Le père de fninille et la maison Incendiée
Miilei sensations déKdeuse» laî soient battre mon cœur, è mesure que j'apfNroGhals d^ ce paisible séjou^r ; je ressemblais à l'oi- Beao qu'un moment àe frayeur a chassé (te son nid : mes impa-
i* U Chrhi du fifffer. C*eBt-k-dire le Cbrist dont la sainte image est siupen- Am m fej^r des «hAunlères dei fnmUlea chrtftieimea.
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tients désirs, devançant mon pas que je m'efforçais de hâter, voltigeaient autour de mon coin du feu chéri, avec tous les transports de Tattente : j'amassais tout ce que j'avais de douces choses à dire; j'anticipais sur la bienvenue dont quelques instants me séparaient; je sentais déjà le tendre embrassement de ma femme; je souriais à la joie de mes jeunes enfants. Mais, comme je marchais lentement, la nuit avançait. Tout ce qui avait travaillé pendant le jour, reposait: les lumières étaient éteintes dans chaque chaumière : on n'entendait au loin, dans Tespace, que le chant perçant du coq et le sourd aboiement du chien de garde. Je touchais à mon asile bien-aimé , et, avant que j'en fusse à cent pas, notre dogue fidèle, accourant à moi, me saluait de ses caresses.
Il était minuit environ quand j'avançai pour frapper à ma porte : tout était calme et silencieux; un bonheur ineffable dilatait mon cœur : tout à coup, ô surprise!... Je vois un jet de ilamme s'élancer de la maison, et l'incendie rougir toutes les ouvertures. Je pousse un cri perçant, convulsif, et je tombe sans mouvement sur le trottoir. A ce cri, mon fils qui dormait se lève épouvanté, aperçoit la flamme, réveille ma femme et ma fîlle. Tous, nus, effarés, se précipitent dehors : leurs cris me rappellent à la vie, et alors nouvelle scène d'effroi!... La flamme avait gagné le comble qui croulait par parties, tandis que ma famille immobile, muette, les yeux attachés sur l'incendie, semblaft contempler avec plaisir son affreuse clarté. Mes regards se portaient tour à tour sur elle, sur la flamme l je cherche mes deux jeunes fils, et ne les voyant pas : a Malneur! m'écriai -je, où sont mes deux petits? — Us sont morts dans les flammes, me répond froidement ma femme , et je vais mourir avec eux 1 » — En ce moment, j'entends dans la maison le cri des deux enfants réveillés par le feu : rien ne peut me retenir... « Où sont, où sont mes enfants? » répétais-je en courant au travers de la flamme et brisant la porte de la chambre dans laquelle ils étaient enfermés... Où è tes- vous , mes petits? — Ici, papa; nous sommes ici, » répondirent-ils à la fois, le feu s'attacbant déjà au lit dans lequel ils étaient couchés. Je les saisis tous deux dans mes bras, je les portai à travers la flamme aussi loin que je pus; et, au moment où je sortais de la maison, toute la toiture s'écroula. — « A présent, ohl que la flamme dévore .tout ce que je possède!... Je les tiens: j'ai sauvé notre trésor : le voici, ma chère, le voici notre trésor, et nous pouvons encore être heureux ! » — Nous couvrions les pauvres petits de mille baisers ;
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et, tandis que, les bras passés autour de notre cou, ils semblaient partager nos transports, la mère riait et pleurait tour à tour.
GoLOBHXTB. (Traduction de Ch. Kodler.)
SI. — L'enfance.
Sans soin du lendemain, sans regret de la veille. L'enfant joue et s'endort, pour jouer se réveille. Trop faible encor, son cœur ne saurait soutenir Le passé, le présent, et l'immense avenir. A peine au présent seul son âme peut suffire; Le présent seul est tout : un coin est son empire. Un hochet son trésor, un point l'immensité, Le soir son avenir, un jour l'éternité. Mais l'homme tout entier est caché dans l'enfance : Ainsi le faible gland renferme un chône immense.
DltliILLS.