‹ Recueil de Monuments antiques la plupart inédits et découverts dans l'ancienne GauleChapitre 64 sur 65 · PLANCHE XL · texte numérisé non relu

PLANCHE XL

I ET IL

plus remarquables étoient une grande idole et une plaque avec des figures en relief.

L'idole a trois pieds de hauteur , non compris un appendice carré de six à sept pouces, au moyen duquel elle étbit solidement placée sur le piédestal ou l'autel destinée à la recevoir; elle représente Vishnou , Tune des principales divinités de l'Inde , telle qu'elle est adorée par certains peuples sous le nom de Vordaraja Peroumal. Cette idole a quatre bras, deux à droite et deux à gauche; l'une des mains droites tient le charron , , espèce de roue que Vishnou lance contre ceux qui tenteroient de bouleverser le monde dont la conservation lui est confiée ; l'autre est étendue sur sa poitrine , la paume en dehors. Dans l'une des mains gauches est le chanque ou buccin qui lui sert de trompette pour publier ses victoires , et l'autre est appuyée sur une massue. Cette figure est d'un métal composé d'un alliage de cuivre , d'étain, et d'une petite portion d'argent.

La plaque qui est gravée des deux côtés dans cette planche est de cuivre rouge ; elle a dix pouces de largeur à sa base , et onze pouces de hauteur dans son milieu ; une chaîne de trois pieds et demi de longueur servoit à la suspendre, et présente une singularité digne d'attention ; les vingt-cinq anneaux qui la composent ont été sculptés et détachés dans une masse , cylindrique de cuivre , et ne laissent apercevoir ni solution de continuité ni soudure.

On a compris sous le nom collectif de Y Inde , trois grandes régions de l'Asie méridionale ; YIndoustan , qui se compose des pays, arrosés par l'Indus et le Gange ; le Décan, espèce de péninsule appelée quelquefois presqu'île

ized by Googl

en deçà du Gange , et ïlnde extérieure ou presqu'île audelà du Gange , autre péninsule qui renferme l'empire des Birmans , les royaumes de Tonquin , de Cochinchine, de Camboje , de Laos , de Siam et de Malacca.

Si I on vouloit placer le premier berceau du genre humain dans les régions les plus élevées du globe, et dans celles qui , par l'antiquité de leurs traditions , la pureté de leurs dogmes , la douceur et la sagesse de leurs institutions , paroissent avoir été le plus anciennement civilisées , aucun pays ne pourroit, à cet égard, rivaliser avec l'Inde. La fertilité du sol coupé et arrosé par une infinité de fleuves et de rivières, la chaleur du climat, contre laquelle cependant des arbres touffus présentent un abri salutaire , l'abondance et la qualité des alimens qui n'exigent presque point de préparation, sont autant d'avantages précieux que la nature a dû y offrir aux hommes dès les premiers âges du monde. Le commerce de l'Inde remonte à une haute antiquité; on peut aussi regarder , comme une preuve de l'ancienneté de sa civilisation , l'uniformité de son système politique et religieux , depuis les siècles les plus reculés jusqu'aux âges les plus modernes. Les philosophes et les sages de tous les pays ont montré beaucoup de vénération pour les institutions de l'Inde , et ont cherché à s'instruire de la morale et de la religion des Brahmes. Zoroastre, et quelques siècles après Pythagore, allèrent exprès dans ces contrées pour y étudier les sciences , et y ont évidemment puisé les principes de leurs doctrines.

Cependant les Indiens n'ont aucun monument authentique antérieur au siècle de Moyse ; les Védas , qui sont leurs livres sacrés les plus anciens, ne datent guère que de 3aoo ans , et sont par conséquent d'une époque voisine

de celle du législateur Hébreu. Ces livre» sont en sanskrit, tangue morte qoi a donné nawsàncc à ton* les dialectes àctuels de l'Inde; ette wffre des rapports frappans et curieux avec le Persan , le Grec , le Latin , le Teutonique , le Gotbiqne et l'Islandais; ces traits de ressemblance entre des langues parlées par des peuples disséminés et aussi éloignés les uns des autres , sont une preuve de plus ifue tous les babitans de la terre ont dû sortir dune souche commune (t).

