‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 269 sur 466 · Cépées. R^ets des bois aprës la coupe · texte numérisé non relu

Cépées. R^ets des bois aprës la coupe

2. Pour encourager Tindustrie de la yerrerle, les anciens rois de France avaient déclaré que les nobles pouvaient exercer cette Industrie sans déroger, c*e8t-)irdire sans renoncer k leurs titres.

S. Tours à fanaux. Tours oU des feux sont allumés pendant la im\t, phares; — vigies, roctiers d*oli les sentinelles, appelées aussi vigies, obserrent la mer. Remarquer que le mot farutl, malgré le changement de jA, en f, est de la même famUle que pfuire, qui éclaire, diaphaiie, k travers quoi passe la lumière, phénO' mène, qnt parait a la lumière, qui se manifeste, etc. Remonter aussi au sens de viyiu par Tétude des mots de la famille k laquelle il appartient : vigies, vigilafUt qui veiUe, veiller, voir, observer, d*oh vedette^ nom donné dans l'armée aux soldat! placés en avant pour observer.

é. La gorge dont U est ici question e»t connue sons le nom de la FaueiUe,

LIVHB I. 43

plée d'habitations si riantes ; ces coteaax qui s'élèvent par degrés et que revêt une si riche végétation ; ces montagnes couvertes de forêts toujours vertes ; la crôte sourcilleuse ^ des hautes Alpes, ceignant ce superbe amphithéâtre, et le mont Blanc, ce géant des montagnes européennes, le couronnant de cet immense groupe de neiges où la disposition des masses et l'opposition des lumières et des ombres produisent un effet qu'aucune expression ne peut faire concevoir à celui qui ne Ta pas vu 1

Et ce beau pays, si propre à frapper l'imagination, à nourrir le talent du poëte ou de l'artiste, l'est peut-être encore davantage à réveiller la curiosité du philosophe, à exciter les recherches du physicien. C'est vraiment là que la nature semble vouloir se mon-< trer par un plus grand nombre de faces.

Les plantes les plus rares, depuis celles des pays tempérés jusqu'à celles de la zone glaciale, n'y coûtent que quelques pas au botaniste ; le zoologiste peut y poursuivre des insectes aussi variés que la végétation qui les nourrit; le lac y forme pour le physicien une sorte de mer, par sa profondeur, par son étendue et même par la violence de ses mouvements ; le géologiste, qui ne voit ailleurs que l'écorce extérieure du globe, en trouve là les. masses centrales relevées et perçant de toutes parts leurs enveloppes pour se montrer à ses yeux ; enfin, le météorologiste y peut à chaque instant observer la formation des nuages, pénétrer dans leur intérieur ou s'élever au-dessus d'eux.

CUYIKB.

Page 1