , qui appartient spécialement à Trajan- Dèce ; mais on a des médailles de Colonies , avec des dates et la même légende. Le revers du N.° X. , HUaritas Aug. Contentement, Satisfaction du Prince, est inédit dans Gallien. Celui du N.° XIII n'est remarquable que parce qu'on y voit pour la première fois le Jupiter- A jcur , ou imberbe , sous la forme duquel les habitans d'une partie de l'Italie adoroient le Soleil. Le revers du N.° XVI est également inédit et très-curieux. On y voit un des Dioscures armé d'un javelot, et conduisant un cheval. On y lisoit certainement Castor, comme sur une médaille de Geta , où se trouve le même type.
Les Dioscures présidoient aux jeux du cirque ; il est donc probable que notre médaille fut frappée en Tan a63t
lorsque Galbe* fit célébrer à Rome , pair des réjoAÎwauces publiques , la dixième année de son règne ; - = ftm - pourroit aussi; la faire dater de 4'aq 36 1„. époque à, laquelle c}ç Prince, voulant témoigner 5aAjpye,f^ef}a mort^e Macrjeu et de ses fils , , , ordonna des, ; fôles , et j ,^e. , grands jeux comme pour le plus grandi des triomphes? ( PoUîo in Gallîen), f . . , t; i
^e, Nv> XVm.n'étqU pas connu affeeM]La légeptfe . J?janœ Cpns. jfag, lfaustr#phé<Jpifc pu. jk, rebqur^ le ÎÏ .° Y présente .la iin^t., singm>rhé. ,-,fce, N,<> *sMn^£ avec la légende J^Btitia Jug. <JV. (nospi), On ne cou* noispoit le type du Capricorne avec 1» légende Con*. 4ug. du N.° IU que daps les médailles d'pr.
,1^ revers de Vejta ; que nous , produisons pour la première fois dans les monnoyes, de Gajlien* est gantant plus curieux , qu'on ne le trouve sur aucune de celles des Empereurs depuis Hadrien j ce revers appartient évidefQment à $alopiue ^ et c'est p&ff qpe erreur , de monélair^ qu'iL a e\té plap? avec lai tète i46|<5allien^ de m^pe^qujç celui du:N,* XJV, .^felrirvfe dernier typp (iesj
inédit sans le bouclier. , .....
Les médailles du môme grince sont, pqinmunes avec 1^ i<?genrffi Vifluç Aug-, Avgg.Q*Vieni 4^ k tjrpe du revers de cel^ci, où ïGallien,, .en, habij mil^fy appuyé sur ly halte, étend la main Sur un trppbée^ Wlbas duquel est un papùf enchaîné, jest inédit On sait que ce^ Empereur, quoiqu'enclin à la débauqhej.étpit^ns. J'op^ caaion, pleïu de véhémence ^ d>udac^fl e^qu^ort^f souvent le courage Jusqu'à, la ttémériffl. }l[in\ neçessijfi^ coëgîsset f velyx tjortis f vejiemea^ fsçufelis y.^. erJl$ fflùff in Qallieno wlfifâ virtutif audaciq, ( PoUio Gadlieq,^ Tom. il 34
N*°XVIÎ Salonina Aug., buste de Salenine. Au revers JLucifera (le mot Diana ou Lima a été effacé). La Lune dans un bigé. Ce revers étoit inconnu dans les médailles des Impératrices, depuis Julia Domna.
Nous ayons déjà parlé du tyran Postume (page i65); le dessinateur a mal rendu le type de la médaille N.° XX dn coté de la téte ; on y voit dans un excellent style ce prince portant sur l'épaule droite la massue, et sur la gauche la dépouille du lion : on sait qui! avott été stmuommé Y Hercule Gattiôis Banduri et Vaillant ont rapi porté des médaffles semblables. Mais k figure d'Hercule avec la légende Moneto Auç. du N.« XXXlU , n'étoit pas connue. Postume ne devoit la couronne qu'à sa force et à sa valeur ; il se comparoit lui-même au Taillant fils d'Âlcmène, et on voit son image sur un grand nombre de ses monnoyes , arec les légendes HercuU Invieio Hercuîî Pacifero ; Virius Aug.; Virtu* Equitwn; etc. Mais le revers de notre médaille nous parokle comble de l'audace ou de la flatterie, puisqu'il semble exprimer que Fusurpateur n'a voit besoin , pour se maintenir , d'autre appui que de sa propre force.
