‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 307 sur 466 · Le floffe et le cbal · texte numérisé non relu

Le floffe et le cbal

Bertrand avec Raton, Tun singe et l'autre chat,

Gonunensaux * d'un logis, avaient un commun maître,

D>nimaux malfaisants c'était un très-bon plat.

Ils n'y craignaient tous deux aucun', quel qu'il pût être.

Trouvait-on quelque chose au logis de gâté.

L'on ne s'en prenait point aux gens du voisinage :

Bertrand dérobait tout; Raton, de son côté.

Était moins attentif aux souris qu'au fromage.

Un jour, au coin du feu, nos deux maîtres fripons

Regardaient rôtir des marrons.

Les escroquer était une très-bonne affaire. Nos galants y voyaient double profit à faire. Leur bien premièrement, et puis le mal d'autrui. Bertrand dit à Raton : « Frère, il faut aujourd'hui

Que tu fasses un coup de maître :

Tire-moi * ces marrons. Si Dieu m'avait fait naître

Propre à tirer marrons du feu,

Certes marrons verraient beau jeu. »

Aussitôt fait que dit : Raton avec sa patte.

D'une manière délicate, Ecarte un peu la cendre et retire les doigts ;

' Puis les reporte à plusieurs fois ; Tire un marron, puis deux, et puis trois en escroque";

Et cependant Bertrand les croque.

Une servante vient : adieu mes gens®. Raton

N'était pas content, ce dit-on.

La. Fontaine, 40. ^ Le nt et l'ballre.

r Un rat, hôte d'un champ, rat de peu de cervelle ,

' 1. PyrrhnSth qnelqnes années de Ik (272), était tné, an Blége d*Arg08, de la malp

f 4*ime vieille femme qni Ini Jetait, d'un toit, an tesson sur la tète.

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