Le Iroglodyte. Le plus petit oiseau de ('rance
8. Sans cesee remuées. On dirait plutôt aujourd'hui «• sans cesse remuant, »i car le participe passif reninées ne s'applique gubre qu'aux choses inertes, ou abstraites.
troupeaux , leur habitude à les cuivre dans )a prairie; leur manière de voltiger, de se promener au milieu du bétail paissant , de s'y mêler sans crainte, jusqu^^ se posçr quelquefois sur le dos des vaches et des moutons; lenir air d& familiarité avec le berger qu*eiles précèdent, qu'elle» accompagnent sans défiance et sans danger, qu'elles avertissent même de rapproche du loup ou de l'oiseau de proie, leur ont fait donner un nom approprié, pour ainsi dire, à cette vie pastorale.
Il n'est point d'oiseau libre dans lea champs qui se montre aussi privé, qui fuie moins et moins loin, qui soit aussi confiant, qui se laisse approcher de plus près, qui revienne plus tôt à portée des armes du chasseur qu'elle n'a pas l'air de redouter, puisqu'elle ne sait pas même fuir.
Les mouches sont sa pâture pendant la beUe saison, mais quand les frimas ont abattu les insectes volants et renfermé les troupeaux dans rétable, elle se retire sur les ruisseaux, et y passe presque toute la mauvaise saison.
La bergeronnette, si volontiers amie de l'homme^ ne se plie point à devenir son esclave : elle meurt dans la prison de la cage ; elle aime la société et craint l'étroite captivité; mais laissée libre dans un appartement en hiver, elle y vit, donnant la chasse aux mouches et ramassant les mies de pain qu'on lui jette. Quelquefois les navigateurs la voient arriver sur leur bord, entrer dans le vaisseau, se familiariser, les suivre dans leur voyage et ne les quitter qu'au débarquement; si pourtant ces faits ne doivent pas plutôt s'attribuer à la lavandière*, plus grande voyageuse que la bergeronnette, et sujette dans ses traversées à s'égarer sur les mers.
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