Instrnellons de Toble * k son fils
Tobie, se croyant à la veille de mourir, appela auprès de lui son fils, et lui parla ainsi : *
« Mon fils, soyez attentif à mes paroles , affèrmissez-les dans votre cœur comme la base de votre vie.
ff Aubsitôt que Dieu aura reçu mon âme, ensevelissez mon corps. Souvenez-vous d'honorer votre mère tous les jours de sa vie, ayant sans cesse présent à votre pensée tout ce qu'elle a souffert, et tant de périls auxquels elle a été exposée pendant qu'elle vous portait dans son sein. Et lorsqu'elle aussi aura accompli la durée de son existence, ensevelissez-la auprès de moi.
« Que, chaque jour de votre vie, Dieu eoit toujours présent à votre esprit. Prenez garde de consentir jarpais au péché, etd'ehfieindre les préceptes de Dieu notre Seigneur.
1. vu métier. L'impie et orgueilleuse Afbialie, qui ne conualt d'antre droit et d'autre grandeur que ceux de la puissance, ne voit dans les fonctions sacerdotales qu'un tU métier. Mais c'est vainement qu'elle cherche à séduire l'esprit du Jeune Joas par la perspective des honneurs et des plaisirs. La sagesse qu'une éducation pieuse a mise sur les lèvres d'un enfant, venge la vérité outragée et triomphe' des pièges de cette reine insolente.
2. Tobie» Emmené avec ses compatriotes en captivité k Ninive, après la prise de Samarie par le roi d'Assyrie, Salmanazar, Tobie fit preuve d'une courageuse charité pour ses frères d'exil, et montra la plus pieuse et la plus touchante résignation quand il fut lui-même tomhé dans la pauvreté et affligé de cécité.
438 BECUSIL DE UORCEÀUX CHOISIS.
« Employez votre bien à l'aumàne, et ne dtétourhez jamais le visage à l'aspect du pauvre : car alors, Dieu ne détournera point de vous sa face. Soyez charitable autant que vous le pourrez.
« Si vous avez beaucoup, doutiez beaucoup; si vous avez peu, donnez encore ce peu avec empress^dment et de bon cœur. Par là, vous amassez un trésor de récompenses pour les jours de nécessité. Car l'aumône délivre du péché et de la mort, et retire Tàme des ténèbres. L*aumône sera, pour ceux qui la pratiquent, Un gage de confiance devant le Très-HauU
a Ne laissez dominer l'orgueil ni dans vos sentiments ni dans vos paroles, car l'orgueil est la source de toute perdition.
« Que quiconque aura travaillé pour vous reçoive sur-le-champ ce qui lui est dû. Ne retenez jamais, sous aucun prétexte , le salaire de l'ouvrier.
• « Prenez garde de faire à autrui ce que vous seriez fâché qu'on vous fit à vous-même.
tt Mangez votre pain avec ceux qui ont faim et qui souffrent ; couvrez de vos habits ceux qui sont nus.
« Demandez toujours conseil à un homme sage.
« Bénissez Dieu en tout temps ; demandez-lui qu'il dirige vos voies >, et ne vous appuyez que sur lui dans tous vos desseins.
« Mon fils, il me reste à vous apprendre que, pendant que vous étiez encore au berceau J'ai prêté dix lalentâ* d'argent à Gabélus qui habile Ragès^ en Médie *. i ai en ma possession son billet. Tâcher, donc de parvenir jus(]a'à lui pour recevoir la somme qu'il a empruntée, et lui rendre le billet.
« Bt maintenant, mon nis, soyez sans inquiétude : nous menons, il est vrai, une vie pauvre ; mais nous aurons des biens en abondance, si nous crai^ons Di^u, si nous fuyons le péché, si nous faisons le bien.
Tradaitde là, Bkblb.