Les auteurs ont rapporté des médailles de Postume avec îa figure de Mars Gradivus, et la légende Firtus Êquit. Sur la nôtre 3S> III, c'est une figure avec une couronne radiale, qui sans doute est ceHe de ce tyran, et personnè avant nous ne l'avoit remarquée. Dans les premiers temps de son usurpation , pressé de répandre dans tes Galles des moimotes A son effigie , Postume y fit flare lia hâte, des coins, dont le style est mauvais et souvent barbare; et , pour éviter le» lenteurs, on surfrappa arec ces coins des monnoyes des règnes précèdent, dont la
première empreinte a. échappé en partie à cette opération ; il en est résulté des singularités curieuses ; ainsi nous avons la tête de Postume #ur dtiS pièces de bronae, ou Ton voit encore distinctement celles de Tpajan, d'Hadrien; 9 des Antonins, des Faustines., etc. Ses monnpyos ; 4'or furent frappées plus tard, et par conséquent plus soignées; elles.sont, en général , d'un bon style , et le Cabinet du {Loi possède de beaux médaillons d'or avec la tête de çe tyran, Victoria on Victoria* jouoit à cette époque dans les Gaules , le même rôle que Zénobie dans l'Orient \ la nature l'avoit douée des plus grandes qualités , d'un courage à toute épreuve, et dune ambition démesurée; elle obtint de Postume , dont on la disoit sœur , le titre d'Auguste pour son fils Victorin; et, après la mort de ces deux tyran* ^ elle leur fit succéder son petit-fils , qui ne fit que paroi tre quelques momeiis à la téte de l'armée; elle fit nommer après lui Marins, qui ne régna que trois jours, et enfin Tetricus, qui Ait proclamé à Bordeaux en l'an 368. Cette élection coûta cher à Yictorine , qui sacrifia ses richesses pour gagner les légions ; mais elle mourut vers le milieu de la même année , après avoir fait nommer César le fils de Tetricus. Cette Héroïne avojt elle-même pris le titre d'Auguste , et de mère des ai mées. On a trouvé à Xaintes un fragment d'inscription, sur laquelle elle étoit qualifiée ALMA MATER EXJSRCITVM. On a aussi découvert dans un champ, à un demi -quart de lieue sud-est de la même ville , une médaille en billon qui est inédite , et dont l'antiquité a été constatée. On y voit un buste de femme Casquée , autour duquel on lit : 1MP. VICTORIA AXJQ. Au revers sont trois enseignes militaires , surmontées d'une couronne , avec cette légende MATE^R EXERCIT ;et dans
Vexergue LEG. VI, Legio Sexta. Nous avons cru devoir citer ces monumens qui viennent à l'appui de ceux que Von connoît déjà , qui !ont rapport à Victorine ou Victoire , et ddnt on s'est obstiné à suspecter l'authenticité*. -I' Victorin régna trois ans, et fut assassiné comme Postume par ses propres soldats J son fils eut le même sort. Nous rapportons ici , sous les N.-01 IX et XII de cette planche, et N> V de 4a suivante^ trois médailles de Vietorin ; la première est inédite efr bronze $ avec le type du cétéde !â tète • les revers dés deu* autres le sont également. On connoît des médaillés de Victorin fils , en petit bronze, avec' la justice au revers de sa téte, et la légende JEquitas Jdttg. Sa: figure est celle d'un homme de vingt-cinq ans ; le milieu du menton est sans barbe et les'traits sont bien distinctement différons dé ceux, de Victorin père 5 c'est donc à tort que M. Mionnet , dans son ouvrage sur la rareté et le prix des médailles Romaines , a dit qu'on avoit attribué à Victorin fils, desmônnoyes1 qui;appartenoientà son père; le règne de Marius fut plus éphémère encore que celui du jeune Victorin; cependant on trouve beaucoup de monnoyes à son effigie; on en connoît même une avec la légende Pacator Orbis autour du buste du Soleil. Nous pensons que ces pièces furent frappées après la;mort de ces usurpateurs, par ordre de Victorine, qui devoit
• chercher à multiplier les monumens de l'autorité qu'elle 'exercoit , et à conserver le souvenir de ceux qu'elle avoit revêtus dé la pourpre impériale.