• Nods nous bornerons à ce qui précède sur la géograpniedel'inde , sur les-md&urs et les usages de ses habrtans , pour passer à l'examen de leur mythologie , dans laquelle

nous allons faire en sorte de découvrir l'explication dn

monument qui nous occupe*

Les Indiens s'accordent tous sut l'existence d'un Die* maître de l'univers , être incréé, spirituel , tomVpùissant, invisible , juste et miséricordieux , qui est partout , qui ▼oit et entend tont, lit au fond des âmes, récompensera tes bons et punira les médians; ils pensent que ce 4Me« « pris quelquefois des formes visibles pour exefeef sa m*siéricorde ou satisfaire sa vengeance , et qu'un ocettr vertueux , plein de foi , peut obtenir par ses prières qu'il renouvelle ses incarnations. Selon eux , le monde doit avoir

(i) On peut compter parmi les bienfcUa sans nombre qno la Fraftce doit «s

retour de son souverain légitime , l'établissement an Collège royal d« France d'une ebaire de langue et de littérature sanscrite ; M.'Chezy , qui l'occupe, a Trouvé dans cette place la piste récompense de ses utiles recherches et de ses longs travaux dans une carrière ingrate et< difficile ; nous lui devrons sans doute bientôt, ainsi qu'à ses savans et estimables collègues, MM. Sylvestre de Sacy et Langlès, la clef des trésors littéraires que les Anglais se vanloient , ïl y a peu de temps encore , de posséder excloaivémtmt

quatre âges , dont trois sont écoulés^ à la fin du dernier qui est commencé , l'Eternel détruira le monde , comme il la fait a «elle de chacun des trois âges précédens ; mais ce Me fois il se reposera sans permettre qu'il renaisse comme auparavant.

«Si les Indiens s'accordent sur tous ces principes, ils diffèrent beaucoup entreux sur leur pratique et sur les cérémonies du cul te qu'ils rendent à la Divinité; leurs livres sacrés étant écrits dans .une langue .morte dont un petit sombre de iktahmes possèdent encore |la clef, les prêtres de chaque pays les ont interprétés selon leur intérêt et leur politique,; ils y ont introduit les fables, les plus absurdes;, ^fBtisuadés que le merveilleux plaît toujours à la multitude;. J-es indiens reconnaissent tous pour leurs principales diw*- -BÂtés, Rrahma, Vishnou et Chiven; mais ils, varient sur Ja naissance, les actions et le rang de chacune d'elles. Chaque contrée a ses dieux , ses demi-dieux , ses saints particuliers, et les honore par des fêtes et des cérémonies difiéreaÉes. Essayons .d'entrer dans ce labyrinthe , sans nous avancer dans Ses détours obscurs , d'où nous aurions sans doute une peine trop grande à nous retirer pour en retrouver l'issue.

Le BraJimanisme , rou religion des Hindous , est fondé sur l'existence de. trois divinités principales , auxquelles un -grand nombre d'autres sont subordonnées pour leur aider •a gouverner l'univers.

firahma est l'auteur de la matière «qui compose le monde sensible ; Vishnou lui a donné sa forme , #t Chilien dirige les changemens qui s'y opèrent f*ar la destruction successive des êtres. Les Egyptiens jreconnaissoienx aussi ces trois principes sous les mams d'iftww, d'isis et

