‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 190 sur 466 · Les yr^grès dm geiire Mmaln par l€ travail · texte numérisé non relu

Les yr^grès dm geiire Mmaln par l€ travail

Dieu a destiné Thommeà travailler, à travailler rudement, d'un soleil à un autre soleil, à arroser la terre de ses sueurs. Nu sur la terre nue, tel est Fétat dans lequel il Ta jeté sur la terre, dit un ancien. C'est à force de travail que l'homme pourvoit à tout ce qui lui manque. H faut qu'il se vêtisse \ en arrachant au tigre ou au lion la peau qui les recouvre pour en couvrir sa nudité; puis !es arts se développant, il faut qu'il file la toisoa de ses moutons, qu'il en rapproche les. fils par le tissage, pour en faire une toile continue qui lui serve de vêtement. Cela ne lui suffit pas : x\ faut qnll se dérobe aux variations de l'atmo-

L Célèbre aptronomo allemaBfl de Ift fin da zvi« alède.

S. Mesurent les traces invLiibtes» Expressloa auaei belle q;Bfi 1a pensée e#t Justes Ce sont les attres qai mesurent la marche du temps eu réglant oQlle iles saisons et des Jours.

S. Les comMes, dont le retour dana le ciel n*est pas périodique et la marche régnli^e comme celle des autres astres.

4. Le vaste Sennaar. Immense plaine d'Asie entre TEuphrate et le Tigre.

fi. Qh'Uss vêtisse. D*après la grammaire, il faudrait : fit'// se vêle; mais les hous (Scriruins reculent devant le présent du subjonctif et le présent de rindicatif qui sont trop durs k l'oreille; ils emploient de préférence le passé.

sphère, qu'il se construise une demeure où il échappe à rinégalitë des saisons, aux torrents de la pluie, aux ardeurs du soleil, aux rigueurs de la gelée. Âpres avoir vaqué à ces soins, il faut qu'il se nourrisse, qu'il se nourrisse tous les jours^ plusieurs fois par jour, et tandis que l'animal privé de raison, mais couvert d'un plumage ou d'une fourrure qui le protège, trouve, s'il est oiseau, des fruits mûrs suspendus aux arbres, s'il est quadrupède herbivore, une table toute servie dans la prairie, s'il est carnassier, un gibier tout préparé dans ces animaux qui pâturent; rbomme est obligé de se procurer des aliments en les faisant naître , ou en les disputant à des animaux plus rapides ou plus forts que lui. Cet oiseau, ce chevreuil dont il pourrait se nourrir, ont des ailes ou des pieds agiles. 11 faut qu'il prenne une branche d'arbre, qu'il la courbe, qu'il en fasse un arc, que sur cet arc il pose uu trait, et qu'il abatte cet animal pour s'en emparer , puis enfin qu'il le présente au feu, car son estomac répugne à la vue du sang et des chairs palpitantes. Voici des fruits qui sont amers , mais il y en a de plus doux à côté : il faut qu'il les choisisse, afin de les rendre, par la culture, plus doux et plus savoureux. Parmi les grains il y en a de vides ou de légers , mais dans le nombre quelques-uns de plus nourrissants : il faut qu'il les choisisse , qu'il les sème dans une terre grasse qui les rendra plus nourrissants encore, et que par la culture il les convertisse en froment. Au prix de ces soins l'homme finit par exister , par exister supportablement, et Dieu aidant, beaucoup de révolutions s'opérant sur la terre, les empires croulant les uns sur les autres, les générations se succédant, se mêlant entre elles du nord au midi, de l'orient à l'occident, échangeant leurs idées, se communiquant leurs inventions, de hardis navigateurs allant de cap en cap, de la Méditerranée à l'Océan , de l'Océan à la mer des Indes, de l'Europe en Amérique, rapprochant les produits de l'univers entier, Tespèce humaine arrive à ce point, que sa misère s'est changée en opulence, qu'au lieu de peaux de bêtes elle porte des vêtements de soie et de pourpre, qu'elle vit des aliments les plus succulents, les plus variés, produits souvent à quatre mille lieues du sol où ils sont consommés ; et que sa demeure, pas plus élevée d'abord que la cabane du castor, a pris les proportions du Par- Ibénon *, du Vatican % des Tuileries.

Thiebs.

1. Du Parthènm. Vun des pins admirables édifices de Tantlquitë grecque, dont les restes subsistent encore 2i Atliènes.

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