Claude II , surnommé le Gothique , commença de servir sous Trajan-Dèce , et succéda à Gallien en 268; il fut fait
'Consul pdur la seconde fois en 2C9, et succomba l'année suivante, à Sirmich en Pannonie, à la contagion de la
peste : il étoit âgé de cinquante-six ans, et ne parut que comme un météore; mais ses grandes qualités et ses ver-* tus , qui lui avoient mérité l'amour des peuples pendant sa vie, augmentèrent les justes regrets que causa sa mort prématurée. . ; . jl .... : .'»
Les médailles sous les N.M XV , XVIII , XXI et XXIV delà Pl. XXXIII, Ietll de la Pl. XXXIV, appartiennent à Gaude-le-Gothiqùe, et sont inédites 5 les plus remarquables sont i.° le N.° XVIII , au revers du quel on voit une figure tenant une palme et Cos III. Ce Prince , à 1 époque de son avènement , étoit désigné pour son second consulat , qu'il prit en 269. Notre médaille prouve ce dont aucun auteur n'a parlé ,' qu'il fut Consul une troisième fois , et sans doute en l'an 270, peu de temps avant sa mort; a.° Pudicitia Aug. femme voilée , assise et tenant un long sceptre. Ce revers est d'autant plus singulier , qu'il n'est pas bien prouvé que* Claude ait été marié , quoiqu Eutrope ait écrit que •Constance Chlore étoit son petit-fils. 1 r r Tetricus régna cinq ans dans les Gaules j et se rendît a Aurélien , près de Châlons-surnMarne ; fut lei seul /des* tyrans qui avoient usurpé l'Empire sous Gallien , qui ébhappa à une mort violente; il finit ses jours dans la Lucanie, dont il étoit Gouverneur, et demeura toujours lie d'amitié avec Aurélien, qui l'appeloit souvent son collègue, et lui don ri oit même quelquefois le titre d'Empereur. Les monnoyés des deux Tetricus , qui furent toutes fabriquées dans les Gaules , sont , en général , d'un style barbare , et sorties de coins très-imparfaits. Le N.° III de la Pl. XXXIV -avec la légende Fides Legionum n 'étoit pas connu. Le fi.° IV avec le titre iïlnvictus Aug. est curieux; nous avons observé que les types et les légendes de ces médailles
sont , en général , asses corrects -du coté de la tête , tandis que les uns et les autres sont souvent indéchiffrables dans les revers.
Nous allons continuer de décrire les médailles gravées dans la planche XXXIV , à partir du N.° VII, que nous attribuons à Postume fils. Son père lavoit associé à l'Empire ; il en partagea avec lui les honneurs, lui aida à se maintenir dans les Gaules , et fut assassiné avec lui , près de Mayencc.