de Typlxon. Les plus anciens peuples , voyant que sur la terre le mal est presque toujours à côté du bien , ont considéré ces deux principes comme les premières causes de tout ce qui arrive ici-bas ; ils les ont personnifiés et en ont formé la base d'un système religieux dans lequel ils se sont représentés le mal luttant sans cesse avec le bien , lui résistant toujours et triomphant souvent de sa puissance ; c etoient chez les Indiens Brahma et Chiva , et chez les Egyptiens Osiris et Typhon. Vishnou qui souvent porte le globe du monde dans ses entrailles , étoit dans l'Inde le symbole de la nature ; comme c étoit dans l'Egypte Isis , qui renfermoit en elle-même les formes , les espèces et les germes. ( Plutarch. de Isid. ) Les dieux de ces contrées qui se réfugient dans le corps de diffiérens animaux , pour éviter la poursuite des géans , se rapportent aux incarnations de Vishnou ; les danses des Egyptiennes , dans les pompes d'Apis et d'Isis , rappellent les danses lascives des Bayadères devant leurs idoles. Mais ces traits de ressemblance entre les deux peuples ne se bornent pas à ce qui concerne la religion ; on les retrouve dans leur constitution politique , dans leurs mœurs et dans leurs usages ; les mêmes rapports ont dû exister entre les Indiens et les Persans. On reconnoit aussi dans les mythes Grecs toutes les traditions de l'Inde , de la Perse et de l'Egypte ; elles ont ensuite passé chez tous les autres peuples. On retrouve même encore la Trinité de l'Inde et de l'Egypte dans celle des peuples du Nord , comme dans la Trimurti des Scandinaves, qui signifie réunion des trois puissances , et dont il est question dans les premières pages àeXEdda.

Les principaux dogmes des Brahmes sont rimmortalité

de l'Ame, la métempsycose, la purification des âmes par des abstinences, des pénitences volontaires, ou par certaines pratiques religieuses ; par exemple , le fanatisme entraîne sous les roues du char pesant de Jangrenat , ceux qui attachent à ce dévouement l'espoir du pardon de leurs fautes , et d'une vie nouvelle plus heureuse. Dans les temps de calamités publiques, les Brahmes eux-mêmes se précipitent du haut d'une tour, pour apaiser, par cette mort volontaire, le courroux de leurs dieux ; les femmes des deux premières castes cherchent aussi le trépas dans les flammes qui dévorent les restes inanimés de leurs époux ; et tous ces usages sont dictés par la religion. Les ablutions et les lustrations forment une grande partie du culte des Brahmes ; ils offrent à leurs dieux le plus souvent des végétaux et rarement des animaux.

Les prêtres Indiens ont profité des dogmes de la religion Chrétienne qui paraissent avoir été portés chez eux vers la fin du troisième siècle , ou au commencement du quatrième. On retrouve dans leurs livres sacrés plusieurs traits du nouveau testament enveloppes de fables grossières. Le Bagavadam contient une partie de la vie du Christ, sous le nom1 de Chrixnou ou Chrixnen ( donnant la joie ) j on trouve le même rapport dans la naissance de Kopilo ( dieu pénitent ) , qui demeura peu de temps sur la terre. Le système des Indiens sur la création du monde est expliqué dans le* même livre de la manière suivante : 5

Lorsque Dieu existoit seul , libre et immuable , il eut la volonté de créer le monde; il commença le temps , et fit naître divers corps des trois principes accident , q uo- Uté, puissance ; il créa ensuite par la pensée l'espace d'où Tom. n, 4*

sortirent la lumière , Voir , le feu , l'eau et latetre-. L'uni ou de ces élémens donna naissance à toutes sortes d êtres seor sibles et insensibles, dont la terre , séparée des eaux et devenue stable et solide ,. lut le séjour et le seailien. II- divisa le monde en trois régions , une supérieure y une moyenne;** une inférieure ; la terre prit une forme ovale presque semr blaMe à celle d'un œu(, et au iroUe« s ékva le Merou , la plus haute des montagnes -, le ZomboudifW (l'Iode) y étoit situé, et divers pays s'y tean voient au- Midi et au Couchant; les principaux fleuves de la terre furent le Brommozay h Badra et le Granga, qui prenoient leur source dans- le Mé~ roui, et alloient se jeter dans la mer.

