LIVRE I
Mille fois préférable à celles de l'orgueil^. Son air mystérieux d'abord étonne l'œil ; Introduit par la porte au sein du vestibule, L'oiseau monte et descend dans une autre cellule, Où, cacbés et bravant les pièges, les saisons, Reposent mollement ses tendres nourrissons. Ainsi nos toits, nos murs, les forêts, les charmilles, Tout a ses constructeurs, ses berceaux, ses familles.
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Que la Providence est admirable d'avoir enfermé, par exemple, dans les Odufg dont éclosent les poulets, tout ce qu'il leur faut pour les faire croître et même pour les nourrir les premiers jours qu'ils sont éclos 1 car, comme ils ne savent point encore manger et qu'ils laissent retomber ce qu'ils becquôtent , le jaune de Tœuf dont il n'y a pas la moitié de consommé, et qui leste dans leur estomac, les nourrit et les fortifie, liais cette même Providence paraît encore plus dans les œufs négligés que les insectes répandent partout. Il faut que la poule couve elle-même ses œufs, on que l'industrie des hommes vienne au secours; mais sans que les œufs des insectes soient couvés, ils ne laissent pas que d'éclore fort heureusement. Le soleil, par sa chaleur^ les anime, pour ainsi dire, à dévorer leur nourriture dans le même temps qu'il leur en prépare de nouvelle; et dès que les vers ont rompu leur prison, ils se trouvent dans l'abondance , au milieu de jeunes bourgeons ou de feuilles tendres proportionnées à leur besoin. L'insecte dont ils tirent leur naissance a eu soin de les placer dans un endroit propre pour eux, et a laissé le reste à l'ordre plus général de la Providence. Tel pond ses œufs sous une feuille repliée et attachée à la branche de peur qu'elle ne tombe en hiver; un autre les colle en lieu sûr proche de leur nourriture; la demoiselle les va cacher dans le sable et à couvert de la pluie; la plupart les répandent dans les eaux.
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