On trouva , en 1807 , en creusant le bassin du canal de rOurcq à la V Mette , un vase de terre qui contenoit environ ?5oo médailles de bronze saucé, Kunimi Tincti) du second module et de la plus belle conservation ; nou* fumes assez heureux pour être les premiers à les examiner, et y faire un choix varié clans lequel il y avoit plusieurs raretés. Cette collection ne renfermoit que huit tètes différentes , Dioclétien , Maximien - Hercule , Constance- Chlore , Galère - Maximien , Sévère , Maximin - Daza , Maxence et Constantin-le-GrancL Les caractères de tête, les vétemens , les ajustemens et les légendes oftroîent une grande variété , quoique la plus grande parue eût pour revers un génie debout avec l'inscription : Genio Populi Romani; mais avec des accessoires , des lettres numérales , et des symboles différens. Ce dépôt nous offrit aussi l'occasion de renouveler une observation déjà faite par des antiquaires , sur la prodigieuse variété de coins des monnoyes Romaines; car nous ne pûmes, dans ce nombre dé a5oo pièces , en rencontrer deux sorties d'un coin absolument semblable. On ne peut pas supposer qu'on ne retirott «ju une pièce unique d'un coin dont la confection et U gravure demandoient du temps, des soins, et dont le
métal étoit d'ailleurs d une dureté suffisante pour en fournir, sans s'altérer, une certaine quantité. Nous ne pouvons donc expliquer cette variété reconnue déjà dans plusieurs antres dépôts considérables , qu'en conjecturant que le directeur de chaque office des monnoyes conservoit une épreuve de chacune des pièces qui y étoient frappées ; que peut-être même c étoit un devoir de son emploi , et que ce sont ces réserves des monnoyeurs qui ont été enfouies dans différentes circonstances, et retrouvées après une longue suite de siècles.
Les huit Empereurs dont nous offrons ici les têtes sous ks N.<» Vill , IX , XI , XII , XIII , XI V , XV et XVIII , pnt occupé le trône presque en même temps. La plus ancienne de ces monnoyes a été frappée, selon Mezzabarbe, la première année du règne de Dioctétien , to37 de Rome , 284 de J. C. La plus récente dateroit , selon le même auteur , de Tannée 3oo de notre ère , et la quatrième du règne de Constantin ; ce qui embrasse un espace de 26 années , dont nous allons passer en revue les événeméns le* plus remarquables.
Dioctétien, après avoir tué de sa main Aper, meurtrier de Numérien , fut reconnu Empereur par l'armée à Calcédoine 3 Carin lui disputa ce titre et le défit en a85 , dans la haute Moesie; mais la mort de ce Prince, qui fut assassiné par un tribun , laissa martre de l'empire Dioctétien , qui vint à Rome se faire reconnoitre. En a 86 , il s'associa Maximien , surnommé Hercule, son compagnon d'armes et son ami ; en 292 , il adopta Constance-Chlore , qui répudia Hélène pour épouser Théodora , fille de son bienfaiteur. Maximien, de son côté, adopta Galère, et lui fit répudier sa femme pour lui faire épouser sa fille Valérie.
Ces quatre Princes offrirent U» exemple ' tlniqtfe dans les annales des nations , en régnant ei^enabJe'danS; la plus -grande ùuioh. Dioclétien a voit partagé Veto pire entre lui ot ses- collègues j toais chacUn des quatre étoit lobéi dans toutes les provinces, et ses "lois '^îétoieut également exqcur tées, . Cependant cette division de pouvoirs fut, onéreuse aux peuples , qui étoient obligés ^ entretenir autant d'armées qu'il y avoit de Princes , de payer, leurs oflioiers et leurs dépenses multipliées* , , . Il
Lan 3o3, Galère suscita aux chrétiens , qu'il haissoit , nne persécution terrible ; et , joignant ensuite l'ingratitude ^ la cruauté , il força par ses menaces Dioctétien et Maxixnien; d'abdiquer ; il prit alors , ainsi que Constance-Chlore, \e titre d'Augusjte Maxiiton-Da?a , *on neveu , 0t Sévère obtinrent, celui de César. Tous quatre régnèrent ensemble, mais les qualités et les vertus naissantes du jeune ^Constantin pçrtoient ombrage à Galère j il essaya de le faire périr. Ce Prince 9i échappé de sa' cour , jbignit son père dans les Gaulqs , et passa avec lui dans lisle" de Bretagne ; Constance-Cldore y mourut à \orck, le iS juillet 3oÇ , emportant çles regrets universels ; on le mit au rang des Dieux , et , le jour mêine de sa mort, l'armée donna à son; (ils le titre d'Auguste , que Galère, refusa de confirmer, lorsquen même temps il le donnoit à Sévère; Constantin se contenta du titre de César.