Dieu: ne créa: d'abord qu'un; homme, Adimo , doué de connaissances extraordinaires , et une seule femme Prokrir fi,* du nombril d'Adimo naquit d'abord Dokia-Brahma ( le Créateur ) , qui devint le père de nombreux eu fans; de son coté droit sortit Vishnou ( le conservateur ) , et du gauche, Çhiven ( le destructeur). Les premiers enfana de Dokio se retirèrent dans le désert pour y mener une vie pénitente et contemplative; il fut donc obligé d'en créer d'autres des deux sexes, et leur ordonna de s'unirpotu- peupler le monde. Cette seconde génération fut séduite par la première; et chercha , comme elle , la solitude et Tisolement ; pour éviter cet mconvénient , en donnant naissance à la troisièniei, il lui fit don de 1* concupiscence ; et , en» effet , ce fut elle qui peupla la terre.

Dieu dicta au premier homme les Vtdas ou livres de sa loi ,. divisés en; quatre parties '7 \eRichl ,,qui traite de la première cause , de, la- matière première ,. des Ange» , de l'âme, des récompenses et des peines , de la gqnçraaion et de la destruction des créatures, de la nature du péché et de son

parolon; r Yad/iHtch ) qui parle de» souverains ; le Sdman,, qui enseigne la ;morale9 1a pratique de la vertu titla. haine du waetj et Xùirthauafiia , ou rituel général rde! la. re&gieoL Dieu ordonna oui premier homme *ié comfriunibuèT 4eS Vedas à ses enfous , afin de tleur inspirer;le désir duiûeh et ia^crainte <du mal ; mai s leur penchant et leur ioililessr les ayant portés à transgresser c**tte Joiyle premier péché «donna naissance1 à 4 autres*; la .contagion tfétdiutit, et i«x emple du bien ne fut plus Je partage que d'une partie rdu genre humain.

Adimo demanda à Dieu; la connoissance inthne des hommes., afin de Jes employer selon leur aptitude et leiws goûte. Dieu lui dit : « Vous appellerez Brahmes ceux qui seront les plus portés à <la vertu, et, pair conséquent, les plus éclairés; ils formeront ht première caste; la seconde se composera deceux qni participeront leplus du Rosoguu (qualité créatrice ),ocar.ilsiahneront à dominer etàsagrandir, vous en fereis les Rois; Je Zomogui% .( qualité destrucjtr?e .) sera 'votre guide «pour les deux autres castes ; ceux qui y participeront le moins , et seront plus avides quam-bitieux , composeront la troisième , celles des marchands $ enfin la quatrième, sous le nom de Chodtnes, sera formée des esclaves brutsi et hornés , parce quais approcheront h plus du Tomogun. m Les firahmes prétendent quelew^lawfce de fces «quatre castes primitives en a formé une in&oité de seœndaiees , tEoù sont ensuite sortieaHoutes celles que l>n connoit aujourd'hui ; eUes ont tiréleurs m des divers emplois et des professions de<ceux qui lefr composent,, et s clèvent a pins dé quatre cents.

Le système Gasmographique des Indiens n'est pas moins curieux; ils comptent qua torse mondes, sept supérieurs,

et sept inférieurs , tous enfermés dans un œuf. Ils prétendent en retrouver l image dans la vache j les cornes, les oreilles, les yeux et le muffle marquent les sept mondes supérieurs; les pieds , les parties sexuelles , le pis et la queue figurent les sept inférieurs. Une chaîne de montagnes, dont le sommet atteint le «vide ou l'espace, et au-delà desquelles tout est ténèbres, environne la terre, soutenue par quatre éléphans 5 le Mérou est situé au centre des Mondes qu'il lie les uns aux autres. Cette montagne d'or pur est1 sdutenue par huit cléphans j le soleil et les astres font leur révolution autour d'elle. Les éléphans sont portes par une tortue , et celleci par la couleuvre Adj-Sachen, quia mille tètes, et dont les mouvemens occasionnent les tremblemens déterre.

