‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 130 sur 466 · La maison de Bolleaa · texte numérisé non relu

La maison de Bolleaa

Oui , Lamoignon ', je fuis les chagrins de la ville, Et contre eux la campagne est mon unique asile. Du lieu qui m'y retient veux-tu voir le tableau? C'est un petit village, ou plutôt un hameau ', Bâti sur le penchant d'un long rang de collines , D'où l'œil s'égare au loin dans les plaines voisines. La Seine, au pied des monts que son flot vient laver, Voit du sein de ses eaux vingt îles s'élever,

1. Cette maison oh se retira RoUin existe encore dans la rue Neuvc-Salnte-Genevi^ve. On Ut Sur la porte les deux vers latins suivants que cet aiui de la jeunesse y avait fait inscrire.

Anto «lias dlleota domus, qnà ruris et urbis

Ineola tranquillns meque Deoqne froor.

On a essayé de les traduire ainsi :

Douce maison, champêtre ««110, Chéri plus que tout autre lieu.

Où pris des champs et de U ville Je jouis de moi-mAme et je jouis de Dieu* S. LamoiffttOH. Magistrat célèbre qui aralt été président du Parlement, et que Bollean avait pour ami.

3. Ce hameau s'appelait Hautile} U était situé près de la Roche-Guy on (Seine- •t-Oise).

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Qui, partageant son cours de diverses manières, D'une rivière seule y forme vingt rivières. Tous ses bords sont couverts de saules non plantôSi Et de noyers souvent du passant insultés. Le village au-dessus forme un amphithéâtre. L'habitant ne connaît ni la chaux ni le plâtre, Et dans le roc qui cède et se coupe aisément, Chacun sait de sa main creuser son logement ; La maison du Seigneur seule un peu plus ornée Se prtdente au dehors de murs environnée. Le soleil en naissant la regarde d'abord , Et le mont la défend des outrages du nord \

BOILIAV.

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