NCcessIiC de ratientlon
Ne croyez pas, monseigneur •, qu'on vous reprenne si sévère- '"^eût, pendant vos études, pour avoir simplement violé les règles de la grammaire en composanU II est sans doute honteux à un prince, qui doit avoir de l'ordre en tout, de tomber en de telles
!• La frayeur trouble la raison et les sens ; du moment qu'on parvient h la •^Tinonter par une résolution énergique, on retrouve le sang-froid et la présence 4'csprlt.
2- Monseigneur. Ces paroles sont adressées par Bossuet au grand Dauphin, fiis *<i Louis XIV, dont U était le précepteur.
fautes ; mais nous regardons plus haut * quand nous en sommes \ si fâchés : car nous ne blâmons pas tant la faute elle-même, que le ] défaut d'attention, qui en est la cause. Ce défaut d'attention vous fait maintenant confondre Tordre des paroles ; mais si nous lais- i sons vieillir et fortifier cette mauvaise habitude, quand vous viendrez à manier ', non plus les paroles, mais les choses mêmes, vous en troublerez tout Tordre. Vous parlez maintenant contre les lois : de la grammaire : alors vous mépriserez les préceptes de la raison. % Maintenant vous placez mal les paroles : alors vous placerez mal les choses ; vous récompenserez au lieu de punir ; vous punirez quand il faudra récompenser ; enfin vous ferez tout sans ordre, si ^ vous ne vous accoutumez dès votre enfance à tenir votre esprit i attentif, à régler ses mouvements vagues et incertains, et à penser j sérieusement en vous-même à ce que vous avez à faire ».
BossnxT.