Les Brahmes font remonter à 4800 ans les Shastas, livres sacrés qui traitent principalement du soleil , des étoiles et des planètes ; ils y puisent la science astronomique au moyen de laquelle ils calculent le cours des astres et leurs révolutions \ ils s'en servent aussi pour prédire l'avenir, tirer des horoscopes, annoncer les événemens, les jours et les instans heureux ou malheureux. Les Indiens n'entreprennent rien d'important avant d'avoir consulté leurs astrologues ; et si les pronostics ne sont pas favorables,, l'évidence même du succès ne les décideroit pas à exécuter leurs projet»» • «oY

Selon les Indiens , la durée du monde est de quatre âges séparés par un intervalle , et dont la réunion forme une période de 1 2000 ans divins . À la fin de chaque âge , Brahma se repose, et, pendant son sommeil, l'univers submergé est comme anéanti par un déluge universel ; à la fin du quatrième âge , le soleil et la lune s'obscurciront, les ténèbres couvriront tous les globes; Vishnou leur rendra momen-

tanément la lumière ; et 4faSachen vomira contre eux le feu qui doitles rè^uire^ en cendre*; vent jmpfr tueux relèvera , les mers franchiront leurs, Jbornes,, et inonderont le» trais mondes, Jefliel, terre et labjppe. Alors Fûhow au milieu 4es ea«», if* se ifepo^apt su* le y renfermera pour toujours ces mondes dans son

I* troisième espèce des livres \S*çr& sont les Fourdnas , poèmes en vers sanskrits, qui renferment sous le voile de la fable et de l'allégorie la plus, grande partie de l'histoire ancienne de l'Inde; ©es livres font règle de foi , sans être cependant d'un aussi grande: autorité que les. Vedas et les Shastas. Leur lecture est permis*] ajax Castes inférieures' j mais celle des autres livres leur est interdite, m i ! ! i

Tel est en abrégé tout le; système Théogooiqwet Gosmogonîque ; des Indiens,; nous allons essayer d'y trouve? l'explication de notre monument. Ses deux foc*P) sont divir sées en quatre parties 0" quatre épe^que^, c^ns.lesq^eyef nous «layons voir les quatre âges de Ja y ie , . la naissance et leDsance, l'adolescence et la jeunesse iJ'4ge; virjl etl'âgede retour, et enfin la vieillesse qui.se termine par la mort., ou le commencement 4'une; vie, nouvelle. ; v ;

. Brahma naquit du nombril de Visht^u, se)on: les uns , et de celui d'^ Ji'mo selon les autres 5 il répandit les premiers bienfaits sur la terre , et subjugua les races sauvages parla douceur , par la musique et par les arts ; il prit même, selon les traditions, une femme parmi ces peuples encore dans l'état de nature , et se servit: de ce sexe pour amener les hommes à la civilisation et a la pratique des vertus* Nous croyons que notre monument représente la vie de