Maxence/hïs de Maximien-Hercule, s'étant fait proclamer empereur àB,oiue , écrivit à son père pour lui Olïrir xle lui rendre le trône , .et de, le partager avec lui. Sévère vint l'assiéger q'ans cette .capitale ; mais., abandonné des siens,, il s'enfuit, à Ravennes où Maximien, dont l'ambition s'étoit réveillée , vint l'assiéger à sou tour ; lui ayant
persuadé de se rendre , il l'envoya à Rome , et l'y fit assassiner peu de temps après. 11 fit Constantin Auguste, et lui donna sa fille Fausta en mariage; puis jaloux de son fils , il voulut lui ôter l'empire ; mais , forcé de fuir dans les Gaules , son gendre refusa de prendre part à ses intrigues. 11 ne fut pas mieux accueilli par Dioclétien , qui préféroit le calme dç la solitude aux. embarras du trône. - Galère s'associa à cette époque, Licinius son compagnon d'armes, et le fit Auguste : Maxim in Daza ayant obtenu le même titre de son armée , Galère le lui .confirma , ainsi qu'à Constantin 5 Alexandre , fils d'un paysan de la Pannonie , usurpa dans le même temps la pourpre, et régna trois ans à Carthage»
En 3o8 , Maximien , ayant été chassé de Flllyrie par Galère, se retira de nouveau près de Constantin, contre lequel \\ chercha à soulever l'armée , et qui le força d'abdiquer .une seconde fois ; mais deux ans après ayant tenté de déterminer sa fille à favoriser le meurtre de son mari , Fausta feignit d'y consentir , et lui substitua un eunuque qui fut tué par Maximien ; convaincu de trahison et condamné à mort, on lui laissa le choix de son supplice ; il s'étrangla lui-même, .il avoit alors 60 ans. . Galère mourut au mois de mai de l'an 3i 1. Maxence , détesté par ses vexations et ses cruautés, déclara la guerre à Constantin sous prétexte de venger la mort de son père ; ce fut en marchant à sa rencontre que Constantin vit une croix lumineuse , avec ces mots , In hoc signo vinces , il la fit graver sur ses étendarts , et sur les armes de ses soldats. Etant allé droit à Rome attaquer Maxence, il le défit sous les murs de cette ville , et ce tyran fut noyé dans sa fuite , par la chute d'un pont qu'il avoit lui-même Tom.il 35
fait construire sur le Tibre. Constantin fit son entrée dans Rome le lendemain de cette bataille , 39 octobre 3ia. Il répara les injustices de Maxence, pardonna à ceux qui avoient embrassé son parti , et abolit les Gardes Prétoriennes auxquelles on attribuoit depuis long-temps toutes les séditions ; le Sénat le nomma premier Auguste , et lui donna le titre de Grand-Prêtre de Jupiter.
Noos n ayons point parlé, dans le court exposé qui précède , de divers usurpateurs qui régnèrent à la même époque sur plusieurs parties de l'empire ; tels quAilecfus et Caraushts en Angleterre 5 Achïlleus et Domitius Domitianus en Egypte ; Amandus et ALUanus ou Lœlianus dans les Gaules. ■
Revenons aux médailles de la Villette. Noos avons trouvé dans celles de Dioclétien a8 légendes différentes , 18 de Maximien avec des types ou des légendes variées , 9 de Constance-Chlore, 1 1 de Sévère , 4 <** Galère, 4 de Maxence, 4 de Maximin-Dasa , et î 8 de Constantin-le- Grand. Plusieurs de ces médailles présentaient des raretés > et souvent même des variétés inédites, mais que nous n avons pas trouvées assez importantes pour les consigner ici. Une seule étoit entièrement inédite ; c'est celle du N.° XV III, ayant pour légende Cl. Val. Constcmtinus Nob. C. autour du buste de Constantin ; an revers, Rome assise dans un temple h quatre colonnes et Rvrnœ jEtern. dans l'exergue P. L. N.
