‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 312 sur 466 · Les mélamorptaoses da Muge · texte numérisé non relu

Les mélamorptaoses da Muge

Gille , histrion de foire*, un jour, par aventure,

Trouva sous sa patte un miroir. Mon singe au même instant de chercher à s'y voir*. « 0 le museau grotesque 1 à la plate figure!

S'écria-t-il ; que je suis laid I Puissant maître des dieux , j'ose implorer tes grâces :

Laisse-moi le lot des grimaces ; '

Je te demande au reste un changement complet. » Jupin ^ l'entend et dit : «c Je consens à la chose. Regarde ; es-tu content de la métamorphose*? » Le singe était déjà devenu perroquet.

1. M Grasseyer.» C'est-h-dlre prononcer les r du gosier. La mode qui doimaitk ce dëfout un air de distinction, K Tépoque dont parle La Brnybre, faisait snppiimer cent ans pins tard cette même lettre dans la prononciation par les petits maîtres du temps du Directoire (les incroyables), en 1798. Bidicule en sens contraire.

S. Ironie vive et maligne qui termine d'une manière charmante ce portrait d*nne infinie délicatesse.

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