é^'yr^h^tëfc'llégîéîûtéur de rfnde',1 divisée etï 'quatre pét^tÉâ^s ,JlèV aVëc <de's'>m^>dm^aHdfïi ôeVbWéheJÉce's 'lqtfi tteroterit tik f*itysl, c^«#èàe^1aqnéJë1sérAii à4a re^i^îorii'Lefe pi«fcfcesto$<&flt ^UÀrâeietts llr^àiftitt ^èr*Vt>f>i*ê*î- ▼etféës tfàns <iffé*^es fednl^ fawle; ^ «tttile des Sé^swramreoses^i^ éi«j0trt voir dans cette première division de notre plaque , Vishrum é*ëhflu*ur le serpent Aty-Soeten , qui lui «et* dé'ltt et rfe troue ; les Vinq'tdtes1 'de cette hyêre se -drésttft* s*r*e côté droit ,*t*9tt<ii«ett* l*s nonibreox Teptis «le toff*c*ptt Dn mntfbril' »de •Vàsitnoù s^oteve • Brahntu acorowpi >aan6 «ne Heurdé Ménup/i**; iliest couronné et eiivironne dW gloire, sjwbolë «de «a puissance. Virfmmi tientlune Vautre fleur de la môrrie'^aïUe^ *il est roi' sooista forme ^de Visça*- ^ow/i^m' (iètt^^fui est'pai^totit). fies JMvimteB nrifiérleures qui sent autour <le lui pourroient^représenter les sept partîtes élémentaires l'Univers. Mûhat ', la matière ou la grande Substance; Ahtrrikar^ ilé1 mcti Vtttten%:, -en «joi^agH fài1 soi-trièmé ; FLfA-Ajft', élément célestfc'W impalpable , quï -a la jrroptrété de transmettre* leson et ^kas- lequel se meuvent les plarfètés; Btiibw , l'Air, -elémeirt palpable; 7>^e, le Feu , élé ment visible jJo*rf,4«ttuiéléTOewt fluide^, et Prittavi, la Terre, élément solide (voyez le Bhagavat- GMj |ia¥ 'WiHM^y^ » dont ••dem'<w>ntLà> la téte «tldeda^am^pièd*, «ntuquent peut-être tes 'quatre cartes primitives; le Brahmc et k Souverain; 6o»t à la léte , et ;abrités par Ady^&aeheii, te marchand est an* ipie<U v ' ^ loutre »<ta >esebnne irors du cadre ; par illusion à lWHrssctoeiit de ce^le cJaBte cuti est 'méprisée par 'leBftnefis atrtresv Un poiBsoniet-uoeacoHee, symboles de l'fiiau' et de la Terre , «owt placés près du

dernier repli du f»«rpe*fc; et enfin noue proposons de considérer le» onc« figures1 rangées» sur la Kgne inférieure, comme le* signes doutant d'incarnations de Fistmou ; \<mr nombre varie selow les se*tesyéi oncles porte depnis'dtt jusquîà vingt; d'après notre idée y 4» Dieu i seroit dan» la premièrefignre'qui estbarfaruei, sous la* fwmo du Hrahmo JS^rajasscn^, qu'il prit pour se ferrer 1 dans le déserti à une pénitence rigoureuse; dans la seconde, sous celle d'une femme qu'il emprunta pour séduire les GéanS et> les pimir dé leurs crimes ; dans 1* troisième ^ il est armé pour châtier les Rois méohansj "■> ' '•■ >1j ' •

Les trois vases qui suivent sont les signes des méta^ morphosesi de Vishnou en nain, en géant et eu médecin , par allutiou à lusage qui existe encore dans llride-, de né faine» aucun don > de* ne pas même, présenter lé « \Be$kâl à un \Bna1imej son» Un avoir préalablement veasé «le l'eau sur tes mains.

Vishnou se changea eut tortue peur soutenir le Monfi- Mérou, et en poisse* pour aller *u fpudi dé lia mer prendre 1er Véôa* que tê géant Sàmougozourw avoft avalés; ce sont les> septième* et 4wi tienne figures; Dan» la neuvième, ie Dieu panoît avec une téfe de cochon ou de sanglier , forme que les Brahmes prétendent qu'il a* prise jusqu'il trois! fois-; dand la dixième , il a celle d'tmlion; ?*U9 laquelle il triompha du géant Iranma*€àsisiaben.

Enfin* ^ÀiAnoui paroit dans la dorn itère i figure soûls la forme de Rama ou Ramen, portant un arc débandé; et voici comment on raconte le? causes principales de cette métamorphose. Ce! Dieu, voufen» ponir 4e Géant Aa&unonm, s'incarnaîf souffle nomàèAatha, dans le corps du fils d'un Roi; la déesse Lachim*, fournie de Vishnou ,