Nous pensons que cette médaille fut frappée en Tan 3o6 à Lyon , Tun des principaux hôtels des monnoyes , et ainsi que l'indiquent îes initiales de l'exergue P. L. N. , Percttssus Lvgduni Nnmmus , on Nond officmé. Ce fat à cette époque qu'après la mort de Constance, l'armée proclama
son fils Constantin , et qu'il revint de la Bretagne dans le» Gaules.
Nous concluons de tout ee que nous Tenons de dire sur la découverte de médailles faite à la ViUette , quelles lurent enfouies au plus tôt vers l'an 3io , époque de l'affreuse tentative de Maximien sur la vie de Constantin , qui étoit alors dans la ville d Arles. Dans ce même temps , plusieurs nations barbares du Nord , s'étoient déjà liguées pour piller les Gaules ; les légions Romaines furent obligées de foire beaucoup de mouvemens et de se porter dans les contrées menacées par ces étrangers, sur lesquels Constantin remporta plusieurs avantages. On ne peut douter que les époques désastreuses de l'histoire n'aient été la cause de l'enfouissement dune grande partie des richesses que récèle encore le sein de la terre , et dont on, récupère chaque jour quelque portion après une longue suite de siècles.
Nous avons fait graver N.° XVII une autre médaille de Constantin du petit module de bronze , sur laquelle on lit du coté de la téte, Constaniinus Divus Aug. Banduri en a rapporté quelques-unes avec la légende, Divo Conslantmo ; mais il ne pense pas quelles soient la preuve d une apothéose semblable à celle dont on honoroit souvent la mémoire des Empereurs payens ; il se fonde sur le type de l'une de ces monnoyes où l'on voit d'un coté la téte voilée de Constantin , et au revers ce Prince debout en habit militaire , tenant le globe , symbole de la puissance souveraine , surmonté du monogramme du Christ, et avec la. légende, Mtema Pietas. Il paroîtroit en effet vraisemblable que le décret du Sénat qui accorda le titre de Diffus à Constantin après sa mort, ne fut qu'une sorte de
béatification, telle que l'autorise la religion chrétienne ; mais ce qui rend notre médaille plus curieuse que celles que Banduri a citées , c'est que nous pensons quelle fut frappée à Trêves de son vivant; et c'est la première fois qu'on y trouve le surnom de Divus Auçustus. Nous la rapportons à Tan 3a 5 , époque où Constantin célébra à Nicomédie la vingtième année* de son régne , et la dixième de la dignité Césarienne , accordée par lui en 3i6 à Crispe y et à Constantin , ses fils , ainsi qu'à Licinius , sôn neVeu ; il donna aussi ce titre à son fils Constance , dans cette même année 3a5 , qui fut remarquable par la convocation du concile de Nicée, auquel l'Empereur assista , dans lequel Arrius exposa sa doctrine , qui y fut condamnée , et à la suite duquel ce fameux hérétique fut exilé dans l'IUyrte avec ses sectateurs.
La médaille N.* XVI de la colonie de Nismes est déjà connue , mais elle est très-rare ; le président Bon inséra , dans les mémoires de l'Académie de Cortone, une dissertation sur celle qu'il possédoit; Caylus eu a publié une autre, en disant qu'il n'en connoissoit que huit ou dix semblables.
On a considéré ces médailles avec un appendice en forme de pied de biche , comme des ex-voto , des amulettes dédiées à Diane , et qui ont fait partie des offrandes jetées dans les eaux de la fontaine de Mismes en l'honneur de cette déesse , à laquelle elle étoit consacrée ; elle avoit aussi un temple magnifique dans le voisinage de cette fontaine. Pausanias et Pline nous apprennent que. les anciens étoient dans 1 usage de jeter dûTérens objets , mais principalement des pièces de monnoye , dans les eaux consacrées aux divinités dont la protection leur avoit mérité
quelque faveur spéciale , \eà âvoit guéris de quelque grande maladie ou sauvés de pressans dangers. Nous avons cédé noire médaille de Nismea A Mi Tochon d'Annecy. , ,