La faite du temps
les hommes passent comme les fleurs qui s'épanouissent le matin, et qui le soir sont flétries et foulées aux pieds. Les générations des hommes s'écoulont comme les ondes d'un fleuve rapide; "en ne peut arrêter le temps, qui entraîne après lui tout ce qui paraît le plus immobile. Toi-même, ô mon fîlsl mon cher filsl toi- ^îôme, qui jouis maintenant d'une jeunesse si vive et si féconde ^ plaisii s, souviens-toi que ce bel âge n'est qu'une fleur qui sera
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presque aussitôt séehée qa'éctose. Ta te yerras changer insensiblement : les grâces riantes, les doux platsirs» la force, la santé, !a joie s'évanouiront comme un beau songe; il ne t'en restera qu'un triste souvenir : la vieillesse languissante viendra rider ton visage, courber tod corps, affaiblir tes membres, faire tarir dans ton cœur la source de la joie, te dégoûter du présent, te faire craindre l'avenir, te rendre insensible à tout, excepté à la douleur. Ce temps te paraît éloigné : hélas! tu te trompes, mon fils; il se hâte, le voilà qui arrive : ce qui vient avec tant de rapidité n'est pas loin de toi; et le présent qui s'enfuit est déjà bien loin, puisqu'il s'anéantit dans le moment que nous parlons, et ne peut plus se rapprocher. Ne compte donc jamais, mon fils, sur le présent; mais soutiens-toi dans le sentier rude et âpre de la vertu, par la vue de l'avenir.
FimsLoxr.