Le floffe et le cbal
Bertrand avec Raton, Tun singe et l'autre chat,
Gonunensaux * d'un logis, avaient un commun maître,
D>nimaux malfaisants c'était un très-bon plat.
Ils n'y craignaient tous deux aucun', quel qu'il pût être.
Trouvait-on quelque chose au logis de gâté.
L'on ne s'en prenait point aux gens du voisinage :
Bertrand dérobait tout; Raton, de son côté.
Était moins attentif aux souris qu'au fromage.
Un jour, au coin du feu, nos deux maîtres fripons
Regardaient rôtir des marrons.
Les escroquer était une très-bonne affaire. Nos galants y voyaient double profit à faire. Leur bien premièrement, et puis le mal d'autrui. Bertrand dit à Raton : « Frère, il faut aujourd'hui
Que tu fasses un coup de maître :
Tire-moi * ces marrons. Si Dieu m'avait fait naître
Propre à tirer marrons du feu,
Certes marrons verraient beau jeu. »
Aussitôt fait que dit : Raton avec sa patte.
D'une manière délicate, Ecarte un peu la cendre et retire les doigts ;
' Puis les reporte à plusieurs fois ; Tire un marron, puis deux, et puis trois en escroque";
Et cependant Bertrand les croque.
Une servante vient : adieu mes gens®. Raton
N'était pas content, ce dit-on.
La. Fontaine, 40. ^ Le nt et l'ballre.
r Un rat, hôte d'un champ, rat de peu de cervelle ,
' 1. PyrrhnSth qnelqnes années de Ik (272), était tné, an Blége d*Arg08, de la malp
f 4*ime vieille femme qni Ini Jetait, d'un toit, an tesson sur la tète.