ayant sa que son mari de voit rester dix mille ans sur la terre , y vint animer le beau corps àeSiddé, fille d'un autre Roi; Rama la. vit et en devint éperdiiment amoureux; mais la main de cette Princesse ne de Voit être accordée qu'à celui qui parviendrait à bander iin arc «norme et merveilleux trouvé dans Je sein de la terre. Marna fut le seul qui tenta cette épreuve avec succès, et il épousa Siddé. >i..', Dnx * a i Dada cette, partie supérieure de la première face , iion lupciieurr. Bralima , .^ans la vigueur de la jeunesse, exerce les hommes à tirer de Tare 5 les figures qui l'accompagnent portent les attributs des sciences et des arts qu'il a apportés sur 1& terre» Dix figures assises occupent la1 ligne supérieure, et peuvent représenter les dix premiers nommes qui Curant créés par la puissance des trois principes réunis i Brahma , Fishnou et Chiven. On le» nomma : Narud > ( raison ) ; Dico ( ingénuité ) ; Bashista ( émulation ) ; Birga ( modestie); Kirchu ( piété ) ; Pull* ( orgueil ); PmIûU» ( f>aiieiice)iî i Ongira (ch*rké)htytoè (fraude); tlMurichi (mortalité)., Leur «om collectif fut munies ou \esr inspiré* On pouirroil encore trouver \ idans ces dix figures , l'image des dix jours consacrés à la féte Tirounal qui a lieu chaque année , et pendant laquelle on promène chaque nuit , sous line formé œfferentev le Dieu en l'honneur duquel ôn la -célèbre.

a. : . T On voit, dans la division inférieure de la seconde face m» iaffrUnrc. de notre monument ^ Brahma jouant de la flûte, et tel qu'il est représenté dans quelques contrées de l'Inde , sous le nom de Venounaéer. Arrivé à l'âge mur, ce Jégisilateur employé les doux sons de l'harmonie pour civiliser les hommes et apprivoiser les animaux.

ioogle

Enfin, on voit Brahma qui, après avoir rempli sur la *.

Deuxième Jivî

terre sa mission divine , s'élève dans les régions étbérées «<«» «ip&ku^. pour s'y réunir éternellement au souverain Maître de l'Univers , dont il est une émanation. Les Indiens ont deux paradis : le Sorgon d'or massif et divisé en plusieurs contrées; c'est le séjour des sages et des génies bienfaisans; les âmes des justes y goûtent pendant un temps plus ou moins long, et sans aucun mélange de peines, toutes les jouissances terrestres; elles retournent ensuite sur la terre pour habiter les corps d autres hommes, mais jamais ceux des animaux , réservés aux âines des méchans. L'autre paradis est le Caïlasson, qui est d'argent massif, et le séjour ordinaire de Dieu ; on y goûte des plaisirs épurés et sans fin , c'est l'éternelle récompense de la perfection ; les âmes qui y sont admises n'en sortent plus. Sur notre monument, Brahma, qui retourne dans le sein de Dieu , paroit n'avoir encore atteint que le Sorgon ou premier paradis ; il y est reçu et salué par des génies , peut-être de la classe des Gandrouer, qui ont des ailes et voltigent continuellement dans les airs.

Telles sont nos conjectures sur la plaque mythologique curieuse que nous publions , et qui sera peut-être le sujet de recherches plus fructueuses pour les savans qtrf sont versés dans la connoissance des langues orientales, et qui nous développeront sans doute bientôt les immenses richesses restées si long-temps enfouies et presqu'idutiles dans les trésors littéraires de l'Inde.

Nous avons atteint le but que nous nous étions proposé ; notre tâche est remplie ; nous aurions pu sans doute nous étendre davantage dans la description de quelques monu- Tom. il. 43

mens, surcharger nos pages de citations et de notes; mais nous n'avons pas voulu nous abandonner à une prolixité fatigante; heureux si , ménageant l'attention de nos lecteurs, nous ayons réussi à mériter leur intérêt, et les encouragemens des savans qui parcourent depuis long-temps avec succès la carrière difficile dans laquelle nous venons d'essayer de faire quelques pas , et de suivre leurs traces !

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