Touche, c'eBt4b-dire fouette bcs chevaux
2. Cape, Soite Oe manteau que portaient les valeU de pied U jr a environ cln- (loante ans.
Que je vais m'amuserl... Ah! ahl c'est La Bruyère '. J'en fais beaucoup de cas. Lisons un caractère.
(il lit à rouverture du lirre.)
c Un homme inégal n'est pas un seul homme, ce sont plu- « sieurs. Il se multiplie autant de fois qu'il y a de nouveaux a goûts et de manières différentes. Il est à chaque moment ce « qu'il n'était point, et il va être bientôt ce qu'il n*a jamais été ; « il se succède à lui-même... ' »
Où donc a-t-il trouvé ce caractère-là?
Jeux d'esprit. Tout le livre est fait comme cela.
On levante pourtant. Voyons quelque autre chose;
Aussi bien, je suis las de lire de la prose.
Les vers tout à la fois charment l'œil et l'esprit :
Par sa diversité la rime réjouit.
Voyons s'il est ici quelque poète à lire.
Boileau^l Bon, celui-là; j'aime fort la satire.
( 11 ut de mômo à i'ourexture da lirro )
a Voilà l'homme, en effet; il va du blanc au noir; « Il condamne au malin ses sentiments du soir : a Importun à tout autre, à soi-même incommode, « Il change à tous iï\oments d'esprit comme de mode; a II tourne au moindre vent, il tombe au moindre choc, « Aujourd'hui dans un casque, et demain dans un froc ^ »
(Ujottelo lirro.)
L'insolent! C'est assez. Et puis^ dans un auteur, La satire à coup sûr décèle un mauvais cœur. J'eus toujours du dégoût pour ce genre d'escrime. La peste soit des vers, de cette double rime. Exacte au rendez-vous, qui de son double son M'apporte à point nommé le mortel unisson! Mais d'un autre côté^ la prose est insipide... Il faut qu'entre les deux pourtant je me décide : Car enfin, feuilletez tous les livres divers, Vous trouverez partout de la prose ou des vers. Tout à la fois conspire à m'échaulTer la bile...
1. La Bruyère. Célèbre moraliste dn XTti« sibcle. Son livre a pour titre : L0 Caracières oa les Mœurs de ce siècle»